Le château de Dole

Forum Rôle Play de Franche-Comté du jeu Les Royaumes Renaissants
 
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 Retour des troupes d'Anger

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zephirin
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MessageSujet: Retour des troupes d'Anger   Lun 18 Oct 2010 - 5:49

Près de Chateauroux

Malgré l’excitation du large, l’adrénaline des départs, il était toujours un sentiment spécial à revenir à la maison. Une joie certaine de revoir des visages et des paysages connus, une sorte de sécurité à retrouver une routine qui n’avait rien des jours de campagnes, même si ceux-ci se voulaient aussi, assez routinier. Voir sous un angle nouveau, surtout parce qu’il est un trajet à sens inverse, mais aussi parce qu’il est a l’esprit une victoire plus, une défaite de plus, voir…une année de plus. Monté sur un énorme frison, le sénéchal avançait. La bête offerte par madame Epson avait encore peine à s’y faire à la vie en colonne. Elle n’était de celles ou ceux qui comme celui de la gouverneure ne pouvait faire qu’en tête de ligne, ni comme le Adjib qui préférait fermer la colonne, mais il ne semblait juste pas aimer se sentir pris au piège au centre d’une marche. N’ayant rien de mieux à faire durant la longue marche du retour, le colosse charpentier s’était instruit sur sa bête en l’observant, la poussant parfois sur la gauche, parfois sur la droite, mais…le centre n’était définitivement pas la place pour instruire ce cheval sur quoi que ce soit. Il crispait, sautillait, ralentissait, rien de ce qu’il lui était demandé. Quelques tapes à l’encolure quand il se calmait une fois de retour en bordure de colonne. Grimaçant légèrement, les quelques séquences au petit trot que lui avait fait subir son équin avait malmené la blessure de lame du militaire. Relâchant d’une main les cuirs, il avait posé l’autre main sous son cœur à la hauteur de son avant dernière côtes. Certes, il avait reçu l’aval pour rentrer, mais les consignes étaient assez précises : Manger, dormir, marcher...mais ne pas forcer.

Mais bon, le Blaireau n’en était pas à sa première grimace ! Un naufrage, un couteau à l’épaule, un coup sur la tête à Morez ! Un cheval sur le genou à la milice, une armée sur le corps à Dole et un carreau dans la jambe vers Dijon sans oublier la fêlure d’une côte en ayant fait un vol plané en restant accroché à la bête de Woodland ! 3 dents en moins et une blessure au genou à Genève sans compter le cheval . Une pierre sur la tête en Lorraine et un carreau à l’avant bras sur Pontarlier. Déchirure de la cuisse sur un pieu au sortir de Touraine en s’offrant rien de moins qu’une armée Mannoise sans oulblier un autre cheval. Finalement, lame entre les côtes à la prise d’Anger. Ah..et j’oubliais, la cuisinière d’Anger ! Ça c’était pire que toutes les blessures ! L’officier artilleur n’avait jamais souffert et grimacé autant que ces 45 jours alité à subir la cuisine de cette femme. Mais bon...c’était fini. Bientôt..ils seraient à la maison. Observant vers l'avant, il remarqua des constructions au dernier plan, le Berry probablement. Juste devant, les deux cousines qui papottaient, derrière elles, la rousse et la rousse et l'ovéro monté par Wiloose. Qui l'eut cru que le Foghar ferait un jour campagne !
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spikelilou
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Lun 18 Oct 2010 - 19:45

Près de Chateauroux

Des jours qu'elle avait attendu ce moment avec d'autres... retourner chez eux...
Plus d'un an et demi qu'elle n'avait pas remis les chausses en Franche-Comté pour mettre le plus possible d'espace d'avec lui.
Elle faisait mentalement la liste de tout ce qu'il lui restait à faire avant de faire retour en son comté, regardant droit devant elle, vers le chef de la colonne.

L'ancienne maître d'armes se retourna d'un coup se redressant sur ses étriers pour voir ceux de sa petite lance qui trottaient derrière sa jument arabe... le baron Rouge et dame Renaude et elle leur esquissa un petit sourire avant que son regard ne glissa sur le sénéchal...
Diantre que cette monture était belle... il fallait en convenir...
Elle secoua sa chevelure ardente pour enlever une image d'un souvenir qui venait de lui remonter.
S'éviter de penser à ces moments...
Bientôt revoir son fils... lui étira un sourire.

Spike poussa ses talons aux flancs de la Blanche pour se rapprocher de Wiloose et de Foghar.


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lothilde
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Lun 18 Oct 2010 - 21:29

Lothilde bâilla à se décrocher la mâchoire et passa la main sur ses yeux fatigués...La nuit avait été trop courte et habituée à la rudesse des campements, elle avait eu du mal à trouver le sommeil dans le confort de l'auberge de Tours. A la joie de rentrer se mêlait l'appréhension du voyage et elle s'était tournée et retournée une bonne partie de la nuit avant de sombrer dans un sommeil lourd et oppressant, juste avant l'aube...Et elle avait beau fanfaronner en disant que ce serait une petite formalité, elle savait bien qu'elle mentait effrontément et que des armées de furieux, prêtes à attaquer tout ce qui bouge, ils risquaient bien d'en croiser quelques unes et que...Elle balaya cette idée d'un froncement de sourcils. Ils avaient leur content de batailles, de bruits de ferraille, de peurs, de blessures, pour un sacré bout de temps...enfin, en principe...
Poussant Arès dans ses jambes pour remonter aux côtés de sa cousine, elle tendit le bras vers le lointain, où un troupeau de moutons serpentait entre les taillis du vallon comme une longue chenille


On leur ressemble...ils rentrent à l'étable et nous aussi ! J'ai hâte de retrouver ma vieille ruine, de me replonger dans mes archives, de poser des collets dans les bois, ramasser des tombereaux de champignons et de châtaignes et manger autre chose que ce maudit maïs..et écouter les chouettes et le vent s'engouffrer dans les courtines..si on ne m'en empêche pas, Macricri...Mais cette terre coule dans mes veines !! ... .Qu'ils me prennent mes titres, mais pas ma ruine, sinon..sinon je repartirai en guerre. Seule. Et cette fois j'assassinerai de sang froid

C'est vrai, tiens, dans l'excitation du départ, elle avait oublié l'ultime perfidie de la franc-comtesse honnie...Souriant finalement à la tête de sa cousine, elle haussa les épaules, fataliste


Ben quoi ? Le roquet à couronne a été assez lâche pour attendre que j'aie tourné les talons pour planter ses crocs et j'aurais des remords, moi, à lui planter mon épée dans la panse ? Nenni ! Mais avant...On va contourner Bourges, Macricri...et les épées des berrichons, elles seront peut être pour nos panses à nous ! Tu sais ce qu'on m'a dit ? ils ont parait-il une recette fameuse ! des oeufs à la couille d'âne...ça doit tenir au ventre, ça, hein ! heu...oui enfin, normalement...mais j'ai pas envie d'y goûter maintenant...plus tard !

Laissant échapper un petit rire sonore, elle tourna la tête par dessus son épaule pour regarder la colonne de comtois qui s'étirait sur le chemin et par habitude, les compta, une fois de plus...Ils étaient tous là, les rousses, les bruns, les pâles, les dodus, les maigrelets..et elle les aimait...Ils allaient bon train, les canetons de la mère canne, avalant les lieues au pas allongé des chevaux qui sentaient l'écurie, les sacs de jute rebondissant contre leurs flancs au rythme de leur marche...6 jours, c'était pas long, 6 jours...mais pourquoi elle ne pouvait pas s'empêcher de sentir son coeur se pincer, comme toutes les fois qu'elle tournait une page ...Fermant soudain les doigts sur les rênes, elle arrêta son cheval et fit demi-tour, remontant la colonne en sens inverse en poussant Arès sur le talus herbeux au bord du chemin, jusqu'à celui qui faisait office d''arrière-garde et fit demi-tour, sans rien dire, reprenant la marche au côté du sénéchal.
Penchée sur l'épaule de son cheval, elle vérifia la tension de la sangle avant de se redresser, et se réinstalla dans sa selle en abandonnant les étriers. Du menton, elle désigna les murailles qui se découpaient à l'horizon


Châteauroux, sénéchal ! Enfin, j'espère...Si l'ouest n'est pas à l'est et que je suis partie dans la direction opposée à celle que tout mon être aurait eu envie de prendre, nous sommes sur la bonne route...

Tournant enfin la tête de son côté, elle sourit en abaissant les yeux vers sa taille, et émit un petit sifflement admiratif

Ma vue baisse où vous avez réellement perdu vos petits capitons de bon vivant, sénéchal ?...Hé ben ! vous allez pouvoir porter de ces braies de nobliaud qui vous mettent en valeur la rondeur du fondement...enfin, c'est tout ce qu'elles mettent en valeur, il faut être honnête...et sans le lien qui retient vos cheveux, vous porteriez très bien la couronne !

Ponctuant sa phrase d'un large sourire, elle estima prudent de s'écarter avant de se prendre un revers et d'enchaîner aussitôt, redevenant sérieuse

Bon...avant de vous offrir mon titre d'ailleurs en bonne voie de disparition, sénéchal, nous devrons ouvrir l'oeil..Nous sommes entrés en Berry, et ils ont des armées, et les soldats ont probablement nos signalements...Donc l'auberge et la courtepointe en plume de coq castré, ce sera une grange au mieux, la belle étoile au pire...On a des réserves, puisque Valaraukar a promené tout son hôtel particulier jusqu'en Anjou, caves et grenier à grains compris...tonneaux de bourgogne et de bordeaux, agrémentés de quelques petits fromages locaux, le tout porté par les sommiers que nous sommes tous...De quoi faire un festin...Reste à nous trouver un endroit...qui ne soit pas un coupe-gorge !


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zephirin
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Mar 19 Oct 2010 - 5:42

Bla ! Bla ! Bla ! Elle racontait quoi la gouverneure ? Faudrait oublier les collants des nobliaux ! Il n’avait pas la…silhouette…pour ce genre d’étoffe. Il fallait possiblement ne rien faire de ses journées pour se vêtir de ça ! Pinçant un léger sourire, il la regarda s’éloigner un peu et déjà parler de la fin de journée. Vrai qu’il fallait penser à s’arrêter. Cependant, nous étions loin des besoins de la Maxima, 8 ou 10 personnes pour la nuit, ce n’était quand même pas une armée. Au creux d’un petit vallon, l’artilleur avait désigné du doigt ce qui semblait être un petit moulin. L’endroit serait parfait contre quelques écus à son meunier.

Stratégie silencieuse ou chacun savait ce qu’il avait à faire. Pas un mot, pas une parole. La Comtesse à la porte : Yeux papillotant, sourire radieux, qui refuserait le logis à pareil demande ? Derrière elle, la gouverneure, sourire également mais, la main sur la dague, parce que parfois, la négociation nécessite un peu plus de fermeté. Adrien prenait les chevaux s’évitant bien de trop s’éloigner pendant que Wiloose et Green jouaient lentement de leurs armes sur leurs chevaux, gardant sur eux les regards des autres habitants de l’endroit, permettant à Spikeliou, l'arc à l'épaule, de contourner discrètement et à pied la maison et les bâtiments en repérant les atouts et les failles de l’endroit. Tel un jar sur son monticule au centre d’une volée d’oies, le sénéchal observait de son frison, les deux mains croisées sur le pommeau, prêt à gueuler si jamais un grain de sable tombait dans l’engrenage. Légère révérence à la porte de la Comtesse, pivot lent et assuré suivi d’un hochement de tête de Lothilde vers lui, un regard fixe et franc de la rousse de retour de son inspection et pouf : la tension tombait d’un cran. Un regard du sénéchal vers Adrien et tout le monde posaient le pied à terre.

Une mécanique sans faille. Le genre de chose acquise de compagnons qui ont fait plus d’une campagne. Le genre de chose que les universités militaire n’enseigneront jamais. La nuit serait bonne. Passage rapide dans le bourg de Châteauroux au matin et ensuite la troupe reprendrait sa route.
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Adrien72
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Mar 19 Oct 2010 - 20:41

Adrien suivait la lance sur sa monture Azur, des courbatures partout, des éraflures de la tête au pied, et des scène de bataille plein la tête. Durant ce voyage où la fraicheur d'automne était bien présente, il pensait à son retour. Sa fille, voilà ce qu'il imaginait, sa fille dans ses bras heureux de le revoir sur pied, avec un coup de vieux certes mais toujours là. Adrien sentit déjà la délicatesse des ses doigts et la douceur de sa peau d'enfance. Enfin, venait le travail administratif, la Hérauderie le regardait du coin de l'œil depuis qu'il était partit en Anjou, et de nombreuses fois il fut contraint de trouver un collègue à lui pour le remplacer.

La fin de journée arrivait et Adrien s'endormait déjà sur son cheval, pas qu'il fut en manque d'action, mais on avait beau restait sur une monture durant une journée à ne rien faire, juste descendre, remonter, et contemplait le paysage, et les charrues par la même occasion, il trouvait se voyage ci très fatiguant. Le hérault compris très vite que le moulin au loin entre les arbres à moitié déshabillé serait leurs repères pour cette nuit. La comtesse demanda au meunier de nous louer son habitat pour quelques sous, Adrien s'approcha d'elle histoire d'éviter que l'artisan ne fasses une quelque conque bêtises. Quelques regards plus tard, L'archer compris vite que le moulin était notre pour une simple nuit.

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Il sied au progrès de respecter ce qu'il remplace.
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lothilde
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Mer 20 Oct 2010 - 3:16

Et déjà le jour...Roulée en boule dans sa couverture, Lothilde avait ouvert les yeux au couinement d'une charrette sur le chemin pavé qui descendait au moulin et s'était glissée en rampant jusqu'aux colombages du grenier pour épier l'homme qui marchait à côté de ses boeufs, surveillant le chargement de blé qui s'entassait dans des sacs rebondis...
Elle avait soupiré, soulagée. Il était seul...Mais son coeur s'était mis à cogner furieusement quand il avait brusquement arrêté son attelage avant le petit pont et le poing sur la hanche, s'était approché de l'enclos des chevaux....Soulevant son chapeau, il avait fourragé dans sa tignasse, et s'était retourné, fouillant les environs du regard...De son observatoire, elle s'était aplatie, ventre au sol, retenant sa respiration...pas la peine de se faire repérer, parce que celui-là...il pourrait bien avoir la langue trop longue . Il fallait déguerpir...

Le paysan avait repris sa marche, vaguement hésitant, en piquant ses boeufs de la pointe de son bâton et elle en avait profité pour se remettre debout et secouer sans ménagement les compagnons encore endormis. Debout ! debout la dedans !...Pas le temps de faire honneur à la soupe de maïs qui devait cuire dans la marmite et dont l'odeur chatouillait les narines jusque dans leur repaire...Le temps de moudre tout ça...Bah elle n'en savait rien, mais il fallait mettre de la distance entre ce gueux et eux...
Bourges...Il fallait passer Bourges avant qu'il ne donne l'alerte...Sinon, ils étaient cuits...Deux armées, pour protéger la capitale, lui avaient dit ses amis de Touraine...

Un rapide regard sur le ciel chargé de gros nuages violacés lui avait arraché une moue de dépit...La pluie, pour bientôt...Elle avait roulé sa couverture et remis son épée au fourreau, enfilé ses bottes et démêlé grossièrement ses cheveux entre ses doigts en grimaçant avant de les natter à la va-vite..Et bougonnant une vague salutation du matin à ses compagnons, elle avait prudemment posé le pied sur le premier barreau de l'échelle. Il allait falloir affronter le paysan et ses sacs de blé..En dire le moins possible, c'est à dire en fait..rien du tout.

Elle avait déposé quelques écus sur la grosse meule de pierre et salué de la tête le meunier avant de quitter le moulin....et avait souri sous cape au regard médusé de l'homme aux boeufs...Eh oui, mon brave...Bien dormi ? Nous aussi, merci, contente de vous avoir connu, j'espère que la farine sera de qualité, prenez tout votre temps...et gniagniagnia...

Et les premières gouttes glaciales lui avaient arraché un juron. Relevant le col de sa cape pour se protéger du vent qui s'était mis à souffler en rafales, elle avait repris le devant de la colonne..Plus question de s'arrêter avant la Bourgogne. Plût à Aristote qu'ils y arrivent...Quittant le grand chemin qui conduisait vers Bourges, encombré de charrettes et de voyageurs trop curieux, elle s'était retournée et avait interrogé le sénéchal du regard. L'est, c'était bien par là, hein ? à main gauche ?? Oui ?
Elle avait souri et vérifiant que la petite troupe était en ordre, avait pris le petit trot en entrant dans le sous bois....




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spikelilou
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Mer 20 Oct 2010 - 14:10

Ils chevauchaient depuis un moment... et d'un coup comme un cri de détresse sur le chemin... La voix de Greenwarrior se fit entendre presque larmoyante...
J'ai envie de faire pipi...

L'ancienne militaire leva les yeux au ciel.
Le baron Rouge se couvrit de son bouclier faute de pouvoir sortir sa lame cassée.

Oh ça va hein, si nous n'avons même plus le droit de plaisanter en chemin. D'ailleurs, je constate que vous n'êtes pas une gendarmette... Sinon, vous les auriez repérées ses arbustes dont le tronc est fait de chausses. Mais bon, je ne vous en tiens pas rigueur, vous êtes une militaire après tout.

Greenwarrior éclata de rire derrière son écu.


Spike fit d'abord une grimace, puis finalement étouffa des rires aux paroles du Rouge baron.

Comment ça Green, vous avez besoin de vous soulager...
J'y crois pas.. pfuuu.
Vous avez descendu combien de bières à Châteauroux ?
Rah... on peut pas dire que vous êtes réservé devant les dames...
Mais trainez pas trop là... et.. et... vous mouillez pas les chausses...

Ils avaient trotté d'un bon pas et la rousse n'avait plus rien entendu de l'affaire.
A l'arrivée au campement à l'est de Nevers... il manquait un...


Diantre.. Diantre..
NOus avons perdu Greenwarrior...


Voilà de vouloir se soulager... il s'est perdu dans les buissons...
GREENNNNNNN !
Rahhh j'ai envie de l'étrangler !

Que fait-on dame Lothilde... ?
Là, je n'en sais pas plus que vous.

Elle fit rapidement petite missive à Green.


Citation :
Dites-donc messire Greenwarrior ?
Vous jouez à quoi là, vous un ancien gendarme ?
Tout ça pour arroser le pied d'un arbre.
Bon, doit-on vous attendre ou pas ?
Nous sommes comme prévu 10 lieues à l'est de Nevers, vous deviez retarder d'un jour ?
J'attends réponse rapide pour transmettre à dame Lothilde.

Spike




Dernière édition par spikelilou le Jeu 21 Oct 2010 - 7:55, édité 1 fois
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lothilde
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Jeu 21 Oct 2010 - 2:26

Lothilde reposa vivement l'antérieur d'Arès et se redressa, relevant une mèche de cheveux sur son front d'une main boueuse pour regarder le lieutenant maître d'armes qui approchait à grandes enjambées dans sa direction en clamant...Saperlipopette...un homme à la mer ?? S'écartant de sa monture, elle lança son cure-pieds dans ses fontes et s'essuya les deux mains sur ses hauts de chausses en allant à sa rencontre dans le pré

Greenwarrior ?? Eh ben !...je m'attendais bien à voir un compagnons se perdre dans la nature à la faveur d'une envie...bucolique, mais j'aurais parié sur un autre nom... fâcheux..

Se mordillant la lèvre, elle réfléchit un court instant en pivotant lentement sur elle-même pour scruter les environs...Pas un endroit où stationner trop longtemps, ça...Il fallait avancer coûte que coûte et elle approuva de la tête la décision du lieutenant


Oui, faites lui une petite missive pendant que je vais regarder mes cartes...Il faudrait qu'il nous renvoie le pigeon avec sa position...Sa position géographique, hein ! pas sa position de...de soulagement...pardon, lieutenant...ces hommes sont impossibles...pas foutus de tenir deux heures sans devoir fertiliser la végétation alentour toutes affaires cessantes...Que fait-on ? ..Ben lieutenant, je pense qu'on va tenter de le récupérer si il a terminé sa petite besogne...Où, ça c'est une autre histoire...Je reviens !..Vais chercher l'itinéraire...

Fâcheux, c'était le mot, d'autant que les autorités bourguignonnes n'avaient pas répondu à ses demandes de laisser-passer...Encore un truc, ça ! des laisser-passer...Pffff...Elle jeta un regard un peu consterné sur la troupe qui s'affairait mollement autour des chevaux le temps d'une pause...Tous crottés jusqu'au bout du nez, les vêtements qui n'étaient plus de première jeunesse dégoulinant de pluie, les chevaux qui tiraient leurs encolures, épuisés...Ils avaient des airs de manants et de vauriens des grands chemins à qui on n'avait pas forcément envie de donner un laisser-passer...Eh bien, ils passeraient quand même ! Rassérénée par cette conviction, elle revint à l'arbre contre lequel elle avait déposé son matériel et sortit sa carte pour suivre du doigt le tracé au fusain...Attendre ici ?? ou lui dire de venir à Autun..L'un ou l'autre..Relevant le nez pour voir partir le messager de la rousse maître d'armes, elle lui fit un petit signe de la main et lui tendit le parchemin


Autun, lieutenant...Parce que une nuit sous la pluie...Et ce croisement de chemins ne me dit rien qui vaille..Allons à Autun, et qu'il nous retrouve devant la cathédrale Saint Lazare, tiens...à défaut de se confondre en dévotion, on pourra sécher nos oripeaux à la flamme des bougies...

Souriant en repliant la feuille détrempée, elle la glissa sous sa pelisse

Et je crois bien que certains d'entre nous commencent à avoir faim, alors une petite auberge...EN AVANT !
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zephirin
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Sam 23 Oct 2010 - 3:52

Et une journée en silence à sentir la pluie froide et les vents lui glacer le corps. Un temps lourd, avec un ciel bas, des nuages denses. De temps en temps, comme un mouton perdu au troupeau, un banc de brume venait envelopper les Comtois pour disparaître une lieue plus loins. Bien que les quelques pièces de cuir à ses vêtements l’avait protégé un temps, elles avaient vite fait d’être détrempés. Chaque fois qu’une goutte arrivait à se glisser à son dos, une légère convulsion lui faisait danser le bassin. Grrr…saloperie. Sans compter la boue qui rendait maintenant l’avancée en groupe un peu plus salissante. 10 chevaux, 40 sabots, vite le sol se liquéfiait rendant chaque pas une peu plus…collant. Comme d’une succion aux larges sabots de son frison. Plaouf…Plaouf…plaouf…

Reniflant en se passant le revers de la main au nez, le sénéchal soufflait de temps en temps cette foutu goutte qui lui chatouillait le nez chaque fois qu’il osait un peu relever les yeux. Souvenir de quart aux soirs agités ou sur les vergues il fallait carguer la voile en s’assurant de ne pas perdre pied. Et cette boue comme à la récupération de Savoie ou les chariots s’enlisaient à mi-roue. Reniflant à nouveau, il garda la tête baissé, bien enfoncée entre ses deux épaules.

L’arrêt commandé sous les grands chênes avait pour un peu fait cesser ses grommellements. Il espérait une chose : Ne pas dormir dehors avec cette humidité. Son dos et ses pauvres genoux ne lui pardonneraient pas avant une semaine ce manque de délicatesse. À l’annonce de la perte du compagnon Green soufflé à son oreille par la comtesse, il avait roulé les yeux avant de jeter un morceau de bois au feu en se frictionnant les biceps. Si ce baron rouge ne permettait pas de rejoindre Autun avant la nuit, pour sur, il le tuerait de ses mains. Un morceau de pain vite avalé et une gorgée et ainsi était passé le repas pour ensuite regarder danser la flamme en silence espérant s'y voir sécher un peu. À la réponse entendu de la gouverneure, l’artilleur se leva rapidement et remontant en selle impatient de reprendre le chemin. Elle avait raison, il n’avait qu’à venir les rejoindre. Ne jamais laisser un compagnon, jamais ! Sauf…euh…quand il fait froid, qu’il pleut, et que vous en avez plus qu’assez de claquer des dents. Quand Lothilde ordonna de se mettre en marche, il avait déjà 20 toises d’avance. Le dos droit, il marchait maintenant la tête un peu plus haute, la pluie ayant cessée pour un peu, mais de temps à autre, il creusait encore le dos.


Arggg !! Sapristi… Brrrrr…
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Lun 25 Oct 2010 - 3:51

Au départ d'Autun

Deux jours. Deux jours à attendre à Autun. Certes, si près, le temps semblait maintenant plus long. Cependant, dormir au chaud dans un lit d’auberge valait bien ce délai. Rencontre d’une jeune femme dans une des tavernes du coin. Damoiselle Bérénice. La pauvre. Une gueuse qui n’avait que pour seul voyage les quelques lieues fait de chez elle vers la ville voisine et qui s’était indignée que l’on puisse passer au bûcher des femmes de sa condition. Seule, en haillon et portant l’enfant conçu hors mariage d’un homme aujourd’hui…ailleurs. Enfin, sorcière, femme sans vertue ou encore rousse de l'enfer, la raison était assez vite trouvée. Par deux fois elle avait quittée la taverne choquée d’entendre des nouvelles du monde, insultée qu’elle était de se faire offrir un verre par un homme de guerre. - À quoi bon la guerre ?? Vous avez tué des gens ?? S’était-elle écriée avant que le sénéchal ne se glisse lentement la tête entre les mains en se massant les tempes. Bon sang...mais ou allait ce monde ? Elle voulait quoi ? Faire ce qu'elle voulait ?

Terminant son verre seul, il avait regardé passer une petite troupe de garnison. Souvenirs lointain de ces jours de garde cloîtré en garnison de Vesoul ou de Dole. Défendre. Défendre quoi ? Les fantômes qui rôdent la nuit sur les douves du château ? L’Ost Saint-Maurice avait été sa réponse bien avant la Maxima. Le nez à son verre, il secoua lentement la tête en souriant en coin. Comme le temps passait vite...pour ça. Le lionceau était maintenant Franc-Comte, le compagnon Acis, capitaine de l’armée, il avait déjà hâte d’arriver. Laissant quelques écus sur la table, large sénéchal attrapa la lame posé à la table, repassa sa besace et quitta l’endroit pour rejoindre sa chambre. Demain, il fallait travailler et ensuite..contourner Dijon et ensuite…là..les vallons Comtois seraient en ligne pour les acceuillir devant...Dole, la magnifique ! Euh..Dole, tout court.
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lothilde
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Lun 25 Oct 2010 - 21:25

Ils avaient chevauché en silence, perdus dans leurs pensées. Le clapotis des sabots sur les pavés glissants du chemin qui traversait en ligne droite la plaine marécageuses du Doubs faisait parfois décoller des taillis quelques oiseaux en chasse...et au loin, couronnés par la brume, on devinait déjà les remparts de Dole. Sinistre...
Et soudain, elle avait eu terriblement envie de faire demi-tour et fuir...Les jours, les mois, qui avaient précédé leur départ pour l'Anjou lui revenaient par vagues en mémoire et tout ce qu'elle avait étouffé, caché, enfoui, tout ce qu'elle avait voulu oublier refaisait surface. Qu'est-ce qu'elle avait encore en commun avec ceux qui n'avaient jamais quitté leurs terres et est-ce qu'elle avait encore envie de vivre dans ce coin perdu du bout de l'empire. Pour y vivre quoi ? Plus elle approchait et plus son estomac se nouait et pourtant, il fallait avancer vers un avenir dont elle ne savait rien sauf que rien ni personne de plaisant ne l'attendait derrière les murailles de sa ville...
Triste constat qu'elle s'était bien gardée de faire partager aux compagnons qui avaient tous confessé leur envie de revoir le pays...Epsonstylus...Elle avait remis à plus tard son retour et ils l'avaient quittée au seuil d'un monastère où elle comptait bien s'enfermer...le temps peut être de retrouver une raison de revenir au monde ? Et Gundard ? et McAneyth ? ils avaient perdu la troupe par hasard ou pour reculer le moment de revenir ?

Respirant profondément pour chasser des idées aussi sombres que les prairies qu'ils traversaient, elle jeta un regard en arrière sur les compagnons. Après plus de...5 mois ! 5 mois..à partager les jours d'infortune, elle les savait heureux et rien que pour ça, elle continuerait à tricher. Arrachant d'une main la capuche de sa pelisse, elle secoua la tête pour libérer ses cheveux et rechaussa ses étrier pour un dernier galop sur la dernière ligne droite. Pour sentir sur ses joues les picotements de la pluie qui tombait plus dru tout d'un coup. Demain, elle irait remuer la vase dans toute la paperasse qui avait du s'accumuler et en ferait une gigantesque flambée...Peut être qu'elle trouverait une acquéreur pour sa friche...Elle ferait un saut à Dampierre avant de repartir. Mais avant...
Se retournant pour chercher la rousse maître d'armes Spikelilou du regard, elle sourit. Et il faudrait aussi qu'elle aille réveiller le vieil Aquin pour qu'il fasse ronfler le feu de sa forge...Et qu'elle envoie des tas de missives...Une semaine, pas plus. Elle se donnait une semaine pour tout faire

A l'entrée du pont, elle arrêta son cheval, les yeux levés sur l'étendard de l'armée qui défendait la capitale et sur ce chemin de ronde qu'elle avait tellement parcouru en long et en large qu'elle en connaissait les moindres dénivelés...Quelques soldats y veillaient, dont elle n'apercevait que la pointe des hallebardes. Pinçant les flancs d'Arès quand la herse remonta dans un grand bruit de ferraille , lentement, elle entra dans la capitale....

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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Mar 26 Oct 2010 - 13:51

Dole

Les premières pousses de blé pointaient à peine de terre quand ils s’étaient mis en route pour les terres plus au Nord. De longs jours de marche, des heures d’angoisse, des compagnons tombés, d’autres jamais relevé. Certes au prix de plusieurs vies, Anger était tombée, au second assaut. Le pilleur de Dole, poussé à l’exil était mort plus loin comme un lâche. Aquin aurait une quatrième fine couronne à graver sur la rapière du sénéchal. Hochant à peine la tête aux salutations des hommes remontant la herse, il avait cependant rendu un léger sourire s’alignant aux autres Comtois qui rentraient à la maison. Les cheveux bien attaché, sa veste usée mais encore propre et rapiécé, sa rapière au ceinturon, il avait redressé légèrement le dos en entendant crier les hommes au chemin de ronde, annonçant le retour des leurs. Sur son large frison, il fermait la marche qui avait vu passer la gouverneure le nez bien au vent, la Comtesse de Noseroy, Wiloose, Spikeliou , Greenwarrior, Adrien, messire Valaraukar et d’autres encore…

Rien n’avait vraiment changé si ce n’est que plusieurs visages inconnus s’alignaient maintenant le long de la rue. Il un nouveau conseil, un nouveau franc-comte, une nouvelle armée et dame Lysiane était maintenant maire de Dole. Il y avait bien un plaisir à revenir, l’espérance que rien n’ait changé, que chaque chose soit comme avant. Avant, que les blés ne poussent. Ils étaient maintenant au grenier dans les cases, chaque grain trié. La semence de l’an prochain. Ce qui serait livré au meunier, ce qui serait gardé pour le fief…ce qui serait donné aux animaux.

S’arrêtant à la grande place, l’artilleur au flanc douloureux s’arrêta et posa les deux mains au pommeau de selle en soupirant, relâchant un peu la tension à ses épaules. Enfin, ils y étaient. En vie. Debout. Grimaçant légèrement en se hissant sur ses étriers, il glissa lentement sa jambe à la croupe de son cheval et posa doucement le pied au sol. Le sol Comtois. Le sol pour lequel il s’était pris 100 voir 500 coups, taloches et invectives, celui pour lequel, il avait retourné autant. Se glissant la main depuis son front jusqu'à sa nuque en remontant une mèche de cheveux, il observa les fenêtres, les arcs, les portes, autant de détails qui permettait de se situer vraiment dans l’espace; c’était donc ça, chez lui.

Souriant timidement à quelques inconnus qui s’avançaient maintenant vers eux, il s’esquiva doucement en retirant ses gants, remontant jusqu’à la comtesse Macricri lui tendant la main pour lui permettre de descendre de monture. Quelques remerciements d’usages pour l’occasion et un rapide salut militaire à celle qui avait mené le groupe depuis la Touraine. S’y déplaçant lentement, Zéphirin était maintenant à l’épaule d’Arès, la main tendu à la gouverneure qui était avant tout, une battante coriace. Impossible au sénéchal chef de camp de penser faire campagne sans cette guigne de malheurs. Autres ? Oui…mais...pas la guerre. Elle était devenue au fils des ans une logisticienne sans égale et une tacticienne redoutable. D’une rare accolade à la patronne, le colosse la remercia de sa clairvoyance et de son implication dans ces deux assauts sur Anger. Chaude poignée de main et accolade aussi aux compagnons de longue date. Le jeune Adrien qui était maintenant un homme complet et avec qui il était toujours rassurant d’être. Le Wiloose qui bien que peu bavard, ne manquait pas une bataille, menant maintenant le Foghar d’une main sûr. Le baron rouge, toujours aussi têtu, mais toujours des batailles importantes. S’écartant un peu, le lourd officier se dirigea vers la rousse qui s’affairait en silence à sa blanche. Toussotant légèrement en s’annonçant, il s’arrêta du coté opposé en caressant l’épaule de la fine arabe avant de s’y lancer faiblement.

Spike ? Je voulais seulement vous dire que...j’ai été heureux de vous y voir rejoindre les rangs Comtois pour cette…bataille. Votre implication, comme celle des autres, aura certainement fait la différence dans notre retour en ces terres aujourd’hui. Merci.

Baissant un peu les yeux, il laissa les crins pour plonger la main à sa poche et la ressortir en l’ouvrant sur la selle dévoilant un morceau de granit.

Tenez. J’aimerais vous voir remettre ce caillou à Diluain. Il a veillé sur moi depuis tout ce temps, toujours, sans relâche, épreuves après épreuves. Il est ce bout de falaise rose qui inspire, il est ce bout de roc inébranlable. Oui, il a été bon pour moi. Il le sera pour lui aussi, j’en suis certain.

Refermant la main, il la retourna et déposa la pierre du bout des doigts au centre de la selle en hochant la tête.
Lieutenant Spikeliou.

Pivotant doucement, il plongea les mains à ses poches et retourna en direction de son cheval fixant une toise devant lui. Pensif, il secoua un peu la tête en touchant l’encolure de son trait. Bon, il ne fallait pas traîner. Il y avait encore à faire, certainement quelques jours avant de rejoindre Vesoul.


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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Mar 26 Oct 2010 - 14:02

Quelques cernes et le regard brillant de ceux qui ne pensent qu'à leurs devoirs en oubliant de prendre le temps... le temps de rêver et de ne rien faire... non elle n'en avait vraiment pas le temps. Depuis qu'elle avait été élue maire de Dole, elle courait dans tous les sens entre les locaux de la mairie et son bureau, les couloirs du Parlement et de la Sécurité Intérieure, les salles d'Université et les plannings et quelques autres affaires qui venaient se greffer par dessus.

Prenant une longue aspiration de l'air frais qui balayait la capitale, chaudement vêtue, elle attendait sur les marches de la mairie. Elle avait décidé de prendre au moins ce temps là. Un garde était venu la prévenir au bureau que les dolois partis en Anjou étaient presque arrivés. Les pigeons avaient fait leur office et la jeune femme était trop impatiente de savoir si Valaraukar et Lothilde, ses parrain et marraine, étaient bien de retour. Et Gugu dont elle attendait tout aussi impatiemment le retour à l'Université. Et les autres... elle était maire de Dole et c'était aussi sa responsabilité de les accueillir pour l'exploit dont ils pouvaient être fiers. L'exploit d'avoir osé aller en Anjou pour l'honneur de la Franche Comté.

Pourvu qu'ils n'aient pas trop enduré ! Lysiane était tout de même fort inquiète et son regard exprimait cette anxiété. L'attente était toujours un moment qui tourmentait les nerfs. Et s'ils ne passaient pas devant la mairie....

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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Mar 26 Oct 2010 - 16:08

Elle regardait dans le vague, se laissant presque bercer par sa jument... avait-elle envie de retrouver la Franche-Comté après tout ce temps passé à l'abbaye ?
Ces mois, de petits batailles en Anjou, sa concentration elle l'avait surtout utilisée pour éviter soigneusement de croiser le sénéchal... ensuite cette peur de simplement croiser son regard et de ne plus y trouver cette complicité... et son amour, continuait de lui couper le souffle.

Une grande inspiration... pour sortir de sa somnolence où seul les claquements des sabots lui restaient d'une réalité... les murailles de Dole se dessinèrent dans la brume, lui nouant les entrailles
Wiloose... Renaude Dubois, le plaisir de les avoir rencontrer, lui étira un léger sourire aux lèvres qui se dissipa vite lorsqu'elle se mit à observer Lothilde qui même de dos, semblait autant qu'elle dans une sorte de tourmente.
Un petit appui des talons aux flancs de Kémya lorsqu'elle eut la sensation qu'elle la cherchait... Spike se rapprocha d'elle...


Dame Lothilde ?
Je voulais vous dire... je vais revenir en Franche-Comté...
Juste récupérer Diluain, vider ma cellule et régler avec le père abbé... je suis partie si vite pour vous rejoindre...
J'aurai voulu faire avant.
Naviguer... faire une ligne de commerce... le bois... des navires.... oh le large aussi...
Vous... ? enfin... ça serait un peu l'aventure.. non ?


La herse s'ouvrait dans un bruit de ferraille... qui lui fit serrer les mâchoires et sa voix fut couverte...
Juste de suivre derrière Arès... la blanche s'appuya sur le mors et s'engagea sous la porte sans que la rousse lui eut rien commandé.


Encore quelques toises et elle arrêta sa jument avec ceux de sa petite lance que Epson avait déserté sans un mot pour peut-être rentrer plus vite et seule.
Desserrer la sangle enfin... le front qui retenait le quartier de la selle, elle eut comme frisson... toussotements et puis cette voix un peu grave toute proche, lui fit se refermer ses doigts plus fort au cuir qu'elle voulait relâcher l'instant d'avant.
Elle se figea... des mots s'échappèrent de sa bouche dans un souffle sans qu'elle puisse finir une phrase...


Oh...
.... mais... non... enfin...

La pierre rose apparu à la paume de la large main
Diluain...
Vous lui donnerez vous même... quand...


Ce morceau de roche sur le cuir de la selle, elle ne n'arrivait plus à en écarter les yeux... et une brume s'y répandit... elle ouvrit la bouche pour happer l'air qui lui permettrait de tenir droite.
Dans un effort poussant la colonne d'air, elle hurla...


Sénéchal Zephirin... NON... donnez-la... vous-même à votre fils...
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Mer 27 Oct 2010 - 4:36

L’artilleur avait fermé les yeux en entendant crier la rousse. Soupirant en se posant le front sur l’épaule de son équidé, il resta immobile quelques instants et entendant des pas de cheval, s’y releva la tête pour regarder s’éloigner la gouverneure Lothilde. Elle allait ou en cette direction ? Déjà à l’étuve ? Comme ça ? Fronçant un peu les yeux, il jeta une regard vers Macricri en la questionnant du regard.

Posant le pied à l’étrier en glissant les doigts sous le pommeau de selle, Zéphirin se hissa lentement sur sa haute bête et reprenant les cuirs, fit pivoter son cheval en direction de Spike. Laissant son cheval faire quelques petits pas de trot avant de le ralentir à proximité de la blanche, il s’approcha pour la longer avant d’étirer le bras et de reprendre la pierre reposant à la selle. La tournant à ses doigts, l’artilleur jeta un regard à la mère et éloignant son lourd cheval, lui fit faire un pivot rapide, passant vite au trot en s’éloignant. Zéphirin s’arrêta devant les membres de la petite troupe qui échangeaient et hausser le ton.


Compagnons ! En selle !! Prenez le rang ! Nous allons revenir comme une compagnie ! Pas comme de vulgaires mercenaires quémandant la pitié d’un peuple !! Vous êtes Comtois et vous êtes de la Maxima !!! Relevez la tête ! Allez !

Laissant son cheval faire quelques tours en le retenant bien de partir, le sénéchal se hissa sur ses étriers et se callant confortablement à la selle, se dirigea vers la grande place débouchant devant la mairie.
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Mer 27 Oct 2010 - 23:58

Émue... Mais bien trop pudique pour le montrer, Lothilde avait esquissé un mince sourire au sénéchal en refermant la main à la sienne avec tout ce qu'elle pouvait mettre de chaleur dans cette étreinte muette, et sentant soudain la brûlure des larmes à ses paupières, elle avait rapidement détourné les yeux et s'était empressée de quitter les étriers pour sauter à terre. Les rênes dans une main, l'autre posée sur l'encolure couverte d'écume de son fidèle compagnon de chevauchées, elle avait marché jusqu'à la margelle de la fontaine, s'écartant prudemment de la blanche Kemya et de sa cavalière dont l'artilleur s'était approché. Éviter, surtout, d'entendre malgré elle leur conversation.. Et elle avait horreur des mots cinglants qui blessent et mettent tellement mal à l'aise qu'on n'ose plus, ensuite, regarder ni l'un ni l'autre en face, de peur d'être pris à témoin...Pas question !

Attirée par une bousculade providentielle dans la ruelle qui conduisait à la grande place, elle tourna la tête pour satisfaire sa curiosité et sourit d'en comprendre la cause...Lysiane !!...La nouvelle bourgmestre de la capitale en personne, fauteur de trouble dans sa ville ! Les mains en coquille sous le jet craché par la gargouille de bronze, elle se débarbouilla rapidement le museau de la boue qui s'y était incrustée, brossa en vitesse les manches de sa veste et remit de l'ordre dans le col de sa chemise en serrant le lien autour de son cou. Ramassant ses cheveux entre ses doigts avant de les rejeter dans son dos, elle confia son cheval à Adrien, et courut à sa rencontre en écrasant quelques pieds et beaucoup de crottes au passage..Mais après tout, ses bottes avaient fait la guerre, elles aussi...elles avaient le droit d'être vraiment très moches, trouées, et sentir vraiment très mauvais. Et même, si elle avait osé, elle les aurait balancées pour courir pieds nus, comme elle aimait...Jouant des coudes pour rejoindre son amie, elle la serra dans ses bras à l'étouffer. Oui, ils étaient de retour. Pas tous, non...Certains...avaient rejoint Aristote dans l'autre monde. Non, Gundard était bien vivant, lui...McAneyth aussi...Epson aussi..Mais oui, ils étaient tout cabossés, tout déchirés de partout, ils avaient eu peur. Elle en tous cas, oui, elle avait eu peur ! Elle lui raconterait tout, mais après ! plus tard, quand..quand ils seraient prêts...Quand les comtois comprendraient pourquoi ils étaient partis, puisqu'on leur avait tellement menti...Oui, elles auraient le temps, enfin, peut être, avant qu'elle reparte...Ils allaient aller sur la grande place, tous ensemble, elles pourraient se parler là-bas ! qu'elle retourne à la mairie et elle, elle allait reprendre son cheval qui..

Elle tressaillit au cri qui venait de jaillir derrière elles et abandonnant le bras de son amie, elle se détourna lentement, pour suivre le sénéchal du regard jusqu'à ce qu'il prenne...quoi ? un caillou ?? Un caillou... sur la selle de la rousse maître d'armes ? Pour son fils...?? Elle se mordit la lèvre dans le silence embarrassé qui s'était fait dans la troupe et mit machinalement la main dans sa poche pour serrer entre ses doigts sa pierre de lune à elle, le cadeau de Léa...Elle n'aurait pas du crier, la rousse lieutenant maître d'armes...Pas contre le sénéchal de Maxima...enfin, pas devant les hommes... enfin, elle aurait peut être fait la même chose, elle ne savait pas... Reprenant son cheval des mains d' Adrien elle sauta en selle et lançant un coup d'oeil assassin à un lourdeau édenté qui riait en montrant la rousse du doigt, elle fit mine de le charger, jusqu'à ce qu'il recule en jurant...et soudain s'immobilisa, redressant le dos et pointant le menton en l'air...Piquant de l'éperon, elle fit pivoter son cheval et vint prendre sa place aux coté du sénéchal.

Sans tourner la tête, elle approuva


A vos ordres !!....à votre fils, sénéchal, vous pourrez aussi donner la médaille que je dois aller faire fabriquer par Aquin....Celle des Compagnons de Maxima..la première. Peut-être la dernière, car...

Elle le dirait plus tard...Elle n'aurait pas besoin de parchemin avec un beau discours, d'uniformes, de blablablas de trucs inutiles...il y avait longtemps que ceux qui avaient suivi sans jamais gémir ni se plaindre avaient compris que ça ne servait à rien...Levant la tête, elle sourit...même le soleil qui laissait échapper des grands rais de lumière à travers les nuages avait l'air d'accord...Elle régla le pas d'Arès sur celui du frison pour aborder la grande place de Dole



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Lysiane
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Jeu 28 Oct 2010 - 13:29

Ses nerfs avaient craqué, trop impatiente devant l'attente de ne pas les voir déboucher sur la grande place, elle avaient ordonné aux gardes de lui frayer un passage dans la ruelle amenant à la grande place de la mairie. Cela avait un peu causé de remous pour écarter les gens qui encombraient la ruelle.

C'est alors qu'elle fut rejointe par une femme dont l'odeur et les habits témoignaient d'une histoire mouvementée et qu'elle avait accepté de celle qu'elle chérissait comme sa meilleure amie et sa marraine qu'elle la serre fort dans ses bras, très fort. Peu importait qu'elle soit un peu imprégnée de la saleté et de l'odeur du voyage, Lysiane était toute aussi émue et les larmes brillaient aussi dans ses yeux. Du pur bonheur de revoir la Vicomtesse Lothilde et tous les autres.

Et quand ils prirent tous la direction de la mairie, la jeune bourgmestre mena le cortège avec ses gardes avant de s'arrêter de nouveau sur les marches et de prononcer un petit discours à l'attention de tous. Sa voix était sous l'emprise de l'émotion mais elle réussit à ce qu'elle soit forte et claire


Bienvenue ! bienvenue à Dole et permettez moi de vous dire merci, un immense MERCI pour votre engagement jusqu'en Anjou car peu importe ce qu'en pensent certains, moi je sais que vous aimez la Franche Comté et que tous vous avez toujours agi pour le bien de la province. Je sais que vos motivations ont toujours été les meilleures et j'interdis à quiconque d'en douter.

Au nom de la mairie de Dole, je vous redis merci et combien je suis honorée en tant que Comtesse de Morez et de Morteau que la Franche Comté vous comptent parmi ses enfants chéris. Félicitations pour votre courage et votre abnégation et que le Très Haut prennent soin de ceux qui ne sont pas revenus.

Je vous aime tous. Merci et encore merci. Je ne vous retiens pas davantage car je pense qu'il est temps que vous preniez soin de vous.


Comment ne pas être émue devant leurs visages à la fois graves et las où se lisaient le plaisir du retour mais aussi une certaine angoisse. Et leur apparence à la fois noble et miséreuse. Ils semblaient bien avoir terriblement souffert. Des héros, oui ils étaient tous des héros.

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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Ven 29 Oct 2010 - 4:56

Le sénéchal avait à peine soulevé le sourcil à la petite phrase de la gouverneure. Pourquoi il donnerait des médailles à son fils ? Il aurait probablement sa vie entière à répondre aux questions des gens et entendrait probablement mille fois parler des campagnes de son père et sa mère sans avoir en plus à trimbaler une boîte pleine de barrettes. Mais bon…si c’était la seule chose à lui remettre, peut-être bien, allez savoir ?

La main reposant sur la cuisse et l’autre tenant les cuirs, il eu une soudaine pensée pour Aquin pendant que le frison marchait la tête bien haute. Le compagnon avait rejoint Dole après que la première campagne vers Anger se soit arrêtée brusquement au sortir de Touraine. C’est lui qui était resté à ses cotés le temps qu’on le récupère et qu’on le ramène sur Tour, chez la cousine de ce dernier. Comme quoi parfois, la vie fait bien les choses…malgré tout.

Levant seulement la main rapidement au même moment que la gouverneure en voyant arriver en trombe une jeune femme, la troupe s’était arrêtée devant la fille de Duncan, Comtesse de Morteau qui était maintenant maire de la ville. Leger sourire en coin et hochement de tête à la femme qui s’était elle aussi permise quelques sorties avec la Maxima et qui était femme de valeur. Le deux mains croisés au pommeau de selle, il écouta les remerciements et baissa un peu les yeux quand elle évoqua ceux qui n’étaient pas revenu. Oui, aussi bien ne pas oublier qu’ils étaient ceux qui avaient permis le retour, ceux qui de par leur vie offerte à l’avancée des autres n’étaient plus là pour célébrer la victoire. Ainsi allait la guerre…qu’ils reposent en paix et nous laisses à nos tourments. Se grattant lentement la joue, il releva ensuite la tête et plongea la main à ses fontes, relevant le fermoir, extirpant un morceau de pierre un peu plus gros qu'une pomme qu'il tendit à la mairesse.

Tenez. Un morceau des fortifications d'Anger. Mettez-le au bureau du maire pour qu'il y reste et faite inscrire: Que ceux de maintenant et d'ensuite sachent...qu'on ne pille pas Dole sans devoir..y perdre quelques chose. Maxima Sequanorum 1458.

Se redressant à sa selle, il fronça seulement le nez.

Ce sera suffisant.

Fixant la Comtesse, il s'y repencha un peu pour chuchotter.

Contrairement à ce que vous racontez, vous voyez bien que je ne gueule pas toujours !

Souriant légèrement, Zephirin s'y redressa une autre fois, salua à la militaire et referma sa fonte tout en s'écartant un peu avec son cheval.
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Ven 29 Oct 2010 - 9:23

La Comtesse était toujours sous le coup de l'émotion de les revoir, ceux qu'elle considérait comme ses compagnons et même ses frères de la Maxima Sequanorum bien qu'elle n'ait pu les accompagner en Anjou étant immobilisée au conseil comtal à la même période. Elle avait toujours éprouvé de la fierté de faire partie en tant que civile de cette légendaire armée franche qui avait sillonné de nombreuses routes et avait toujours agi par amour pour la Franche Comté et menée par la femme au caractère le plus trempé et le plus charismatique de la province.

Et son sénéchal toujours aussi imposant... En le voyant s'avancer vers elle, encore plus impressionnant sur son cheval, elle avait eu un petit sourire amusé sur le coin des lèvres, s'attendant à écouter un ordre de sa voix de stentor. Souvenir d'expéditions diverses où cette voix était le cauchemar du réveil le matin alors qu'elle serait volontiers restée dormir. Si tôt ! ha comme elle avait rêvé aux draps de soie à ces moments là. Les rigueurs de l'armée ne l'avaient jamais séduites mais elle avait aimé partager le sentiment de fraternité avec tous les soldats et civils. Une complicité qui s'établissait et unissait les membres. Et elle en était exclue pour cette campagne d'Anjou. Elle savait qu'elle ne partagerait jamais tous les moments forts de cette expédition qu'ils avaient connus. Comme un manque...

Pinçant les lèvres et le regard vaguement inquiet en voyant Zephirin plonger une main dans ses fontes, elle afficha une moue perplexe en le voyant sortir un morceau de pierre et le lui tendre. Fronçant vaguement les sourcils, intriguée, elle observa la pierre un peu lourde qui occupait toute sa main et lui jeta un regard interrogateur. L'explication vint immédiatement et le regard brillant et le sourire réjoui de la jeune bourgmestre exprima parfaitement la reconnaissance qu'il lui confie cette pierre. Elle mémorisa la phrase à inscrire et avant qu'elle eut le temps d'ouvrir la bouche, les mots qu'il murmura faillirent la faire pouffer de rire. Mais elle se mordit fortement la lèvre inférieure, respira un bon coup et afficha un air serein même si elle avait une forte envie de lui répondre plus que ce qui sortit de ses lèvres


Merci sénéchal et je vous promets que l'inscription sera gravée sur cette pierre provenant des fortifications d'Angers et exposée bien en évidence à la mairie de Dole et même pourquoi pas juste devant sur cette place, scellée sur un socle, que tout voyageur la voit et connaisse l'honneur des comtois grâce à la Maxima Sequanorum.

La Comtesse avait une envie si forte de rajouter... "gueuler ? comme si je m'exprimais ainsi ! mais vous criez... je le sais... je vous ai toujours entendu crier !" mais elle résista bien que la lueur dans ses yeux devait le laisser transparaitre dans la manière dont elle regarda le sénéchal. Elle savait bien qu'il ne criait pas à ce moment là puisqu'il s'adressait à la maire sinon elle était certaine qu'il crierait. Cris et chuchottement... tout à fait lui dans ses souvenirs d'expédition. Mais elle l'aimait bien même si parfois elle avait envie de l'étrangler quand il se moquait. Elle craqua et juste avant qu'il s'écarte et en souvenir de l'expédition de Pontarlier, elle murmura à son attention

Vous ne voulez pas un massage des fois pour vous remercier de n'avoir pas crié ?

Arborant un petit sourire ironique, elle inclina légèrement la tête à son salut puis se concentra de nouveau sur la pierre. Elle devait trouver à qui la confier pour l'inscription et faire construire un socle devant la mairie afin d'y sceller la pierre. Tenant fermement la pierre entre les deux mains comme si c'était de l'or, Lysiane s'éloigna pour exécuter la mission qui lui avait été confiée.

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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Dim 31 Oct 2010 - 23:45

Le souffle comme bloqué, le corps raide, elle le vit revenir et reprendre la pierre.
Lorsqu'elle lui avait donné à cet homme le seul morceau qui témoignait peut-être de l'endroit d'où elle venait, cette petite pierre au granit si rose qu'elle avait toujours porté sur elle, la seule chose qu'elle détenait de sa vie d'avant peut-être... c'était le cadeau le plus important qu'elle lui avait fait.
Là qu'il avait voulu donner le galet poli par les eaux et le sable à son fils, c'était comme de liquider définitivement ce qui avait existé entre eux.
Elle capta ce regard qu'il porta sur elle et d'un geste nerveux, frotta le dos de sa main à sa pommette gauche.

Lothilde ne lui avait pas répondu...

Les ordres du sénéchal la firent sursauter... elle répondit machinalement.


A vos ordres, sénéchal !


Relever la tête... ah... Comtoise, quelques mois elle l'avait cru de nouveau ?
Mais là d'un coup, elle doutait...

Le petit discours de la dame Lysiane et l'agitation qui s'en suivit lui permit de se faufiler et elle marcha seule avec sa jument pour traverser la place et chercher une ruelle pour s'éloigner de l'endroit et se préparer à repartir.






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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Jeu 4 Nov 2010 - 0:49

Petit haussement de sourcil, amusée...Un caillou, encore...celui de la muraille d'Angers leur survivrait, comme sa pierre de lune, comme la pierre que le sénéchal avait récupérée sur la selle de la blanche après l'y avoir déposée et qui devait sans doute, elle aussi, receler un secret connu d'eux seuls...Les pierres ne racontent pas les secrets qu'on leur confie...Elle espérait qu'un jour, dans très longtemps, un galopin trouverait son petit galet à elle et jouerait à le lancer du bout de son pied dans les ruelles, comme une balle de soule..il ne saurait jamais que cette pierre de lune avait passé une partie de son existence dans la poche d'une vicomtesse parce qu'un jour, une brigande lui avait tendue de sa main déjà presque sans vie...

Une page était tournée. Elle inclina la tête aux derniers mots de Lysiane et lui sourit avant de la regarder s'éloigner, froissant dans sa poche quelques feuillets sur lesquels elle avait noté les noms de tous ceux qui avaient partagé la même aventure...Il lui restait encore quelque chose à faire, dans quelques jours, quand elle aurait les médailles que le lieutenant Spikelilou devait dessiner...et avant de repartir, parce qu'elle savait qu'elle ne pourrait pas reprendre sa petite vie d'avant comme ça, du jour au lendemain...Déjà, en pensées, elle n'était plus là, même si elle faisait semblant...et justement, les médailles, il fallait...

Le talon enfoncé dans le flanc d'Arès, elle pivota et parcourut les cavaliers du regard, tordant le cou à gauche et à droite...Elle était où ?? Elle l'avait bien vue, pourtant, au rassemblement ! Faisant quelques pas vers le centre de la place, elle se dressa sur ses étriers, les yeux plissés, scrutant les ruelles alentour, et se pinça les lèvres...Elle partait...Elle aurait bien du deviner..Indécise, elle tourna la tête et regarda le sénéchal en pleine discussion avec les compagnons...S'approchant lentement du groupe en flattant l'encolure de son cheval, elle attendit que la conversation se tarisse pour parler, juste avant qu'ils se dispersent tous


Merci à vous, compagnons, pour cette aventure dans laquelle vous avez perdu des écus, des épées, des boucliers...du temps, peut être aussi...mais où vous avez gagné l'essentiel, le respect. Fière de vous tous !!...mais les mots n'exprimeront jamais jusqu'à quel point alors autant les économiser...RENDEZ-VOUS ICI, DANS....VOUS RECEVREZ UN MESSAGE ! ...en attendant, faites la fêtes ! buvez comme des soudards dans les tavernes, travaillez mais pas trop...et à bientôt !

Marquant une pause, et s'adressant à l'irremplaçable sénéchal de Maxima


Sénéchal...Bon vent pour la suite ! et si vous vous ennuyez à mourir et avez envie de vous retrouver encore dans des situations impossibles et y laisser votre second genou, faites le moi savoir, vous trouverez bien un moyen ! je pourrai certainement vous aider !

Sans attendre de réponse, elle lui sourit et tourna bride, traversa la place en contournant les étals des petits paysans et tournant à l'angle d'une taverne, s'engagea dans la ruelle qui descendait aux portes de la ville...Au frémissement des oreilles d'Arès, elle savait qu'il l'avait déjà sentie, la blanche Kemya, et qu'il allait sur sa trace. Elle le laissa faire, ouvrant les doigts juste assez mais pas trop...elle savait le prix d'une cavalcade effrénée sur les pavés glissants de cette ruelle en pente et son épaule aussi, qui parfois lui rappelait une gamelle mémorable à cet endroit. Elle sourit..Droite, altière, elle marchait à côté de sa jument, le lieutenant maître d'armes, sa crinière rousse se balançait dans son dos, et elle allait la rejoindre. Mettant elle-aussi pied à terre, elle passa les rênes à son coude et allongea le pas pour la rattraper, et sans tourner la tête, continua à avancer en réglant son allure sur la sienne


J'ai déjà acheté le bois..de la meilleure qualité. Et je l'ai laissé aux intempéries pour qu'il travaille et vieillisse juste comme il faut...j'ai aussi une voile, que Lysiane a tissée, juste avant notre départ en Anjou...Il en faudra une seconde, je crois...

Ralentissant son cheval, elle le poussa contre le mur et continua à avancer derrière la blanche pour laisser passer une charrette avant de remonter à ses côtés, à l'entrée du pont, et reprit, toujours sans la regarder

Pendant ma convalescence, en Anjou, j'ai fait venir des tas de livres de marine et j'ai appris les rudiments de l'astronomie, et d'autres choses...Deux pour guider le bateau, et un équipage compétent, on doit pouvoir trouver ça sans trop de mal.

Glissant un regard de côté, elle fit quelques pas sans parler, retenant ce qu'elle aurait voulu lui dire...qu'elle comprenait que c'était difficile mais qu'il fallait voir les qualités de celui qu'elle fuyait et pas seulement... lui dire...lui dire quoi ? Elle le savait bien, que lui aussi, parfois, il souffrait... Non, non...pas parler de ça...Trop personnel


Vous avez le temps d'aller à Tastevin, lieutenant...De faire vos affaires là-bas, de ramener votre fils...Je vous attendrai, pour le bateau..Mais ne partez pas avant la remise des médailles que vous avez dessinées...et que j'aurai tellement d'émotion à accrocher à votre veste, même si je sais ...Quelques jours seulement, lieutenant. Restez !

Elle arrêta son cheval et enfin regarda le lieutenant dans les yeux avant de risquer un sourire vaguement interrogateur



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spikelilou
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Dim 7 Nov 2010 - 1:36

D'un coup elle ne savait plus... la rousse qui avait pourtant décidé de revenir chez elle, si vraiment elle allait le faire.
Elle marchait au côté de sa jument, n'entendant plus que le claquement des sabots sur les pavés de la capitale.
Comme une amertume à la bouche, elle avala difficilement...

Pas même un regard aux étals garnis, elle était perdu dans ses pensées... passer peut-être à leur maison forte avant de regagner l'Artois pour régler ou alors y rester. Insensiblement, elle ralentit la marche en commençant à monter à la ruelle, regardant droit devant-elle.
Qu'avait-elle donc espéré en faisant avec les comtois et le sénéchal ?... retrouver ce qu'elle avait perdu ce jour en Champagne et auquel elle ne s'était pas attendu ?
Les claquements d'autres sabots la firent sortir de cette sorte de torpeur désagréable et déjà elle poussait sa jument qui d'un coup dilatant ses naseaux, respirait plus bruyamment, sur le côté droit de la ruelle. Elle eut sourire en reconnaissant cette voix et continua à marcher sans se retourner. Au fur est à mesure des paroles que Lothilde lui disait, elle ralentit un peu... mais s'écarta brusque pour laisser une distance plus importante entre elle et la charrette qui les croisait et lança en réponse dans le bruit des roues qui crissaient...


Oh... j'ai fait ça aussi... à l'abbaye... de compulser des traités de navigation, ma dame... seulement, je n'ai pas fait études.

Mais... mais.. je peux vous faire la deuxième voile... ça sera ma contribution au navire.

Spike regardait toujours droit devant elle, même si elle avait encore ralenti... et remonté sa main plus proche de la bouche de la blanche qu'elle sentait fibrer le long de ses flancs et marcher plus sur les pointes... Décidément cet Arès ne la laissait pas indifférente...


Oh... la médaille... si...
Rester ?
Je dois rester pour... mais cet homme... je suis sûre qu'il préfère que je sois loin...
Rester ?... diantre... !

L'ancienne militaire s'arrêta net, la main un peu crispée aux cuirs... et tourna la tête, se retrouvant avec le regard de la femme plongé dans ses mers. Elle le soutint un moment... et au sourire qu'elle lui offrit, elle secoua quelque peu la tête comme pour se dérober à peine et finit par lui rendre un qui ressembla plus à une grimace.


Dame Lothilde... je reste mais que peu.
Mon fils me manque depuis tout ce temps... et l'abbaye attend sur les écus des fûts pour acheter de la nourriture.
Qu'un peu, je vous dis.

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lothilde
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Lun 8 Nov 2010 - 22:47


Promis !! Que peu, comme vous dites, lieutenant, ce sera suffisant ! et je comprends que vous vouliez retrouver votre fils...vous avez cette chance que je n'ai pas, d'avoir... Alors...demi-tour ? Chez moi, c'est par là !

Pointant dans son dos la ruelle qu'elles venaient de dépasser en riant, elle remonta la main sur les rêves à la bouche de son étalon, fermant un peu les doigts pour le rappeler à l'ordre et amorça un demi-tour

de toutes façons, je quitte la Franche-Comté aussi, lieutenant, et le plus vite sera le mieux. On pourra mettre la jument dans l'écurie des poulinières...La Belette..c'est ma servante, vous verrez, elle est horriblement bavarde, pire que moi !...mais elle cuisine divinement et ça nous changera du maïs. Ce soir, je fais tous les courriers...Demain, Aquin apporte les médailles, après-demain c'est terminé...On part chacune de notre côté faire ce qu'on a à faire, et on s'occupera de ce rafiot. ça vous va ?...je maîtrise les connaissances maritimes de base et l'astronomie...Inutile de vous dire que le sénéch...que ne pas me perdre sur terre est déjà une sorte de...miracle, mais alors sur mer, je pense qu'il faudra invoquer quelques divinités supérieures...Mais...Depuis le temps que j'en rêve !

Terminant par un sourire, elle ne laissa pas le temps à la rousse de contester et attendant qu'à son tour elle fasse pivoter sa blanche et se mette en marche à ses côtés; elle reprit, plus sourdement

Cet homme...le sénéchal...je ne crois pas qu'il préfère que vous soyez loin, lieutenant, non, je ne crois pas...Je crois qu'il aime être libre de toute entrave et que sans doute, il n'est pas fait pour mener une vie paisible sans s'ennuyer..il est...un peu comme moi, je crois. C'est moins l'amour pour la guerre qui nous guide que le besoin de se sentir vivre..Je ne sais pas, lieutenant...je me trompe peut être...Il faut être capable de l'aimer...de loin et l'accepter comme il est, parce qu'il ne changera pas ! Personne ne change....et c'est bien comme ça...non ?

Souriant en coin en haussant une épaule

prenez-le comme il est...Profitez de sa présence quand il est là, et souriez quand il part même si vous pleurez à l'intérieur...qu'au moins il n'en sache rien. Et montrez que vous êtes capable de vivre sans lui, puisque c'est vrai ! Mais ...excusez-moi, je ne crois pas avoir de conseils à vous donner...Nous sommes arrivées, lieutenant ! Ruelle des amants ! ça ne s'invente pas, hein ! Eh bien c'est là que j'ai mes pénates...Vous êtes chez vous !

Poussant du pied la lourde porte, elle s'engouffra sous le porche et précédant la rousse maître d'armes, s'engagea dans l'allée des écuries, levant les yeux au ciel en voyant apparaître la Belette, plus grassouillette que jamais, qui courait à leur rencontre les deux mains agrippées à sa jupe. Elle avait fait rôtir une oie ? Parfait...Les étuves étaient prêtes ? Encore mieux...Non, elle ne reviendrait pas sur sa décision et elle partirait bientôt...et oui, elle pourrait rester...et oui, la dame passerait la nuit ici et oui, il fallait aller lui préparer une chambre...laquelle ? Celle qui ouvrait sur le jardin, oui, ce serait très bien...Pfff...Décidément, elle avait oublié à quel point elle pouvait être assommante..Poussant un soupir de soulagement de la voir repartir à toutes jambes vers la maison, elle termina les soins à son cheval et remonta l'allée en compagnie de la rousse.

Propres, rassasiées...Il ne lui restait que..miséricorde, des dizaines de missives à faire parvenir. Seule dans sa chambre, de sa table repoussée prés de la cheminée, elle regarda la nuit tomber sur le clocher de la collégiale et poussant un soupir, se mit à écrire


Citation :

Compagnon,

Merci à vous, qui n'avez pas hésité à ranger vos râteaux, rabattre les auvents de vos boutiques, et revêtir l'armure de guerrier pour une cause qui vous a semblé juste : rappeler que les comtois ne se font pas écraser sans riposter.
Vous avez été blessé, vous avez eu faim, vous avez eu peur...Certains ne sont pas revenus d'Anjou. Mais votre combat n'a pas été vain.

Je sais qu'une médaille...ne compte pas beaucoup pour les vrais combattants, et que toutes celles que vous avez reçues doivent dormir au fond d'un coffre. Celle-ci leur tiendra compagnie ! Elle est le symbole de votre courage et de votre hardiesse, mais aussi celui de votre appartenance à cette compagnie Maxima Sequanorum que vous avez si bien servie !



Avec mon plus profond respect

Lothilde Adams de Melincour
Pour les Compagnons de Maxima Sequanorum
le 8 Novembre de l'an de grâce 1458

S'étirant en reposant sa plume d'oie, elle sourit à la pile de parchemins fermés et scellés qui partiraient aux aurores, pour certains fort loin de Franche-Comté. Sauf le dernier, qu'elle plia consciencieusement avant d'aller le glisser sous la porte de la chambre du lieutenant, sur la pointe des pieds. Et revenant aussi silencieusement à la sienne, elle plongea sous sa courtepointe et ferma les yeux.



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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Sam 13 Nov 2010 - 1:18

Au matin du 13 novembre à Dole

Adrien se leva les courbatures plein les bras et la fatigue encore présente. Il avait passé la soirée chez Aquin pour l'aider à terminer son projet à temps. Après s'être habillé, il mit ses chausses, et prit avec lui un coffre de moyenne taille, le bois était vieux mais le coffre était encore résistant. Après avoir parcouru quelques ruelles dans le froid hivernal de la ville, il s'arrêta devant une maison qui avait son charme et qu'il connaissait très bien, celle de sa suzeraine. Il commença par pénétrer dans les lieux, toujours avec le coffret dans ses bras, il se présenta devant la porte. Il remarqua que les volets étaient encore fermés, mais il frappa comme même, quelques bruits métalliques plus tard, la Belette l'accueillit avec un large sourire. Le hérault trouvait cette dame fort sympathique mais avec un coté pipelette comme même...

Adrien répondit à la série de question, oui le chemin c'est bien passé, non je reste pas mangé, oui je connais le caractère de la vicomtesse quand on l'a réveil à cette heure,... En bref, Adrien posa le coffre sur la table attenante et il s'assit sur une chaise en attendant que la Vicomtesse se réveille, se coiffe, s'habille, se regarde dans la glace... il bailla. Une fois que la dame descendit de son couchoir, Adrien se leva pour la saluer, et il lui présenta le contenu du coffre:


- Vicomtesse, voici les médailles, ne sont t'ils pas magnifiques ? J'ai aidé Aquin hier soir pour les finir à temps...

Le forgeron ajouta avec un grand sourire:

- On va sur la place pour la distribution?

Adrien contempla une dernière fois le chef d'œuvre d' Aquin.

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Il sied au progrès de respecter ce qu'il remplace.
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Sam 13 Nov 2010 - 9:41

Encore un peu hésitante même si elle ne montra pas, elle fixa un moment Lothilde... puis écarquilla les yeux de surprise.

Euh... chez vous, ma dame ?
Oh... je... enfin...
Je ne voudrais vous déranger.

Lentement elle fit pivoter sa blanche lui tournant le nez et qui fit presque sur ses antérieurs.
Diantre elle lui offrait l'hospitalité cette femme... jamais elle n'avait pensé que cela put un jour arriver.
La rousse lui emboîtait le pas, souriant un peu au propos sur la navigation et les projets.


Avec les poulinières... bien...

Mais d'un coup... de l'entendre se mêler de ses affaires avec le sénéchal...
Au porche, elle était blême... et faillit faire demi-tour et lui lancer... qu'elle ferait bien de fermer son clapet... et de se mêler de ses oignons...
Brusquement, elle leva sa main et frotta machinalement à plusieurs reprises le dos de sa main à sa pommette gauche en serrant les dents. Pouvait-on être plus bavarde que cette pie... elle doutait...

Elle pénétra tout de même derrière elle, sous le portique, incapable de répondre à cette femme sans l'entailler et la mordre. Elle aurait bien choisi de dormir avec sa jument pour échapper à la vicomtesse qui se mêlait encore et encore.
L'ancienne militaire hocha la tête plusieurs fois pour faire réponse qui devait rester polie.

Pourtant elle accepta étuves et chambre et nourriture qui aurait fait tomber n'importe qui après ces mois de campagne... mais si tendue et sans desserrer les dents qu'elle n'en profita pas et lorsqu'elle entendit les pieds nus qui glissaient devant la porte, elle ne dormait pas encore, amère de n'avoir pas osé tourner les talons à la dame.
Elle plissa les yeux au feuillet clair dépassant d'un coup sous la porte et qui renvoya la lumière orangé des petites flammes à la cheminée.
Se relevant, sa lecture lui fit oublier un peu... avant qu'elle sombre au sommeil.

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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Mer 17 Nov 2010 - 4:30

L'odeur âcre de la fumée rabattue par le vent qui s'engouffrait en rafales dans la cheminée l'avait réveillée avant le jour...et impossible de retrouver le sommeil. La couverture rabattue sur la tête, roulée en boule pour tenter de se prémunir du froid qui était arrivé brutalement, elle repensait au geste instinctif du lieutenant Spikelilou... cette façon qu'elle avait toujours de passer le revers de la main à sa joue qui dévoilait sa colère mieux que les mots...elle avait une cicatrice, là...elle devait signifier autre chose qu'une petite blessure de rien du tout pour y revenir toujours dans les moments difficiles...Mais quoi ! si elle ne voulait pas qu'on parle du père de son fils, il ne fallait pas qu'elle en parle elle-même ! Elle devait bien se douter qu'elle lui répondrait, et qu'elle lui trouverait des excuses, aussi. Après tout, c'était son sénéchal et elle le connaissait assez bien, tout de même, pour affirmer qu'elle se trompait, et qu'il ne l'avait pas repoussée...c'est elle qui le fuyait, cet homme, comme elle l'appelait...Cet homme il était comme tous les autres. Les chaînes trop serrées, ils n'ont qu'une envie, les casser...Heureusement qu'elle ne lui avait pas dit ça , ni raconté qu' elle lui piquait les liens qui retenaient ses cheveux prisonniers ! Mon Aristote ! à tous les coups elle aurait eu droit à une lame acérée entre les omoplates pour une simple galéjade...enfin, peut être pas seulement...mais ça, elle était seule à le savoir..Tiens d'ailleurs, il fallait qu'elle pense à lui redonner à lui, tous ces liens...Qu'elle en trouve un seul chez elle, le lieutenant maître d'armes, et elle ne donnait pas cher de sa peau. Se défendre contre une rousse ivre de colère, c'était perdu d'avance...et sans raison....Ils étaient où, d'abord ? La dernière fois...Ah ! oui ! dans le petit coffret sur la table du grand vestibule...Son fils...Il ressemblait à qui ? Elle parlait de lui mais n'en disait rien qui permette de l' imaginer..roux comme les feuilles d'automne, lui aussi ? futur géant ? Futur râleur ? Il avait de qui tenir et bon sang ne ment pas...Elle avait eu souvent la tentation de lui poser des questions mais s'était retenue de peur d'avoir à prononcer le nom qu'il ne fallait pas..comme tous les compagnons, d'ailleurs..Tous dressés à se taire...drôle de situation, tout de même...Dommage...Elle allait aller le chercher, ce fils... et qui sait, il viendrait peut être sur le bateau, lui aussi !...

Soulevant une paupière en repoussant à peine la couverture de sa figure, elle cligna un oeil au soleil pâle d'hiver qui pointait dans un ciel limpide que les bourrasques avaient dégagé pendant la nuit et se recroquevilla aussitôt aux pas pesants de la belette sur les dalles du corridor..A l'arme !! tous aux abris ! L'entendre pérorer dès le matin était une épreuve inhumaine à laquelle elle n'avait jamais sacrifié. Sans bouger un orteil, elle l'écouta fourrager dans la cheminée, remettre des bûches, et sous ses cils baissés s'amusa de la voir céder à son petit rituel quotidien . Un balayage complet de la ruelle, le buste tellement penché au-dessus de l'arcade de peur de louper un commérage qu'un jour où l'autre, elle basculerait cul par dessus tête sans que ça la surprenne, commentaires pour elle toute seule sur les passants matinaux, ramassage avec force soupirs des vêtements qui jonchaient le sol, et retour vers la porte, les bras chargé de son petit foutoir....Une fois la porte refermée, elle pouvait quitter son nid de plumes en toute quiétude,..Tendant soudain l'oreille aux voix , elle s'habilla en vitesse... Adrien ? Si tôt ?? Et le lieutenant Spikelilou ? Debout déjà ? Bigre...Elle trouvait le moyen d'être prête la dernière, comme souvent...Comme toujours, en fait, elle devait au moins une fois avoir l'honnêteté de le reconnaître.
Dévalant les escaliers, elle fit irruption dans la grande salle et saluant les deux compagnons, les invita de la main à passer d'abord aux choses sérieuse : un brouet de maïs fumait dans les écuelles Elle s'installa à sa place habituelle, au bout de la longue table, le dos à la cheminée et prit entre ses mains une médaille


Magnifique...merci, Adrien ! Je passerai chez Aquin pour le remercier, lui aussi ! Sur la place ? ...Non, je crois que....cette aventure est celle des compagnons, peu de comtois la connaissent, et moins encore s'y sont intéressés...J'ai écrit des missives, pour chacun, et une fois glissée la médaille qui lui revient...un messager leur portera. Et j'ai fait une affiche officielle pour le scriptorium...et une autre que je te donne pour que tu l'affiches sur la place, avec les noms....j'ai remarqué déjà que ce sont les plus jeunes qui un jour demandent qu'on leur raconte l'histoire de leur région...Nous ne serons plus là pour leur raconter, c'est pour ça que je l'ai écrite...

Levant son verre d'hypocras, sourire en coin

Lieutenant..heureusement que vos yeux ne sont pas des épées, sinon je crois bien que je ne serais plus en vie pour boire ce breuvage en votre compagnie...je me trompe ? Alors pour cette terrible envie que vous avez eue de me faire passer de vie à trépas, qui ne m'a pas échappée....vous êtes dans l'obligation de trouver le nom de baptême de notre futur navire !...Tiens, Adrien...voilà les noms des compagnons...J'irai sur la tombe de ceux qui ne sont pas revenus...
Mangeons !! maintenant ! et buvons en leur honneur..


Citation :

Ces 66 compagnons se sont engagés librement, pour défendre leur honneur
Tous ont combattu bravement et loyalement le brigand de Penthièvre,

Qu'ils soient ici remerciés !

La Compagnie de l'Edelweiss
- Cameliane (gouverneur)
- Crabzut
- Rudolf
- Offspringmic
- Ntil_
- Legolas
- Emeric_de_bourgogne
- Lanfeust41
- Bernardo
- Yoyo
- Christophe
- Morille
- Lionelpsl
- Mirialia

La compagnie Maxima Sequanorum

- Lothilde (gouverneur)
- Zephirin (sénéchal)
- Adrien72 (gouverneur en second)
- Greenwarrior (porte-drapeau)
- macricri
- Derdekan
- Epsonstylus
- Jasona,
- Bensira,
- Jennlastar,
- Makita
- Danytr mort au combat
- Kermaud de Rosmadec
- Renaude_Dubois
- Wiloose
- Brieucdeguérande mort au combat
- Imladris
- Djphilou
- Gundard
- Sire-Binou
- Spikelilou
- Jeangui
- Magnusvonwolf
- McAneyth
- Lassa
- Chnodomar

La compagnie des Sans Braie de Luxeuil

- Osadus (chef de camp)
- Mael_du_haillon
- Derborence
- Lejuanais
- Khalanelder
- Mousseline

Les Dragons
- M.e.r.o.v.e.e (chef)
- Fred64
- Kitry
- Dameyseult
- Xavier0690
- Anja
- Deskil
- Bourrinus
- Clarence
- Achra
- Korigan

Les Indépendants
- Arnaud_Giboint
- Cdent
- Assirian
- Gaelben
- Arfée
- Sensuline
- Mathieu__l
- Lilibellule
- Kassiopée

et l'intendance qui arrive en renfort..

- Valaraukar
- Ahainepeheux



La générosité de quelques comtois a permis la création, l'entretien de l'armée Maxima, et une partie de la nourriture distribuée aux compagnons lors du long voyage vers l'Anjou. Merci à eux, sans qui nous aurions eu encore plus faim :

Messire Heylias, notable de Dole
Le gouverneur Pendarric, pour la fourniture bénévole de points d'armées
La comtesse Lysiane d'Omerach
La comtesse Macricri Adams de Melincour
Le comte Valaraukar
Le vicomte Sacrai d'Eirbal
Le Vicomte McAneyth
La Vicomtesse Lothilde

Enfin, je voudrais que soit également remise la médaille de Maxima Sequanorum au franc-comte Goclad Von Dumb, pour avoir fait voter pendant son mandat le remboursement des impôts payés par les guerriers pendant leur absence, et pour son don personnel.
Que son geste rappelle qu'il n'y a pas qu'en combattant les armes à la main qu'on fait preuve de courage !


Dernière édition par lothilde le Ven 19 Nov 2010 - 22:51, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Jeu 18 Nov 2010 - 4:03

Vesoul

Préparant son paquetage, le sénéchal tourna la tête aux bruits à la porte. Rhaa..quoi encore ? Laissant ses affaires à la table, il posa un pouce à son ceinturon et tira sur la porte en soulevant un sourcil.

Quoi ?
Un paquet de Dole.
Un paquet de Dole ? Mais..qui ..m’envoie..

Attrapant le petit paquet tendu, il fixa l’homme et glissa rapidement le regard sur sa personne avant de mettre le paquet à bout de bras pour y lire l’inscription.

Sénéchal Zephirin Blaire…

Oh..Maxima ? La gouverneure Lothilde ?
Merci compagnon

Le livreur hocha lentement avant d’écarter les yeux se reculant la tête rapidement voyant la porte se refermer sur lui.

Se dirigeant vers sa table, Zephirin poussa un peu son paquetage pour poser à plat le nouveau paquet, et s'affaira à défaire la ficelle de ses larges doigts. Il plongea les doigts et attrapa la médaille qu’il plaça sous la lumière pouvant y lire Anger -1458. Elle était jolie. La retournant, il esquissa un léger sourire au poinçon d’Aquin. Le bougre n’avait rien perdu de sa minutie même s’il avait l’habitude de faire sur les géantes machines de guerre. La portant à sa bouche pour la mordre entre ses dents, il pinça un peu les lèvres. Humm…c’était pas du bidon en plus. La retournant entre ses doigts, il extirpa du fond du paquet la missive et en fit lecture en se déplaçant vers l’ouverture de sa petite pièce. Relevant les yeux sur la médaille, il l’observa encore un fois. Vrai qu’elle était belle et qu’elle avait plus que d’autres une signification toute spéciale, car elle était la seule à porter la mention Maxima, sans pour autant n’être que celle de la Maxima. S’appuyant l’épaule au cadre de la fenêtre, il se remémora quelques moments de cette campagne d’honneur. Ce frison au pré cadeau de madame Epson, ce mors et ce filet au muret du breton mort empalé au sortir de Touraine. Cette cicatrice à la jambe et encore cette lame prise juste sous le cœur sur les murs d’Anger. Les compagnons de l’Edelweiss et l'agréable sourire du capitaine Caméliane. Ceux du Maine ou d'ailleur. Ouais..qu’il aille au diable cet Aurélien. Se passant rapidement la main à la tête, il retourna vers sa table. Il fallait finir pour repartir demain. Déposant la médaille à la poche de sa veste, le colosse artilleur fixa sa lame solidement à ses fontes.
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Jeu 18 Nov 2010 - 15:21

Ventre à terre, le destrier avança rapidement sous le commandement de sa cavalière. Elle était d'excellente humeur ce qui l'arrangea durant le trajet de deux jours. En arrivant sur la place, il henni de soulagement d'être enfin arriver. Il avait besoin d'une bonne dose de foin pour se remettre de ces deux jours sans un seul arrêt.

Jasona erra pendant un temps sur la place de Dole. Elle avait reçus la missive de Lothilde, enfin ils étaient revenus!
Ne sachant pas où ils avaient logé, elle demanda à des passants.


-Hey toi, tu n'aurais pas vu un groupe de soldat arriver à Dole? tu sais ceux qui sont partient en Anjou défendre notre honneur?


Le vieux bonhomme la regarda et haussa les épaules, se demandant surement de qui elle parlait. Il s'éloigna en grommelant.


Elle n'allait tout de même pas faire toutes les auberges! elle décida donc de descendre de son cheval et d'attendre patiemment une tête connue.




_________________

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Par Pari Refertur ! A virtute viri
Vainquons par valeur ou par ruse le succès sera notre excuse

Ex Lieutenant de l'armée de l'Ost de Vesoul; ex arbalétrière; ex CAM, ex Grand tribun, ex gendarme.
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Jeu 18 Nov 2010 - 19:34

Epson sommeillait encore, lorsqu'elle entendit frapper à la porte de sa chambre, à Genève. Elle se leva rapidement, encore étourdie, prit le châle posé sur le dossier d'une chaise et s'en couvrit les épaules, avant d'aller ouvrir. Ce n'était qu'un messager, qui lui portait un courrier accompagné d'un petit paquet. Elle lui donna la pièce et referma la porte, se jetant à plat ventre sur lit. Elle lut la lettre, c'était Lothilde. Et ouvrit le paquet, c'était une médaille.

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Ntil
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MessageSujet: Re: Retour des troupes d'Anger   Ven 19 Nov 2010 - 14:27

Genève .....

L'aube pointait son nez accompagnée de cette fraîcheur propre à cet automne hivernal.Il fallait bien le dire le début de saison était rude et il promettait d'empirer.La genèvoise s'épongeait le visage aprés une légère toilette,lorsque résonna des coups secs à a sa porte...

Si tôt....ils n' ont donc rien d 'autre à faire et je doute que ce soit le boulanger qui livrent ses miches,m'enfin c 'est beau de rêver....et une motte de beurre......allons chassons cette idée,mon pain est rassit le beurre rance me reste le lait que je ferai chauffer.

Toujours obsédée par cette image tartine et compagnie elle se dirigea vers l 'entrée,dévérouilla la porte et regarda en face d 'elle le maigrichon à la bouille endormie qui lui tendit un plis en baillant
.Ntil c est vous?C 'est pour vous ca vient ......encore un baillement qui étouffa la fin de la phrase.Elle en sourit et lui donna quelques écus puis referma la porte.

Le retournant dans tous les sens elle fini par déplier la lettre et lut à haute voix.Elle esquissa un sourire de nouveau,ben dis donc,chui gâtée,officielle et tout le tsoin tsoin......

Elle regarda la pièce de métal de plus prés et la détailla.Elle la fit passer dans ses doigts et continua de la fixer.En fait c 'était la première depuis longtemps,la dernière oulla....bref....c était loin.

Elle entreprit de répondre et s'attela à la rédaction.


Citation :
Dame Lothilde,

quelle surprise par cette matinée embrumée de recevoir cette lettre de votre main.En plus agrémentée d'une décoration.

Quoi dire?Merci.

Mais finalement cette bataille menée par le fer et qui fit couler le sang à réunit hommes et femmes sous une même bannière.Un but commun,le tout teinté de camaraderie doublé de fraternité.

Nos morts furent pleurés,mais ces combattants sont morts en guerriers,l'âme en paix car ils savaient ce combat juste.fidèles à leurs convictions et fiers de servir sous l 'étendard qui les menait vers leur destin.

Je vais ranger cette médaille,et non elle ne prendra pas la poussière,je ne sais si je la ressortirais un jour mais je sais que le souvenir de cette campagne sera toujours présent.

Peut être un jour mes enfants ou petits enfants la déterreront et là l 'histoire prendra place,cette pièce de bronze est et demeurera témoin muet qui déliera ma langue.

Peut être à un jour ,
que Déos continu de faire briller le soleil en vous,
et qu'il fasse que les hommes s'unissent de nouveau.

Ntil_
compagnon de l 'Edelweiss.

Une fois la lettre terminée elle sortit et la confia à un gamin qu'elle connaissait et lui indiqua la destination.

-Remets la lui en main propre ,demande Dame Lothilde.
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