Le château de Dole

Forum Rôle Play de Franche-Comté du jeu Les Royaumes Renaissants
 
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 [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.

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Brieuc
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Lun 14 Juin 2010 - 21:27

Brieuc suivait toujours le mouvement. La lance à laquelle il appartenait était compétente à souhait. Mais le voyage était long et le silence commençait a peser.
Il pensait à sa douce et attendait imatiement la fin de cette campagne pour la prendre, elle, d'assault!

_________________

Potius Mori Quam Foedari
Ceux qui te critiquent sont ceux qui te voudraient différent parce qu'ils voient en toi ce qu'ils ne seront jamais!
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spikelilou
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Lun 14 Juin 2010 - 21:34

[ encore plus loin... sur la route... ]

Elle ralentit l'allure à la ligne imaginaire... et arrêta sa monture... regardant tout autour d'elle...
Pas âme qui vive...
Un tremblement à peine perceptible aux doigts qui se desserraient un peu sur les rênes, la rousse prit une respiration rapide... qui ne chassa pas le nœud qui lui tordait le ventre.

Des battements qui s'amplifiaient à ses tempes, elle avala sa salive avec difficulté, c'était maintenant ou jamais...
Petites claques à l'épaule de la blanche, elle bascula en avant pour descendre sa main au poitrail, puis se redresser pour la lui remonter à l'encolure et s'y perdre aux longs crins.


Allez la belle .... comme à la bataille de Genève... on fonce.
Évite-moi juste que je me prenne une lame à travers le corps.


Encore une inspiration et reculant un pied, avançant l'autre, elle enfonça ses talons aux flancs de la blanche, la faisant basculer direct au galop...
Un pensée pour son fils Diluain... mais là elle avait déjà tout prévu au cas où...

Plus que le frappement des sabots sur le chemin qui lui résonnait à la tête et la respiration forte de sa blanche Khemya...
Il fallait qu'elles passent...
Elle regarda droit devant elle...
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Adrien72
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mar 15 Juin 2010 - 12:34

Adrien se baladait au milieu des bois avec son fidèle compagnon Azur. Il était penché sur sa paperasse impérial qui débordait de la sacoche . Il lisait les dernières nouvelles, "Le décès du seigneur de Salens", "La remise en forme du blason de Benjamin de Rorenberg". Mais, Adrien fut surpris à propos de Victorinne Von Frayer, détenant quelques lignes de titres sur le message qu'il agrippait entre ces doigts. Il était écris que "La dame actuellement dans sa résidence en sa fonction de Adjointe du Maréchal d'armes impériale était...

- Mourante !

Sa voix fit décoller les quelques oiseaux qui se tenaient sur les branches. Lui qui venait de se disputer avec elle avant de partir, voilà qu'elle était mourante maintenant. Il referma le message en silence, sortit sa gourde et but une gorgée d'eau. Il accéléra sa monture pour atteindre son objectif avant la tomber de nuit.

_________________
Adrien72

Il sied au progrès de respecter ce qu'il remplace.
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lothilde
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mer 16 Juin 2010 - 3:47

Perchée sur un tertre dont elle avait fait sa tour de guet, à une petite centaine de toises du campement, Lothilde se livrait à une observation méticuleuse de la vallée en grignotant la fin de son éternel épi de mais quotidien...Il fallait vraiment avoir faim..Des jours qu'ils se gavaient de ces grains douçâtres tout justes bons pour des pigeons, sans saveur ni vertu autre que combler la faim qui commençait à les tenailler tous...Regardant avec une moue dédaigneuse le légume à demi rongé qu'elle tenait entre le pouce et l'index, elle releva les yeux sur le grand méandre de la Loire, en bas, attirée par les manœuvres d'une gabare qui filait sur le courant, et sourit au souvenir de ses exploits sur la vieille barcasse achetée à Luxeuil qui devait achever de pourrir à l'ancre, dans un marigot...
Elle voulait acheter un navire, elle voulait voir la mer, elle voulait affronter les vagues. Et elle était au fond de la douce France, crottée jusqu'au cou, elle dormait d'un oeil, la main cramponnée à la garde de son épée, se réveillait au milieu de la nuit, le souffle court, l'oreille tendue au moindre frôlement contre la toile de tente...elle se goinfrait de maïs insipide, elle avait la peau tannée comme une paysanne...


La vie rêvée des compagnons en campagne..si je survis à cette folie, j'irai voir la mer...je le jure, je le jure, je le j....bons sang ! qu'est ce que...

Elle se retourna subitement et plongea tête la première dans un buisson, haletante...Saperlipopette...Elle devait dégager de là en vitesse...Écartant des mains les branches d'épineux, elle se mit à ramper, avançant sur les coudes, les lèvres pincées entre ses dents et les yeux rivés sur le chemin en contrebas...Des soldats ! Miséricorde...des soldats qui approchaient ! Et les compagnons ! Plus qu'à espérer qu'ils entendent ! et qu'ils aient le temps de se mettre à couvert..!! Elle ne les avait pas vu arriver, ceux-là ! Sûr que c'étaient des hommes en armes, ça, pas un simple convoi de paysans, non .. Sans relever la tête, elle s'enfonça un peu plus avant dans le fourré, grimaçant aux épines qui lui transperçaient la peau à travers sa chemise et s'immobilisa, retenant sa respiration, l'oreille tendue aux roulement des cailloux sous les sabots et aux cliquetis des armures..Tournant à peine la tête, elle entrevit l'oriflamme...Elle l'aurait presque frôlé, tenu à bout de bras par un guerrier dont elle voyait l'éclat du casque à travers les branches...Si un seul relevait la tête, elle était faite comme un rat. Elle plongea le nez dans la terre, les bras croisés ramenés sous elle, immobile. Elle avait enfilé sa vieille veste verte, toute crottée...avec un peu de chance...

Elle resta longtemps à plat ventre après le passage de la troupe. Le temps de retrouver ses esprits et d'apaiser les battements de son coeur, écoutant les chevaux qui s'éloignaient. Et soulevant enfin la tête avec précaution elle regarda la cohorte des soldats qui venaient de passer à côté d'elle sans la voir, plissant les yeux aux armes qui flottaient sur un drapeau ...Un duc ?? ...Une couronne de duc..Alors... Pas possible...le duc de Touraine, qui était passé avec sa garde...Une sueur froide lui descendit le long du dos et elle avala sa salive...C'était la deuxième armée qu'ils croisaient. Il fallait déguerpir, et vite ! la troisième ne les louperait pas...Elle n'étaient pas là par hasard...

Se remettant sur ses pieds elle se passa la manche sur la figure couverte de terre et agrippant les branches à pleines mains, descendit de son promontoire, traversa le chemin en deux enjambées et se mit à courir à travers bois en direction du campement, une main agrippée au fourreau de son épée pour l'empêcher de battre le long de sa jambe
Essoufflée, elle parcourut les dernières toises en tournant la tête de tous les côtés, à la recherche de la haute silhouette du sénéchal et contournant le chariot d'intendance, elle s'arrêta, reprenant sa respiration


Les... armées de Touraine...Celle du duc...Là...vient de passer...elles sont sur les dents...là, partie par là !

Elle tendit le bras vers l'est

On doit se cacher, sénéchal..une grange, un grotte, une église...Non, pas une église ! Il faut lever le camp...tout de suite...

Appuyant le dos aux montant de la charrette, elle regarda un instant ses mains qui tremblaient et les fourra dans ses poches, les poings fermés, et interrogea l'artilleur du regard . Il savait le plan, il fallait le mener à son terme, comme il voulait, mais il fallait...

_________________


La charte des juges a dit...
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Dernière édition par lothilde le Jeu 17 Juin 2010 - 4:34, édité 1 fois
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Imladris
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mer 16 Juin 2010 - 19:09

Imladris était de la troupe... Il avait travaillé pour cela. Son seul et unique objectif. L'Anjou, Aurelien de Penthièvre et ces traitres de comtois. Enfin, il allait laver l'affront qu'il avait dû subir lors de son passage à la mairie de Dôle. Un jour le passage des armées françaises dont avait fait partie Kilia, un jour ce pillage de Dôle qui avait eu des impacts sur sa mairie... Il avait gardé rancunes...

Ce qui le peiner le plus et ce qui l'avait poussé à franchir le pas, ce fut lors de l'action de Pontarlier... Les accusations mensongères portés à l'encontre de Lothilde et de Cameliane... Le fait qu'on l'accuse de traître. Trop était trop. Il allait passer à l'action et tant pis pour le reste. Il avait un honneur, il le laverait en Anjou.

Lors du trajet, il vit les compagnons de Maxima... Se rendait-il compte des risques qu'ils prenaient... Le premier était certes la guerre qu'ils allaient porter en Anjou... Le second serait la possible trahison de Conseil comtois... Il savait qu'ils allaient abandonnés les compagnons de Maxima... Juste par vengeance mais ils oubliaient une chose... Il y avait des comtois, des soldats comtois et d'autres comtois et alliés helvètes dans l'histoire... Leur trahison serait l'une des pires que la Franche-Comté ferait. Il le savait mais il doutait pour les compagnons.

Puis, soudain, on vint à lui pour lui annoncer la réception de certains objets et une missive. Il était étonné. Il alla voir ce qu'il en retournait et lut la missive qu'on lui tendait :


Spoiler:
 

Il sourit en pensant à sa sœur... Il était pas déçu par elle et il était également fier de son frère Sorcor.

Il prit les vêtements qui lui était offert gentillement. Si il restait coincé en Anjou, cela lui servirait. Il les plaça dans sa malle et sortit le sac en toile dont sa sœur parlait. Il constata qu'effectivement, il y avait des herbes médicinales. Il fit deux colis dont il accrocha un petit mot à chacun.

Sur le premier colis, le mot disait :

Citation :
Sénéchal,

Voici quelques herbes médicinales que ma sœur Anna-Perenna a préparé pour vous. Ce sont des herbes qui permet de guérir contre des extinctions de voix.

J'espère que vous n'aurez pas à les utiliser.

Ma lame et moi-même sommes à votre service.

Bien à vous
Imladris van Ansel
Vicomte de Voiteur, Seigneur de Charency

Sur le second colis, il y avait laissé le mot suivant :
Citation :

Lassa,

Je vous joins à cette lettre quelques herbes médicinales que ma chère soeur Anna-Perenna a pensé à vous envoyer pour votre cheville.

J'espère que cela vous aidera à guérir au plus vite.

Bien à vous
Imladris Van Ansel
Vicomte de Voiteur, Seigneur de Charency

Il regarda ses lettres... Son passage à la chancellerie lui avait donné la mauvaise habitude de signer avec ses titres, j'espère que les compagnons de maxima ne lui en tiendront pas rigueur. Il prit sa plume et écrivit à Anna.

Citation :
Très chère sœur,

C'est avec un plaisir réel que j'ai reçu votre lettre. J'en ai profité pour remettre les herbes au sénéchal et à Lassa comme tu me l'as demandé et j'ai également pris les vêtements que tu m'as envoyé.

Le trajet se passe très bien. Les français sont très accueillants, faut dire que nous ne faisons que ce qu'ils ont fait en décembre.

Par contre, je reste sur mes gardes. L'ennemi nous espionne... Je le sais. Ils savent que nous arrivons..; Une autre crainte est que notre ennemi intérieur... Tu es au Parlement, je te fais confiance pour veiller à ce que le Parlement n'abandonne pas les comtois présents dans Maxima et Edelweiss... mais je soupçonne Erine de laisser tomber ces personnes...

Fais attention à toi et ne te laisse pas enfoncer par les mensonges de certains au Parlement.

Prends soin de toi et du petit frère
Bien à toi
Imladris van Ansel

Il envoya la lettre à sa soeur par pigeon express

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zephirin
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Jeu 17 Juin 2010 - 6:24

Profitant de la traverse d’un ruisseau pour laisser boire son cheval, l’artilleur avait ensuite emprunté ce dernier pour poursuivre sa route. Le fond de petits cailloux et les petites fosses de sable étaient baigné par quelques pouces d’eau à peine. Une ou deux fois, l’officier avait baissé la tête en relevant un peu ses bottes pour éviter de s’y mouiller, laissant échapper un léger sourire. Mais sinon, son destrier semblait prendre plaisir à patauger à cette eau fraîche, sans parler de Zéphirin qui arrivait à oublier un peu des misères de cette vie à guerroyer aux routes. Le soleil perçait à peine de temps en temps laissant une fraîche à l’endroit qui était très reposante. Souvent de petites ombres rapides passaient à toute vitesse entre les quatre pattes du destrier, faune aquatique qui voyait d’un coup l’eau limpide être brouillé des particules soulevés par les lourds sabots. Baissant la tête à l’occasion pour s’éviter une branche ou encore l’écarter des mains, il avançait s’arrêtant régulièrement pour prêter oreille à la Maxima. Tant qu’il était à sa gauche des cliquetis, des parlures et sabots, il pouvait continuer.
À une petite chute, il hésita une sortie à la gauche, l’escarpement un peu abrupte ne donnerait que peu de chance à sa lourde monture, tandis qu’à droite, le passage, malgré les fourrées semblait plus facile pour rejoindre le ruisseau plus en aval. S’y engouffrant lentement pour laisser son cheval prendre l’habitude des branches à ses flancs, l’artilleur retenait au mieux les envies de l’équidé de fuir l’endroit. Débouchant sur une petite plaine, il longea les fourrés avant de stopper net à des bruits de…Sapristi…mais...ils n’étaient pas si près ? Ils auraient retraversé le ruisseau plus bas ? Se mettant lourdement un tape au visage, l’officier grommela un peu contre ces insectes piqueurs qu’ils semblaient avoir réveillé à patauger dans les eaux. Puis une autre à la nuque. Rhaa…saloperie.

Voyant sortir d’un sentier à 500 pieds un oriflamme noir… il écarta les yeux avant de se laisser tomber rapidement sur l’encolure de son cheval et de vite passer la jambe pour mettre le pied au sol. Serrant les dents en sentant son cœur vouloir sortir de sa poitrine, il scruta à la hauteur des herbes. Nom, de nom, de nom, de nom,…de mince..de arfff…..attrapant le mors de son cheval en vitesse en restant accroupie, il s’enfonça un peu à la forêt cherchant le couvert d’arbres plus imposant pour dissimuler sa présence. Pas de cheval blanc, lui disait Don Carlos chez les Castilles, y’a que les nobles pour faire la guerre avec un cheval qui ne se camouffle pas !!

Se redressant pour jeter un œil à la route, il observa le cortège quand il redressa d’un coup la tête. La Maxima !!! Bon sang !! Lothilde, Caméliane !! Pivotant la tête en vitesse à d’autres chevaux remontant à contre sens, il plissa les yeux. Une lance, pas d’arrêt, un simple hochement de tête...l’endroit grouillait de monde ! Rarement il s’était senti aussi seul, loin, inutile voir, carrément pas au bon endroit. Il laisserait passer, il fallait. Rien à faire. Lothilde sait faire..elle à du flair. Elle va savoir…Elle va savoir…du calme. Ne pas perdre une compagnie pour un homme. Ne pas mettre personne en danger. Du calme. Rester là. C’est un ordre sénéchal…un ordre. Caressant doucement la ganache de sa bête, il restait attentif et comptait. Combien ils étaient, qui ils étaient…d’où ils arrivaient…et et…allez !!! Va ! Va ! Va !! C’est le temps !!! Sortant en vitesse de la forêt, le sénéchal monta à sa bête d’un bon et longea la forêt en remontant au trot jusqu’à la piste que cette armée venait d’emprunter. La tête tournée en direction d’où ils allaient, il espérait faire sans se faire voir, possible que ce chemin le ramènerait sur la rive gauche du ruisseau. Passant au galop, il remonta sur quelques toises, jusqu’à apercevoir devant, la lance de militaire. Tirant les cuirs, il écarta le bras sur la gauche s’engouffrant avec sa bête dans les fourrés. Cette fois, pas de retenu, le sommier allait faire sa route à travers d’instinct. Les yeux à demi-fermé laissant les rennes sans aucune tension, le sénéchal ouvrit l’œil en sentant son cheval bondir pour traverser le ruisseau. Lorsque les postérieurs touchèrent sol, Zéphirin vint donner lourdement du nez sur l’encolure de son sommier et chercha équilibre rapidement. Une fois bien au ballant, il ordonna l’arrêt. Grognant en se massant le nez les yeux plein d’eau, il pencha la tête vers l’avant. Une flèche, un carreau, une épée au ventre !!! Mais pas un coup au nez !!! Se passant en vitesse le biceps aux yeux, il releva la tête en observant autour de lui. Rien. Reprenant les cuirs, il enfonça les talons aux flancs de sa bête et se lança au galop à la piste, jusqu’à voir poindre la compagnie à l’arrêt. S’évitant bien de crier, il arriva avec le bras dans les airs en espérant voir quelques officiers s’avancer vers lui.
S’arrêtant à proximité…il laissa son cheval derrière et remonta en courant vers la charrette de l’intendance d’où il vit sortir Lothilde qui gesticulait en tout sens elle aussi. S’arrêtant devant elle en posant les mains aux cuisses pour l’écouter et reprendre son souffle, il enchaîna à voix basse, se tapottant du bout des doigts le nez et les narrines à la recherche de sang.


Ouiii…je viens de les voir !! Ils sont..Ils sont tout près…il en est partout. Impossible de..de..de.rester ici et encore…de rester comme ça. Il faut avancer et faire en douce. Rester ensemble, mais... pas.. ensemble.

Enfin, il savait, lui, de quoi il parlait. Se redressant un peu, il plissa les yeux et pointa du doigt Jasona qui le regardait.
Lui faisant signe du doigt qu’elle approche, il pivota en vitesse et désigna également Binou.


Venez !!

Regardant toute la compagnie en tournoyant tout en posant le doigt à sa bouche pour que tous garde le silence évitant ainsi d’être repéré, il approcha des montures de Jasona et de Binou, il leva un peu le menton pour s’adresser à eux.

Compagnons !! Vous allez partir avec un groupe ! Discret ! Évitez les routes, prenez les sentiers. La destination est la même ! Les ordres vous seront acheminés. Vous serez plus vulnérable, mais combien moins visible et plus rapide. Allez !!! Maintenant !! Jasona !! Vous prenez avec vous ce groupe, d’ici à ici !! Foncez !!

Pointant la direction en secouant le doigt, tout en serrant les dents, il ramena la tête vers Binou.

De même mon ami ! Allez ! Vous prenez ce groupe…et vous prenez par là !! Allez !! Allez !!
Les autres ! Vous venez avec moi !!

Ramenant le regard sur la gouverneure, il s’approcha en sa direction et baissa les yeux pour accrocher son regard. Lui posant ses larges mains aux bras, il les laissa glisser à ses avant bras jusqu’à ses poignets autour desquels il referma ses doigts pour lui sortir lentement les mains des poches. À son intention, il murmura.

Ça va aller. La peur vous gardera en vie gouverneure. Sinon, je vous retrouve en enfer mon amie. Faites gaffe.

Lui lassant les mains, il recula d’un pas en redressant le cou pointant à nouveau une direction.

Je vous envoie avec eux ! Par là ! Allez Lothilde…faut dégager d’ici !! ALLEZ !!!

Pivotant pour revenir vers son cheval en vitesse, le colosse artilleur arracha ses gants de son ceinturon et les passa en vitesse. Étirant le bras en fronçant les sourcils, il attrapa le bras de Brieuc qui s’amenait à la course en direction de Lothilde.

NON , NON !! Avec moi !! Pas question !!! Vous voulez sa sécurité ? Allez !! Retournez à votre cheval !! Vous venez avec moi ! BRIEUC !!! AVEC MOI !!! C’est un ORDRE !!!
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spikelilou
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Jeu 17 Juin 2010 - 18:33

[... ailleurs... ]

Elle était passée sans encombre... et se prenait quelques jours de répits... après le voyage qu'elle avait fait depuis le nord.

Elle marchait aux ruelles observant les petits attroupements sur les places. Il lui semblait que les jours se coulaient paisiblement, car point d'agitation et de criaillerie...

Au marché qu'elle trouva peu achalandé... les prix par chance n'étaient pas trop dispendieux, car les salaires n'étaient pas très élevés et restaient des heures et des heures à l'affichage en mairie...
Elle fut étonnée de la vente si rapide de son dernier fût de la meilleure bière de l'abbaye. Dommage qu'elle n'ait pas rapporté plus...
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zephirin
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 18 Juin 2010 - 6:14

La poussière soulevée rendait la course des cavaliers difficile, chacun cherchant à remonter au mieux quelques bouts d’étoffe à leur nez. L’artilleur sentait monter en lui la peur, celle qui vous grise, celle qui vous serre les dents, celle qui vous serre les poings aux rennes. Les lourds chevaux galopaient toute allure, le groupe avançaient rapidement. Tournant un peu la tête, les autres suivaient, distant, disparaissant à l’occasion remontant sur la plus large superficie possible, sautant les clôtures des potagers, traversant les ruisseaux. À la traverse d’un pré, le lourd sénéchal relâcha le col de sa chemise et détacha en vitesse les liens à ses cheveux pour les laisser battre au vent, une lieue et c’était la frontière Angevine. Voilà, ils y étaient. Ce à quoi il avait participé depuis le début, dans les sombres locaux d’Aquin, avec la gouverneure Lothilde, Caméliane , Karnap, et bien d’autres allait enfin se réaliser. Depuis la forge de Dole, jusqu’en ses terres lointaines, il n’avait cessé d’imaginé cette arrivée de petites colonnes de partout, comme autant de petites chenilles traversant une nappe de carreaux pour y prendre la pomme au centre.

S’y penchant encore plus vers l’avant, il grimaça un peu à ce drole de goût qu'avait cette chose envoyé par Anna pour sa gorge et frappa les flancs de son Breton pour le voir remonter au devant de la colonne avant de reprendre les chemins de terre. Sapristi...les derniers vallons !! Descendant la main au manche de sa spathe, il serra les dents. Plus question de reculer maintenant, plus de regard en arrière, de l’autre coté, il fallait faire vite…très vite.

Et hop, débouchant à toute allure, sourire en coin, sur le dessus de la colline, il écarta les yeux et allongea le visage en voyant se dresser devant lui des piquets de bois acéré. Se sentant projeté par l’avant à l’arrêt brusque de son cheval empalé lourdement, le sénéchal donna lourdement au sol après avoir vu un piquet lui ouvrir la cuisse dans son vol. Et un coup de pied aux flancs, puis un autre et un autre. Les bruits s’étaient tus, la lumière tamisée. Crachant le sable cherchant à ouvrir l’œil, il roula au mieux sur le coté, une fois, deux fois, trois fois. S’il y avait, il était en plein dans un rang de fantassins. Protégeant sa tête, cherchant à attraper son couteau, il accumulait les coups de pied en expirant lourdement, crachant le sable et le sang qui se mélangeaient à sa bouche lui compliquant la respiration.

AAAAAAAIIIIEEEEE !!!!!

Le charpentier laissa échapper un long cri le menton au sol. Une tranche d’épée au bras lui fit rageusement refermer sa large main au pied de l’assaillant le projetant au dos sur le sol. Un genou au sol, Zéphirin attrapa une lame et chercha à se relever, se débarrassant de sa besace qui lui pendait au cou, mais ses efforts furent vain, il replongea durement le visage au sol après un coup de gourdin à ses omoplates qu’il avait cru entendre se briser comme du verre. À nouveau, les bruits étaient partis, ses yeux refusaient d’ouvrir, il pouvait sentir encore l’impact exacte de la pièce de bois. Il serra les dents et les yeux, enfonçant ses doigts dans le sol à un coup de pied à sa joue et se retourna de peine sur le coté pour cracher ce qui lui obstruait la bouche, se débarrassant au passage de cailloux ou de dents. Soudain, il remarqua un ordre, celui d’avancer, pouvant de son oreille au sol remarquer des déplacements et un silence de plus en plus présent. Des lamentations aussi autour. Glissant la tempe au sol cherchant à voir autour, l’artilleur pu ouvrir un œil et remarquer quelques corps, mais, était-ce des siens ? Sur le coté, ramenant un peu les jambes contre lui, le colosse sembla soudainement sentir un vent plus froid. Posant lentement sa tête au sol, il ferma à nouveau les yeux, laissant entendre un long soupir.
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spikelilou
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 18 Juin 2010 - 7:07

Depuis l'endroit où elle guettait l'arrivée d'un homme qu'on lui avait demandé d'accueillir elle eut comme un frisson... un comme elle avait eu il y a si longtemps maintenant.
Sa pensée glissa direct à son fils...
Diluain... non.. non... il était avec le père abbé bien au chaud à l'abbaye...

La rousse se remit en marche avec ce malaise qui s'étendait, s'infiltrant à tout son corps... faire son travail et se débarrasser de ce sentiment désagréable...
Elle scruta aux remparts et à la porte. .. attendant de longs moments...
Tout semblait calme... pas de changement.... pas d'embauche...

Rahhh et ce type qui n'arrivait pas...

Et d'un coup ces conversations qu'elle avait surprises au passage dans le marché lui revinrent à la mémoire... des noms qu'elle connaissait... un de son arrivée comme soldat à l'armée il y a maintenant si longtemps qu'elle ne connaissait que Bralic et cette femme, de nom et de loin.... cet homme bizarre qui semblait faire rêve tout éveillé... et un autre encore... qu'elle avait côtoyé autre fois à Genève dans la MS...

Secouant sa crinière pleine de petites gouttes de rosée, elle repassait la porte et remontait la ruelle vers l'église... s'occuper de sa blanche... elle battit des paupières comme pour faire passer le malaise qui grandissait encore...
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Wiloose
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 18 Juin 2010 - 9:44

Maintenant, on y était! Wiloose ressentit pour la première fois ce nœud au ventre, cette crispation insoutenable, lorsqu'ils furent à proximité des troupes ennemies. Des soldats français, en grand nombre, battaient la campagne. Mais il était encore trop tôt... Français n'est pas Angevin !
C'est tapi dans les ronces qu'il laissa passer la cohorte, alors qu'Adrien, son chef de section, lui faisait signe d'être aussi silencieux qu'une tombe, ou que les élus comtois au sujet du pillage de Dole. Une fois hors de danger, c'est par petits groupes que la compagnie évolua...

Hors des sentiers, ce n'est plus ses compétences en équitation mais sa complicité avec sa monture qui guidait Wiloose. Traverser un ruisseau en prenant garde de ne pas chuter, couper à travers un champ de blé, franchir les vallons qui s'enchainaient, toujours en gardant pour point de repère le Sénéchal qui cavalait à vive allure. A ses yeux le Maine ne finissait plus, combien de lieues allait-il encore parcourir ainsi?

Encore une satanée colline! s'exclama le jeune Vésulien. Il la contourna, préférant emprunter un moment ce petit chemin au demeurant agréable plutôt qu'entamer une nouvelle ascension. Un long cri, plus haut, le fit sursauter. Oidche Foghar se cabra, lui aussi l'avait reconnu. Ils foncèrent sur ce sentier qui ne semblait plus finir.. Sur la route devant eux, un groupe de cavaliers leur faisait face, le bruit de leurs lames déchirant l'air alors qu'ils s'élançaient. La bride à gauche, Wiloose quitta le sentier, guidé par les cris des fantassins. Il arriva dans leur dos, alors qu'ils encerclaient Zéphirin.


Sénéchal!
Galopant vers la troupe, Wiloose dégaina son épée. L'ordre d'un capitaine fit avorter son projet de prendre à revers les fantassins. Plusieurs se retournèrent, leurs longues lances pointés sur le cavalier. Il tenta de les briser avec sa lame.. ne put en dévier qu'une, alors qu'Oidche fit une impressionnante cabriole pour esquiver tant bien que mal ces piques acérés. L'un d'eux vint se planter dans le bras du jeune homme, qui décolla de sa monture, son épée tourbillonnant dans les airs. Il fit une lourde chute sur le dos, et sa tête heurta la caillasse. Inconscient, une plaie à la tête et le bras déjà parcouru par de petits ruisseaux rouges, c'est ainsi que Wiloose termina son périple sur les terres françaises.

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A long terme, nous serons tous mort JMK
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Cameliane
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 18 Juin 2010 - 11:16

Se séparer, la meilleure stratégie, les uns suivant le ruisseau près de la plaine, les autres traversant la forêt. Elle cheminait en tête, suivie par la moitié de ses compagnons, baissant la tête pour éviter le fouet des branches, la carriole guidée par sa gouvernante suivait à bon train. Dame Lothilde et quelques uns de ses compagnons cheminaient à leurs côtés...

Après plusieurs heures de longue marche, ils firent une pause afin de se désaltérer et laisser courir ses enfants qui ne tenaient plus en place dans la charrette. C'est alors qu'un pigeon aux reflets bleutés arriva, bien dressé à les retrouver où qu'ils soient. Elle se doutait bien que l'appât du grain le faisait toujours trouver sa route. Tout en déroulant le petit parchemin, elle s'éloigna et prit place sur un bas rocher...


[musique à écouter pour le côté bien triste : https://www.youtube.com/watch?v=ISfPnCFXT6g&feature=related ]

Citation :

Ma Capitaine,

Je vous écris ces quelques lignes pour vous annoncer qu'une armée nous a tendu une embuscade. Nombreux sont nos compagnons grièvement blessés. Je ne saurais dire avec exactitude le nombre de ces attaquants, la bataille fit rage, une chose est sûre ils furent bien plus en force que nous, et après avoir laissé la plupart d'entre nous se vider de leur sang, ils sont repartis aussi vite qu'ils ont surgit. La région leur est connue, des guetteurs leur auront sûrement donné notre position dans la plaine.

Ma dame, je fais mon possible pour que les plus vaillants puissent emmener sur civières nos frères trop blessés pour marcher à la ville la plus proche et reprends la route dès que possible avec nos camarades afin de vous rejoindre.

Votre dévoué,
Que Déos nous garde !



Son bras retomba le long de son corps, le vélin s'échappa de sa main et voleta au sol... La gorge serrée, les yeux noyés de larmes elle ne sut que faire, que dire.... Pourquoi ce général d'armée avait-il agit ainsi... Aurelien de Penthièvre n'avait-il point pillé l'une de leur ville...?

Elle ne comprenait plus... Ainsi le fait d'appartenir à un souverain obligeait les hommes à ne pouvoir rendre justice par les armes ? A jurer fidélité et loyauté sans être entendu en retour lors d'injustice ? Pour elle, sans dieu ni maître, à part l'amitié qui la poussait à agir, elle ne pouvait comprendre ces allégeances qui en définitive n'apportait nul soutien, nulle satisfaction... Que faisait donc ce Roy pour ses sujets... rien...

Un long moment s'écoula lorsqu'elle pu enfin prendre parole.

- Compagnons ! Je reçois une missive... Nos frères helvètes et comtois qui prirent l'autre route sont tombés dans une embuscade cette nuit ou au petit matin je ne sais.... et je ne sais encore combien ils sont, lesquels sont les plus grièvement blessés... Nous devons continuer coûte que coûte notre route, il en va de notre honneur ! Prions pour eux !

Ils se recueillirent tous, tête baissée, mains croisées, en une prière silencieuse...

Puis elle rejoignit Lucia, la gouvernante, s'adressant à elle à voix basse...

- Tu sais ce qu'il te reste à faire s'il venait à m'arriver pareil malheur... Et écoute... je crois même que le mieux est que tu fasses demi tour... maintenant... reprends le même chemin, tu sauras ? Vers l'Est... Rejoins nos hommes dans la ville où ils ont fait étape, rejoins les...

Puis elle prit ses enfants dans ses bras, se retenant de pleurer encore et leur parla calmement mais d'un ton ferme. Ils se calinèrent un long moment, trop jeunes pour tout comprendre du monde des adultes, dans leur innocence qui leur faisait croire que tout se terminait bien comme dans les comtes que leur lisait leur père le soir lors du coucher. Elle les hissa dans la carriole, rabattit la bâche et agita la main, retenant ses lèvres de trembler, dents si serrées les unes contres les autres que sa mâchoire en fut douloureuse, mais la douleur dans son coeur était pire encore... Lucia mit la charrette en branle et lui fit faire demi tour...

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Il faut tenir une décision non parce qu'on l'a prise mais parce qu'elle est bonne.


Dernière édition par Cameliane le Ven 18 Juin 2010 - 12:53, édité 1 fois
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Imladris
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 18 Juin 2010 - 11:32

Imladris était là avec ses compagnons d'armes. Il se remémorait ses quelques mois à l'armée à chasser des brigands et notamment sur les terres de ses alliés bourguignons. Cette période-là lui avait donné l'importance de l'Alliance des Deux Bourgognes comme il l'aimait de l'appeler.

Mais aujourd'hui est un autre jour, il était sur le qui-vive. Une armée française était proche d'eux. Elle battait pavillon mainois... Le Maine, le second comté qui avait été pillé par les sbires d'Aurelien... Normalement, ils étaient des alliés objectifs contre ce vil brigand.

Mais une fois sur la colline tout changea... Une embuscade!!! Le sénéchal avait été le premier à se faire attaquer par des fantassins... Wiloose était parti le seconder alors que d'autres fantassins arrivaient ailleurs... Imladris se retrouva aux prises avec eux. Il dégaina son épée qu'il aurait préféré utiliser contre des brigands angevins... Mais il devait se défendre.

Il para les coups de lance de certains piquiers mais il se retrouva vite submerger... Même pas le temps de porter un coup que lui, en recevait deux. Il pensa à sa soeur et à son frère... Il resterait envie malgré le sang qui commença à couler de ses bras. Le dernier coup fut porter par derrière et s'évanouit...


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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 18 Juin 2010 - 18:11

La chaleur à cause de la chevauché, la lassitude, la fatigue, l'énervement, voilà tout ce que ressentait Jasona. Des heures qu'ils étaient là. Elle ne put retenir un bâillement sonore.

Sursautant en voyant une sorcière sortir des fourrées! Essayant de trouver son fourreau accroché à sa selle pour dégainer son épée, elle reconnue Lothilde. Les yeux ronds, elle la regarda gesticuler avant de comprendre qu'une armée française arrivait!
Le Sénéchal arriva lui aussi dans un mauvais état, comme Lothilde, elle se demanda où ils étaient passé tout les deux.

Suivant les ordres de Zephirin, Jasona talonna sa monture et par un geste de la main, pria les soldats désignés de la suivre.

Durant le voyage, ils rencontrèrent des cavaliers et des personnes à pieds. Ne voulant prendre aucun risque, ils se cachèrent pendant que les badaud passaient. Ce n'était pas facile de passer inaperçu avec des chevaux et une poignée d'homme. Mais personne ne leur accordèrent un regard.

Tout en continuant la route, le Lieutenant constata qu'il ne lui restait plus beaucoup de nourriture. Si cela continuait, elle allait mourir de faim! Elle espérait bientôt arrivé au point de ralliement.

Qu'elle avait été idiote de grignoter le long du chemin, il ne lui restait plus de réserve. Mais dans son état, elle avait faim constamment. Elle espérait que sa n'allait pas la faire accoucher tout de suite ou sur la route, il ne fallait pas s'arrêter.
Au pire, elle essayerait de se retenir...

Elle pensa à Jenn qui devait avoir réussi à prendre un autre groupe et à Makita qui devait s'arrêter dans un village pour allez voir les moines. Comme si c'était le moment! bon, elle voulait peut être voir si ils étaient plus beaux qu'à Vesoul.

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 18 Juin 2010 - 20:51

Brieuc serrait les dents! Il ne décolèrait pas. Mais les ordres... il savait qu'il fallait respecter les ordres. Il suivit donc le Sénéchal Zéphirin jusqu'au moment de tomber sur ce parti de fantassins. Epée au clair, il se mit à tailler autour de lui comme un fou le sable lui brulait les yeux il n'y voyait quasi plus rien...
Puis ce fut le choc dans sa poitrine... ce choc qui le fit reculer puis tomber. Flèche? Carreau d'une arbalète? Il vit ses enfants lui sourire... Feetz leur maman... et puis le parfum de Lothilde, le parfum de celle qu'il aimait. Il voulu prononcer son nom, mais un gout métalique lui emplit la bouche et il cracha du sang.
Il s'effondra sur place...

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 18 Juin 2010 - 23:23

Epson suivait de près Imladris, alors qu'ils arrivaient sur une colline. Marchant aux côtés de son frison, lui tenant fermement les rênes, le chien dans ses jambes. Une armée du Maine était toute proche, mais aucun de ses compagnons ne semblaient s'en inquiéter, après tout n'avaient-ils pas les mêmes ennemis et connu le même pillage ? Mais voilà à peine le Sénéchal était-il arrivé en haut de la colline qu'il se fit attaquer, puis Brieuc et Imladris, sans rien pouvoir faire, ce fut son tour.

Par surprise, elle fut attaquée par un homme. Lâchant le cheval, elle sortit son épée, mais trop tard celle de son adversaire s'abattait sur la sienne, la brisant et lui portant un coup latéral à la hanche. La rouquine serra des dents, elle n'avait même pas pu se défendre ni venger ses compagnons, le mainois avait été rapide et sournois. Le frison avait pris la fuite et le chien avec dans les échanges de coups entre les valeureux comtois-hélvètes et les mainois, Epson sortit sa dague mais rien à faire à nouveau le mainois était plus rapide, elle lui asséner un nouveau coup, elle s'effondra, endolorie mais encore en vie.

Elle entendit un échange de mots entre les hommes de l'armée, puis plus rien, elle avait du s'endormir. Le lendemain, au matin, elle ouvrit les yeux allongée dans l'herbe humide, les chien lui léchant la figure. Elle essaya de se relever, mais ce fut long et difficile, elle boitait. Le soldat ne l'avait pas manquée, ni ses compagnons. Prenant appui sur un gros bâton, elle ne put que contaster l'état de ses camarades et l'état de leurs armes. Ne les sachant ni en vie, ni morts, voyant le cheval revenu dans les parages et venir près d'elle, elle récupéra sa dague seule vestige encore utilisable du comba et essaya tant bien que mal de se hisser sur le dos du destrier, pensant que comme une gros sac il finirait bien par la conduire quelque part. Avant de perdre connaissance de nouveau, elle vit que l'animal avait choisi le chemin du retour.

Le soir venu, elle se réveilla et se trouva encore à cheval en pleine campagne. Tant pis se dit-elle, demain ils seraient sans doute en ville, qui sait. Elle avait envie de descendre, mais quelle erreur, sa hanche gauche ne pouvait pas supporter son poids et ce fut la chute. Pourtant de nature à ne jamais se plaindre et à cacher sa douleur, elle ne put retenir un cri et fermer les yeux saisie par la souffrance. Elle se traîna jusqu'à un abri de paysan, le cheval derrière elle et sortit de sa poche de cape de quoi écrire à Lothilde.


Citation :
Chère Lothilde,

Je t'écris de je ne sais pas où dans la campagne. Le coin me semble familier, nous y sommes sans doute déjà passés.

Ce jour nous avons été attaqué par une armée du Maine. Sournoisement, elle a fait tomber nos plus vaillants combattants. Je ne sais pas si ils sont morts ou encore en vie, mais Brieuc, Imladris, Wiloose et Zéphirin ont été touchés. Pour ma part, ne t'en fais pas, je suis sérieusement blessée à la hanche, d'ici cinq jours, je pense que j'irai déjà mieux. En attendant de rejoindre la ville la plus proche loin du Maine, je t'envoie mon dernier pigeon, je vais rester quelques jours dans ma cachette avec ce qui me reste de vivres, le temps de reprendre des forces.

Bonne chance. Amitiés.


Epson

Elle fit à nouveau l'effort de se tenir debout et de marcher jusqu'à sa monture, pour détacher les sacs qu'il portait, trouvant de la nourriture et la cage dans laquelle il ne restait qu'un pigeon. Attachant le message destinée à Lothilde, elle jeta l'oiseau en l'air et le vit disparaître. Elle jeta les sacs au sol et se laissa tomber lourdement sur un banc à traire les vaches. Demain il faudrait une autre cachette.

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Makita
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Sam 19 Juin 2010 - 0:44

Makita qui est sorti du village de loches au plus vite qui est pas la bienvenue dans leur village, elle se dirigea vers le nord comme indiqua le Lieutenant Jasona.

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zephirin
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Sam 19 Juin 2010 - 4:44

Des oiseaux, un hennissement sourd, le bourdonnement d’insectes et leurs petites pattes qui marchaient à sa peau en faisant du sang qui s’était asséché sous son nez, le déjeuner du jour. Il avait frissonné à cet état de chose avant de se prendre une gifle au visage.

Blaireau ? Blaireau ? Allez mon vieux ! Il pas voulu de toi encore hein ?

Cherchant à ouvrir l’œil, Zéphirin grommela faiblement.

Bouge pas mon gars, t’es pas en position de râler contre personne et encore moins de me faire la morale. Tu sais que t’as une sale gueule-là ?

Encore quelques tape à la joue.

Blaireau ? Tu ne pars pas, tu restes avec moi compris ?

Posant le genou au sol, le clochant forgeron écarta un peu les cheveux du gaillard avant d’enchaîner, cherchant à voir ce qu’il y avait de cassé après cette masse allongé en tâtant ses flancs du bout des doigts.

Tu sais que Cantin s’est offert le Percheron de Belisle ? Ouais qu’une bouchée. Il a fait 7 toises avec les vieilles huches du couillard de Luxeuil. T’aurais vu le Comtois se coucher au collier ! Pouah !!! Comme avec ton cyclope vieux ! Il n’a rien perdu ton Cantin ! Et Belisle ? Pas mieux qu’avec son Boulonnais le pauvre, le Perche a cassé à 4 toises à sauter comme une grenouille. Et paf !

Zéphirin respira calmement, qu’il était bon d’entendre parler. Il le voyait bien le Belisle forcer son trait. Même avec trois en rang, il n’arriverait pas à sortir une souche. L’artilleur grimaça avec le peu de force qu’il avait en sentant le forgeron couper sa besantine épaisse de cuir, en secouant son poignard à la pièce de protection. Serrant la mâchoire, Aquin observa les alentours avant de ramener les yeux sur sa besogne.

Selon les échos du vent, t’aurais fait la valse avec la première armée Mannoise mon sénéchal.

Lui posant la main à l’épaule pour pouvoir soulever sa lame plus fermement, il perçu un relâchement soudain des muscles de l’artilleur. Laissant vite son couteau, il retapa à la joue de son compagnon en lui relevant la tête.

Blaireau ! Tu restes avec moi mon gars…tu restes. Je n’ai pas fait tout ce chemin pour avoir à trimballer ton lourd cadavre jusqu’à la maison. Tu te souviens de ce que disait le vieux Français ? Tant qu’il peut marcher, faut t’accommoder même du pire des gars ! Car c’est quand t’auras à le trimballer mort, que tu verras que finalement, il n’était pas un si lourd fardeau.

Écartant la besantine du sénéchal à la hauteur de l’épaule, Aquin observa l’entaille de la lame et plus haut, une rougeur et une épaule drôlement…avancée. Les étoffes de sa jambe gauche étaient rouges, de la hanche jusqu’à son genou. Il était facile de comprendre pour le compagnon forgeron, que le gentilhomme de Vesoul ne marcherait pas pour revenir. Se grattant nerveusement le menton, il se releva doucement en regardant autour. Fixant l'équidé Breton dans une marre de sang avec un pieux cassé dans la poitrail, le frogeron clocha légèrement en sa direction en se passant la main au front.

Bon ..le gros, faudra tenir. Vais te sortir de ce trou.
T'en fait pas...tes gars avancent. Ils avancent.
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spikelilou
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Sam 19 Juin 2010 - 9:28

Toute la nuit elle avait tourné aux remparts dans l'attente de voir arriver les troupes... avec au ventre cette pression désagréable qui ne l'avait pas quittée.
Mais au matin... à la poussière sur la route... malgré l'humidité... pas de doute, c'était eux...

Un soupir de soulagement... la rousse dévala les escaliers de pierre glissants manquant à plusieurs reprises de finir les fesses aux marches et fit à la course la rue qui sortait à la porte.

Elle fit hochements de la tête à plusieurs arrivants qu'elle avaient croisé la semaine précédente lors d'un bivouac...

Remontant la colonne lentement, et cherchant Lothilde du regard... elle observait les arrivants qui semblaient éprouvés et crottés, presser le pas ou pousser encore un peu leurs montures pour venir se regrouper.

L'oreille tendue pour entendre cette voix puissante donner des ordres d'installation.... mais rien ne vint... sa respiration s'accéléra brutalement.... la grande stature de cet homme ne se détacha pas dans la masse.... elle avala difficilement passant nerveusement le dos de sa main à la cicatrice de sa pommette gauche....
L'ancienne maître d'armes pâlit.
Pas le jeune palefrenier, non plus... et pas cette femme rousse aussi qu'elle avait un jour brigandée par erreur.... pas cet ancien militaire non plus... Elle plissa les yeux pour essayer de reconnaître autres encore.

Elle reconnut Arès au loin... et s'avança... plaquant ses mains qui tremblaient le long de ses cuisses...


Ma dame... vous.. allez bien... là ?
Il manque le .....
Il en manque... hein... il en manque... ?

Je m'occupe d'Arès si vous voulez... mais peut-être que vous avez besoin de faire avec lui...
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lionelpsl
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Sam 19 Juin 2010 - 10:40

Bon, eux au moins voyageaient sans encombres et les armées rencontrées en route les laissaient en paix.
Il connaissait la consigne: ne pas aller secourir les camarades, se ravitailler, éviter les auberges et continuer vers l'objectif.
En parlant de ravitaillement, il va falloir que j'aille voir si je ne trouve pas quelques poulaillers ou une cave dans le coin....
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Imladris
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Sam 19 Juin 2010 - 13:09

Quelque part... Quelques temps après la bataille

AAAAAAIEUUUUUUUUH

Imladris pestait contre le moine qu'il avait en face de lui... Qu'est ce qu'il avait à serrer les bandages aussi fort... Il préférait être aux petits soins entre les mains de sa sœur... Elle était plus délicate.

Le moine le regarda en souriant :


Arrêtez de gémir... Vous préférez surement être entre mes mains que dans les geôles mainoises

Le moine n'avait pas tort... On l'avait laissé pour mort sur ce champ et il s'était réveillé dans ce couvent en sécurité... Le Maine... Comme Armoria, comme le conseil angevin, le Maine allait payer ce massacre... Mais avant cela, il aurait quelques lettres à écrire et avant tout à sa sœur. Il demanda de quoi écrire et commença ses lettres

Citation :
Le 19 juin 1458,
A Anna-Perenna Van Ansel,

Chère sœur,

Je t'écris avant tout pour te rassurer... Les bruits de bataille sont loin... Néanmoins, j'ai été blessé et laissé pour mort. Des moines m'ont recueillis, je ne sais comment... Je me retrouve dans un couvent en sécurité mais je crains fort que je ne sois pas de retour avant un long moment.

Je reviendrais à Dôle dès que je serais en état de me déplacer.

Prends soin de Sorcor et de toi.

Affectueusement,
Imladris
Ton frère

Il souffla un peu... Ses blessures le fatiguaient mais il poursuivit dans ses lettres.

Citation :
Le 19 juin 1458,
A Lothilde d'Adams de Melincourt
Vicomtesse de Dampierre

Très chère amie,

Je vous écris cette lettre pour vous annoncer que nous avons été pris en embuscade par la 1ère Armée Mainoise... Ils nous ont pas fait de cadeaux et moi-même suit parti pour une longue convalescence.

J'ai été récupéré par des moins qui m'ont gentillement soigné.

Par la présente, je tiens à vous présenter mes excuses de ne pas avoir été à la hauteur des combats mais j'ai comme l'impression que nous avions aucune chance entre deux ennemis... L'Anjou et le Maine s'acoquinant et un ennemi invisible... Un traitre qui n'a pas hésité à nous donner en pâture aux français... Je soupçonne que nous avons été trahit par un comtois... Mais cela ne serait pas nouveau... J'enquêterais à mon retour.

Prenez soin de vous chère amie et ne faites pas cadeaux à ces lâches de français.

Bien à vous
Imladris Van Ansel,
Vicomte de Voiteur, Seigneur de Charency

Sa dernière missive irait à la Comtesse du Maine...

Citation :
Le 19 juin 1458,
A Lysesl, Comtesse du Maine

Votre Grandeur,

C'est avec une profonde amertume que je vous écris... En effet, en tant que comtois, nous étions venus en amis dans le Maine. Nous ne souhaitions qu'une chose, rendre la monnaie de sa pièce à Aurelien de Penthièvre.

La Première Armée Mainoise nous a attaqué le 18 juin 1458. Vous allez me dire que nous étions avertis. Peut être mais force est de constater plusieurs choses :
- Quand les armées d'Armoria de Mortain sont allées à Genève tout en souillant le sol comtois et sans attendre l'autorisation du Parlement comtois, personne en France n'a crié au loup ;
- Quand les armées d'Armoria de Mortain ont déviés sur une autre terre impériale (félonne, j'en conviens) pour piller et semer la haine, personne en France n'a trouvé à redire ;
- Quand Aurelien de Penthièvre avec sa clique est venu piller le château de Dôle, encore une fois, tout le monde a trouvé cela normal... J'ai même entendu "Tant mieux pour ses comtois qui empêche les armées de France de passer"

MAIS quand, nous, comtois, souhaitons nous venger et récupérer notre dû... Là, ça devient un scandale...

Sachez que vous me décevez grandement... Je constate que vous préférez vous acoquiner avec un pillard et un hérétique que d'être du côté de la Justice d'autant plus que le Maine s'est également fait piller par l'Anjou...

Votre Grandeur, cette histoire n'en restera pas là.

Bien à vous
Imladris Van Ansel
Vicomte de Voiteur, Seigneur de Charency

PS : considérez également que le Maine me doit une épée et un bouclier

Il expédia ses lettres et ne compta pas en envoyer au Parlement... Ils s'en foutaient éperdument et il avait oui dire qu'ils préféraient s'acoquiner avec Armoria

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Sam 19 Juin 2010 - 13:29

C'est en prenant son poste au parlement ce matin, qu'Anna découvrit le parchemin envoyé par la gouverneure Lothilde, la vicontesse de Dampierre en provenance d'Anjou.
Des nouvelles alarmantes, tant sur le plan de la santé des compagnons de Maxima que sur celui du climat malsain qui règnerait désormais sur la Franche-Comté.
Elle se sentit soudain très seule, Lysiane n'étant pas là, il fallait qu'elle réagisse. Elle s'assit brutalement sur la chaise de bois brut, ferma les yeux et respira bruyamment...de longues inspirations profondes pour tenter de se reprendre.

La missive de Lothilde ne donnait aucune information sur les blessures de ses amis : y avait-il des morts ? Les bléssés s'en remettraient-ils ? Qui donc avait été pris dans l'embuscade ? Et Imladris ?

Elle s'empara prestement d'un vélin et d'une écriture nerveuse et rapide nota :


Citation :
Madame la Gouverneure et très chère amie,

Je viens de prendre connaissance de votre parchemin et les nouvelles dont vous avez eu la courtoisie de nous faire parvenir m'attristent à un point que vous êtes capable d'imaginer.
Je prends la liberté d'en multiplier les copies en retranscrivant vos propos sur d'autres vélins afin que vos dires soient connus en différents endroits par les reines, rois, princesses et princes, nobliaux et grandes dames, dans l'espoir que Maxima Sequanorum reçoive les honneurs et les louanges qu'elle mérite.

Sachez Dame Lothilde que j'enrage de ne point me trouver à vos côtés. Depuis que Vous, compagnons, êtes sur les routes angevines, je me désespère de ne pouvoir partager avec vous cette vie héroïque et pleine de dangers. Peu d'entre nous ne savent ou ne comprennent que vos décisions et vos actes n'ont d'égal que votre amour pour la Franche-Comté, mais ceux qui en ont conscience sont attachés à vos décisions qui ne contiennent que de nobles sentiments tels que l'honneur, la loyauté, la fidélité et le dévouement.
D'après vos dires, du sang franc-comtois a été versé...une embuscade...quel triste sort pour nos valeureux amis...mais qui donc est resté sur le champ de bataille ?
La peur me gagne Dame ! J'ai peur pour vous, pour mon frère, pour le Sénéchal, pour vous tous ! Vous me voyez désemparée, torturée par le chagrin, anéantie par la passion de cette armée qui a assumé ses choix...d'ailleurs notre monde n'est-il pas fait uniquement de choix et de souffrances ?

Lysiane et moi souffrons à des lieues de vous, comme vous devez souffrir également loin de vos terres, si vous le voulez bien, unissons pour un instant notre solitude.

Imladris est-il toujours vivant ? Dites-lui s'il peut encore entendre que j'agirais "en homme", et perpétuerai la mission qu'il s'est toujours fixé ; bien qu'il ne m'ait jamais tenu au courant de ses affaires afin de nous préserver. Dites-lui que je saurai me débattre contre les vrais et faux plaideurs, que je ferai le siège des tribunaux et qu'importent les regards outrageants, les paroles moqueuses, je braverai les mille hasards pour dresser l'étendard de la fidélité et de notre fierté....dites-lui encore que je prendrai soin de notre petit frère.

Si vous en avez les moyens, donnez-moi également des nouvelles de notre cher Sénéchal, Adrien, Epsonstylus, Lassa ainsi que tous les autres.

Votre sacrifice ne sera point vain mon amie, que leurs adieux, si cela devait être, sonnent l'heure de la délivrance, et qu'en périssant ils sauvent l'honneur de la Franche-Comté.
Qu'importe l'issue de la bataille, vous en êtes sortis grandis.

Votre très dévouée

Anna_perenna Van Ansel

Elle regarda le pigeon s'envoler dans le ciel gris de la Franche-Comté en essuyant maladroitement une larme.

EDIT en même temps qu'Imladris

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Un cœur énorme
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Dim 20 Juin 2010 - 3:59

Seule avec Caméliane pour cette dernière lieue qui les séparait de La Flèche...L'essentiel de la troupe était partie devant, quelques hommes fermaient la marche, invisibles encore..Et son cœur semblait prendre tout la place sans qu'elle sache trop pourquoi, à tel point qu'elle s'énerva un instant sur les sangles de son armure pour les détacher et pouvoir respirer mieux. Pressentiment ?...Pas son genre..Les biscuits, c'est ça...ça ne pouvait être que ça.
Libérée du carcan qui l'oppressait, elle posa les rênes sur l'encolure et croisa les deux mains derrière la nuque, s'étirant longuement avant d'arracher une branche d'aubépine et se la coincer entre ses dents en secouant énergiquement la tête de gauche à droite pour éloigner les mouches agaçantes que d'un frémissement d'oreille, Arès lui renvoyait à la figure
Et soudain une main de fer se referma sur sa poitrine...Elle reprit les cuirs dans sa main et arrêta brutalement son cheval, les yeux fixés sur un cavalier qui approchait au galop en soulevant un nuage de poussière et les mâchoires serrées, elle lança un regard rapide à Caméliane en s'efforçant de respirer calmement, souriant faiblement au compagnon qui s'épongeait le front du revers de la main en faisant pivoter son cheval aux naseaux écumants


- Une embuscade, gouverneurs !! Les hommes qui sont passés par la gauche !! Passez à droite ! à droite du vallon !! Pas à gauche ! Je vais prévenir l'arrière-garde !!

- Combien !! combien d'hommes ???

- Au moins 7, gouverneurs ! Plus, je ne sais pas !!

Elle éperonna violemment les flancs d'Arès et quitta le chemin en bas du raidillon qu'elle avait dévalé en faisant voler les cailloux et ramassée dans sa selle pour accentuer l'allure, coupa à travers un champ de luzerne...à gauche ! à gauche !...Passant sa langue désespérément sur ses lèvres desséchées en écartant de l'épaule ses cheveux qui venaient s'y coller elle retint un cri en rejetant les épaules en arrière pour ralentir le galop, et hors d'haleine, balaya le pré du regard, hagarde, avant de sauter de sa monture qu'elle abandonna. Courant d'un compagnon à l'autre, les yeux brouillés par les larmes, elle s'agenouilla à leur côté, cherchant la vie en posant la main à leur cou pour sentir sous ses doigts le sang battre encore en évitant de regarder celui qui bouillonnait des blessures...Imladris..Wiloose...Djphilou...qui...Qui encore ?...Il y en avait d'autres, avec eux !...

Elle releva la tête à l'ombre claudicante qu'elle avait vue approcher en face d'elle, muette, et leva lentement les yeux sur Aquin, se mordant furieusement les lèvres...Alors lui aussi..Se remettant debout, elle le suivit sans rien dire, détournant les yeux du gros trait breton empalé sur un pieu en s'essuyant rapidement les yeux du revers de la main...Hantée par un souvenir insupportable...
A genoux, elle écarta doucement les cheveux poissés de sang du sénéchal et sortit un mouchoir de sa poche, effleurant les paupières tuméfiées...geste dérisoire...Désemparée, elle longea des yeux le corps disloqué comme un pantin, s'arrêtant à la large main dont la paume inerte était tournée vers le ciel et y passa le bout des doigts jusqu'au poignet, la gorge nouée au léger frémissement
Elle se releva et surprit le regard du forgeron, préférant ignorer ce qu'elle croyait y lire, secouant la tête avec violence


Le diable n'en voudra pas..Il n'en voudra pas...Aristote encore moins...

Et tournant les talons en reniflant, elle marcha à grandes enjambées vers la charrette d'intendance vide depuis longtemps de toute nourriture et lança sans se retourner

Que quelqu'un ramène les blessés en Touraine...Pas question de...Pas...Nann !!

Brieuc...ramenant les deux mains devant sa bouche, elle se figea...Brieuc...Les yeux fermés, prise d'un bref vertige, elle appuya l'épaule au montant de la charrette et se passa la main au front avant de s'agenouiller à côté du corps allongé, vivant mais si pâle, si pâle ! Prenant la tête entre ses deux mains elle effleura le front de ses lèvres et se redressa, s'efforçant de sourire

Vous m'aviez demander de vous épouser...vous devez tenir parole ! Surtout que...Je l'ai, là ...


Plongeant la main au fond de sa poche, elle en sortit une vielle clef rouillée et la déposa au creux de la main du chevalier, refermant délicatement ses doigts sur elle


La tour est en ruine...tout est en ruine, mais c'est Dampierre...les rossignols chantent juste avant le lever du jour...vous y serez soigné...faites attention à la première marche, tout le monde s'y étale, il suffit de l'enjamber...parfois vous oublierez, comme moi...Personne ne viendra déranger votre solitude, les importuns ne s'y aventurent pas...Je dois partir..je ne veux pas perdre les deux...hommes que j'aime. Débrouillez vous pour survivre...

Se remettant debout, elle se retourna vers le nord, les yeux plissés, et leva lentement un poing rageur en direction des murailles qu'on devinait à peine sur l'horizon et resta un moment immobile avant de marcher tête baissée vers son cheval. Se remettant en selle, l'esprit vide, elle tourna la tête aux hommes qui déplaçaient précautionneusement les blessés et pivota soudain en prenant le galop vers la frontière de l'Anjou, à quelques toises à peine,. Et sautant de cheval, elle se baissa pour ramasser dans sa main une poignée de terre avant de remettre le pied à l'étrier et revenir à bride abattue à la charrette qui s'ébranlait lentement sur le chemin et penchée au dessus des ridelles, y déposa son trésor...Un peu de cette terre pour ceux qui avaient tant espéré l'atteindre debout...
Hochant la tête à Aquin en désignant la frontière du menton, elle se remit au pas, suivie par le forgeron et lança un dernier regard par dessus son épaule...Ils n'avaient pas démérité.


[la suite...sur la halle de La Flèche, même titre de RP ]

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Dim 20 Juin 2010 - 22:41

[copie de la gargote Angevine -de poitrine^^]

[rp]Les yeux plissés aux murailles qui se découpent sur un ciel encore sombre, un petit sourire s'étire sur les lèvres de la cavalière arrêtée au déboucher de la forêt, le nez passé entre le feuillage épais d'un chêne au moins centenaire pour épier sur les remparts l'éclat métallique des casques ...Que voilà une petite bourgade qui lui semblait bien accueillante ! Deux ou trois vouges dépassent des merlons, guère plus...Le séjour idéal pour les compagnons...Elle avait dit vrai, la rousse ancienne maître d'armes de l'ancienne armée de Franche-Comté...Un paradis pour le repos des guerriers...

Tournant bride en plantant le talon dans les flancs d'Arès, débarrassée de ses lormoiries et autres accessoires bruyants, Lothilde rejoignit les hommes arrêtés à quelques toises, prenant bien garde de guider son cheval sur les bords moussus du chemin pour éviter le claquement des sabots sur le sol empierré, et releva la mèche de cheveux qui lui balayait la figure, les deux rênes passées dans une main

Deux hommes en faction sur les remparts...Le temps qu'ils sonnent l'alarme, on se met à couvert dans la clairière au nord..de l'autre côté des douves...De là on est hors d'atteinte des boulets...des vrais, je veux dire... Jasona, ! tu passes devant avec tes hommes !...et attention aux fondrières .. On monte le camp, on avise ensuite !En route ! les autres à la suite !

Poussant sa monture sur le talus pour laisser passer la troupe elle rejoignit Caméliane en fin de colonne et chevaucha quelques instant en silence à ses côtés, revivant comme elle sans doute l'enfer de la nuit précédente, le coeur serré à la pensée de ceux qui étaient tombés dans l'embuscade des armées de la duchesse du Maine et qu'elles avaient laissé derrière eux. Tournant à peine la tête elle chuchota

Pour eux ...Ce mufle mérite qu'on lui rende une petite visite...rien que pour eux...

Elle ne pouvait rien ajouter de plus. Passant rageusement sa manche sur ses yeux, elle effaça les larmes trop longtemps contenues qui lui brouillaient la vue...Pour eux....Elle redressa sur sa selle en étirant le dos, rajusta ses rênes et respira profondément....Pour eux !


Jasona

Après avoir chevauchée quelques jours, sale, mourant de faim et puant le cheval, Jasona s'arrêta enfin en bordure du village de La Flèche. En voyant Lothilde arriver à son tour, le Lieutenant de Vesoul s'approcha d'elle.
Tirant les rênes pour de son destrier pour stopper son élan, elle écouta les directives du gouverneur.

Elle regarda sa troupe derrière elle.


-En avant!

D'un coup de talon, elle fit repartir son étalon en direction du Nord du village. Sur ces gardes en cas d'attaque, elle posa une main sur son fourreau et l'autre près à décocher un carreau pour son arbalète. Ils n'étaient pas venu là pour nuire aux habitants, mais eux peuvent penser le contraire et les attaquer pour se défendre. Elle les comprenait parfaitement, mais eux étaient là pour la bonne cause. Pour déssouiller l'honneur de leur patrie à cause d'un traitre.
Elle se dirigea rapidement dans la clairière en faisant attention aux troues sur la route cause de la pluie battante.
Une fois arrivée à destination, elle descendit de son destrier tant bien que mal avec son ventre proéminent et, une fois cela arrivé, elle raccourcie les rênes de Flamme et le laissa se rassasier de l'herbe fraiche.
La Riddermark attendit les autres pour commencer à monter le campement en commençant par la tente des officiers.



M.e.r.o.v.e.e

Mérovée et sa compagnie arrivent dans les environs du bourg de La Flèche. Il était fier de ses hommes, ses braves compagnons pour qui il mourrait au combat s'il le fallait. Encore quelques mettre et derrière une butte de terre, apparaît la bourgade fortifiée. Mérovée s'arrète et les yeux brillant et pétillant se mit à verser une larme. Il regarda alors aussitôt ses couteaux et son épée qu'il avait nettoyés mais surtout pas éguisés (bah non ce n'ets pas drôle sinon) juste pour l'occasion. Il regarde les murailles et déjà il imagine comment il les décorerait avec de belles, longues et sanguinolantes guirlandes de tripes comme il avait fait à Craon avec quelques villageois ayant tenté de se révolter. C'est un artiste le Tripailleur....

Il a également prévu ses cures-dents qu'il distribue à ses compagnons et cela ... pour une raison bien connu de ceux qui ont croisé Mérovée sur le champs de bataille.

Au loin, il aperçoit du mouvement, en y regardant mieux il reconnait les couleurs de l'armée de Lothilde. Il range ses couteaux à sa ceinture et reprends la marche.


Allons y mes braves, nous y sommes presque, ce soir je paye l'hypocras!

Les hommes de la compagnie du Dragon noir reprennent la route afin de gagner le campement des braves Franc-comtois.


Xollir

Xollir gardait les yeux fixés sur les marches de pierre, alors qu'il gravissait l'escalier menant au rempart. Ce n'était point le moment de se casser la jambe. L'Angevin se forçait au calme, mais un oeil averti pouvait remarquer qu'il faisait sans cesse jouer son épée dans le fourreau. Cela avait commencé peu après l'aube (soit en plein milieu de sa nuit), lorsqu'un garde était venu le tirer du lit.


Messire! Messire! Réveillez-vous! tembourinnait-il à la porte.
- Hein? Gné? Qu'est-ce que... Laissez-moy dormir!
- Mais, messire, ce n'est pas possible, vous devez voir ça!
- Nan! Quand je dors, je dors, et quand je ne dors plus, je ne dors plus.
- Les Franc-Comtois sont arrivés messire!
- ... Bon... Vous m'avez gaché ma nuit. J'arrive aussi.


Et voilà comment Xollir se retrouvait sur les remparts. Douce vengeance, il prit prétexte de sa sécurité pour réquisitionner le casque de l'impudent qui avait malmené sa porte. Voilà qui lui enseignerait à attendre quelques heures. Ce n'est tout de même pas comme si les Franc-Comtois se ruaient à l'assaut, la bave aux lèvres et l'épée au clair. Passant la tête au ras des murs, il observa le camp.


Mouai... Je vois. Bon. Amenez-moy trois peaux tannées cousues ensemble, un tonneau de vin, et un charbon de bois.

En quelques instants, tout fut prêt, et il put suspendre aux murs sa bannière improvisée.

Citation :
Saumur : plein sud et puis à gauche après le fleuve. Bon voyage!

Sait-on jamais... Cela nous sauvera peut-être.

Abrité derrière un merlon et une coupe de vin à la main, il attendit la suite des événements.

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Dim 20 Juin 2010 - 22:58

Adrien72

Adrien venait de voyagé avec un soldat pendant 4 jours confrontaient à eux même. Il pensa à nouveau à l'état critique de son coéquipier Wiloose qui s'est jeté sur le Zephirin pour l’aider. Il arriva à destination du camp comme venu, la colère au ventre contre les mainois qui ont tuées ces frères. Une fois arrivé dans le camp à moitié monté, il écouta les paroles de sa suzeraine. Il se dirigea vers le chariot pour y sortir les piquets en pensant à l'ingénieur qu'on aurait déjà entendu râlait dans toute la vallée. Cette idée le fit sourire, enfin il planta les piquets pour permettre d'attacher les chevaux.

Il reprit sa monture et organisa la mise en place des tentes, il fallait les mettre éloignée des arbres pour éviter les incendies que pourrait causer les ennemis. Mais Adrien se doutait bien que les tentes serviraient plus pour entreposer les malades et les blessées que pour faire dormir des compagnons. Il planta les sardines marteau en mains, rapidement pour qu’elles soient prêtent le plus vite possibles.



Spikelilou

Toute la nuit elle avait tourné aux remparts dans l'attente de voir arriver les troupes... avec au ventre cette pression désagréable qui ne l'avait pas quittée.
Mais au matin... à la poussière sur la route... malgré l'humidité... pas de doute, c'était eux...

Un soupir de soulagement... la rousse dévala les escaliers de pierre glissants manquant à plusieurs reprises de finir les fesses aux marches et fit à la course la rue qui sortait à la porte.

Elle fit hochements de la tête à plusieurs arrivants qu'elle avaient croisé la semaine précédente lors d'un bivouac...

Remontant la colonne lentement, et cherchant Lothilde du regard... elle observait les arrivants qui semblaient éprouvés et crottés, presser le pas ou pousser encore un peu leurs montures pour venir se regrouper.

L'oreille tendue pour entendre cette voix puissante donner des ordres d'installation.... mais rien ne vint... sa respiration s'accéléra brutalement.... la grande stature de cet homme ne se détacha pas dans la masse.... elle avala difficilement passant nerveusement le dos de sa main à la cicatrice de sa pommette gauche....
L'ancienne maître d'armes pâlit.
Pas le jeune palefrenier, non plus... et pas cette femme rousse aussi qu'elle avait un jour brigandée par erreur.... pas cet ancien militaire non plus... Elle plissa les yeux pour essayer de reconnaître autres encore.

Elle reconnut Arès au loin... et s'avança... plaquant ses mains qui tremblaient le long de ses cuisses...


Ma dame... vous.. allez bien... là ?
Il manque le .....
Il en manque... hein... il en manque... ?

Je m'occupe d'Arès si vous voulez... mais peut-être que vous avez besoin de faire avec lui...


Mael_du_haillon

Les jours de marche ce faisaient plus long, la fatigue arrivait très vite, la poussière sur son visage lui faisait pleurer les yeux.

La jeune femme mis la main dans sa besace cherchant désespérément un morceau de haillon.
Elle trouva ce qu'elle cherchait, levant la tête vers l'horizon elle aperçue les remparts de la ville.

Un soupire de soulagement ce fit entendre dans tout le groupe.
Elle se retourna vers sont tendre, affichant un large sourire lui montrant du doigts les remparts.

Après quelques longue minutes, les visage commençaient à se dessiner,Mael reconnue quelques personnes avec qui elle avait voyagé.

Quelques tentes étaient déjà montés,une pensée traversa son esprit » arf est ce pour nous reposer avant la bataille ou est ce pour …. les futurs blessés. »

Enfin, ne pas penser à ca pour le moment. Allez ma vielle pas le temps de te reposer sur tes lauriers.
Il serait peut être temps que j'aille écouter nos ordres.


Les ordres donnés, Mael, la boule au ventre alla rejoindre son groupe.

Le groupe s'était pausé sous un grand chêne, reprenant quelques forces avant la bataille.
Chacun avec les traits du visage tirés on pouvait y lire la fatigue et l'angoisse.

Mael pausa la tête sur l'épaule de Derborence tout en priant qu'il ne lui arriverait rien cette nuit,elle ne pu s'empêcher de pensée à ses enfants ainsi que ses amis(es) qu'elle avait laisser à Luxeuil.

Le calme fut vite de courte durée, toutes les troupes commençaient à se mettre en marche.
Très vite deux armées, apparemment angevine, se dessinèrent à l'horizon.

Enfin la longue marche pour défendre l'honneur de notre belle Franche Comté touchait à sa fin le combat commençaient.

Mael sorti son épée de son fourreau, deux personnes des armées étrangère s'approchèrent d'elle, elle ne put parer qu'une des deux attaques et la deuxième finit sur son épaule.

D'un coup de garde dans la tête, il l'acheva avant de la laisser pour morte sur le bord du chemin.

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Dim 20 Juin 2010 - 23:07

Lothilde

La rousse Spikelilou...Elle avait passé la fin de cette chevauchée entre le Maine et La Flèche à se demander comment elle allait lui annoncer que le sénéchal de Maxima, le grand artilleur Zephirin, le père de son fils, était tombé dans l'embuscade de l'armée du Mans...Que son gros trait breton s'était empalé sur les pieux posés traitreusement à la frontière...Qu'avec lui sept compagnons avaient été blessés et autant dans la compagnie de l'Edelweiss...

Elle descendit de cheval et tendit machinalement les rênes à la femme qui arrivait à sa rencontre en la regardant droit dans les yeux, et avala péniblement sa salive pour tenter d'affermir sa voix avant de répondre doucement

Il en manque, oui, lieutenant, il en manque...Il est blessé. Gravement. Et...et je ne sais pas si il survivra...

Hésitant un instant, elle fit ce qu'elle savait ne jamais devoir faire avec cette femme devenue pourtant une amie au fil des ans, assez pour qu'elle ait accepté d'élever son fils si jamais il lui arrivait malheur.. Avançant lentement la main, elle la posa un bref instant sur son bas, refermant brièvement les doigts sans redouter le recul farouche de celle qui n'avait jamais toléré le contact de quiconque et retira aussitôt sa main.
Se mettant lentement à marcher en désignant du menton la corde de chanvre tendue entre les arbres en bordure de clairière, elle reprit d'une voix sourde


à quelques toises de la frontière angevine...Ramené en Touraine avec ses compagnons d'infortune...Aquin..Aquin pourra vous en dire plus, lieutenant. Je me suis contentée de galoper comme une forcenée jusqu'à la frontière pour ramasser dans ma main une poignée de cette terre d'Anjou qu'ils voulaient tant fouler, tous, et leur rapporter...Ils l'ont gagnée, et quoi qu'il arrive maintenant, ce sera leur victoire...

Qu'est ce qu'elle pouvait dire de plus, puisque rien ne pourrait consoler cette femme fière dont elle avait toujours envié la force...Elle combattrait, comme elle l'avait toujours fait. Détachant ses fontes et sa couverture roulée à la selle sans dire un mot, elle se retourna et s'efforça de sourire en mettant son chargement sur son épaule

Arès, lieutenant...je vous le confie, comme je vous l'ai toujours confié..Il tire du postérieur gauche sur les sols mous, je n'aime pas ça...mais c'est un guerrier, lui aussi...J'ai oublié de lui donner une compagne pour qu'il lui rende hommage...J'y penserai si nous survivons...un poulain pour remplacer celui de votre...du sénéchal

Elle pivota aussitôt, avant l'aveu de sa faiblesse qui lui faisait revenir ces maudites larmes aux yeux et s'éloigna à grands pas rageurs. Maintenant, il n'était plus temps de s'apitoyer, il fallait se préparer à une attaque qu'elle savait imminente. Saluant rapidement de la tête son écuyer qui terminait de dresser la tente de commandement, elle en poussa la porte de toile et soupira d'y voir déjà trôner la petite table envahie de messages et agrandit les yeux aux cages pleines de pigeons...Repassant le nez à la portière, elle héla le premier soldat qui passait, les bras chargés de branches mortes pour le feu


Ce soir au menu, compagnon, pigeons pour tout le monde !! Ceux des comtesses, ceux des duchesses, ceux des angevins menaçants sont gros et gras...ils amélioreront l'ordinaire !!

Souriant largement, elle rabattit la toile et s'installa à la table, ramassa les messages et les repoussa dans un angle...D'abord, refaire des sections et se préparer à recevoir ceux qu'elle devinait en approche...

Trop tard, mes bons petits amis, trop tard ! ... nous sommes déjà dans la place et vous devrez nous déloger pour prendre notre place, arme au clair...Et nous n'allons pas nous rendre !

Un petit rire bref lui échappa...Ils n'avaient pas compris, ces bécasses, qu'elles étaient arrivées toutes seules, derrière les hommes, et qu'elles étaient tellement vulnérables qu'à aucun moment elles n'avaient cru pouvoir passer une bonne journée de quiétude au pied des remparts. Pour ce petit plaisir de vivre encore un jour, elle détacha la petite flasque d'eau de vie de mirabelle de la lointaine région impériale d'où elle arrivait et s'en envoya une franche rasade.
S'essuyant la bouche avec raffinement en se passant la manche sur les lèvres, elle se mit au travail.


Kilia

[ Quand le chat va jouer avec la souris]

Le jeu du chat et de la souris avait duré un moment. Eclaireurs lancés sur les chemins, rapports étudiés depuis plusieurs jours, ils savaient mais attendaient. Kilia n'aimait pas attendre s'était l'un de ses plus gros défauts. L'état major passait des heures à se concerter, à monter des stratégies.
En ce samedi matin l'annonce de l'arrivée des armées Francontoises à La Flèche lui donna le sourit, enfin elles sortaient de leur trou.
C'était le moment pour motiver les troupes:


Cette fois c'est la bonne, affutez vos épées, on boit un coup pour se donner de l'énergie, et on y va!

Elle avait quand même prit le temps d'aller faire une petite prière, les curés étaient toujours une denrée rare en Anjou, mais le but était aussi de parler un peu au Très-Haut histoire d'être d'accord si les choses tournaient mal.

La troupe se mit en marche le soir, plus discret qu'en plein jour, il y avait beaucoup d'étranger dans la capital autant ne pas trop faire savoir qu'ils partaient.


Loumel, ça va ta nouvelle épée? Je t'ai trouvé la meilleur de ma collection...

Regard vers sa section, il en manquait... tant pis elle ferait sans eux, plus le temps d'attendre. Sortie de la ville sans brut, étendard discret.
Le trajet jusqu'à La Flèche se fait en silence, certain papotent derrière elle, Kilia elle ne dit rien. Elle a comme une drôle de sensation peut être qu'elle se sent coupable, oui, coupable de s'être joué des Franc Comtois et d'en être arrivé là, à mettre tout ses gens en danger pour un moment de joie personnelle, de folie, de besoin de se sentir encore en vie, de toutes ses choses qui ont fait que le 19 Février dernier ils ont, à 19, prit le château de Dole et ce sont retiré en riant avec le magot.
Mais eux n'avaient tué personne, juste emporté les biens si peu mis à l'abri. Trompé la vigilance de deux trois gardes et repartir par une petite porte dérobée. Oui, elle les comprenait les Franc Comtois, elle comprenait leur haine, peut être pas l'envie de tuer ceux qui n'y étaient pour rien cependant...

Le signale du galop fût donné, épée en l'air Kilia partie devant, elle l'avait dit, elle voulait être devant.


Citation :
20-06-2010 04:16 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Maxima Sequanorum" dirigée par Lothilde.
20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Morille. Ce coup l'a blessé superficiellement.

L'étendard Franc comtois se faisait voir, elle fonça doit vers eux. Une femme se dresse devant elle et c'est d'un coup de pommeau qu'elle l'envoya à terre.
Cuisses qui se serrent contre son cheval, sa main tire sur les brides pour faire demi-tour mais un autre homme se dresse devant elle. Plusieurs coups d'épée sont échangés, elle le frappe mais il riposte.


Citation :
20-06-2010 04:16 : Christophe.lebon vous a porté un coup d'épée. Vous avez été secoué, mais vous n'êtes pas blessé.
20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Christophe.lebon. Vous l'avez légèrement blessé.

Le coup sur le côté qu'elle reçoit ne la blesse pas mais il est assez brutal pour la désarçonner. La duchesse roule à terre jusqu'à s'arrêter sous un poirier. Un Ploc résonne sur la tête, elle se demande ce que c'est. Au sol elle trouve une poire, étrange en cette saison ce dit-elle. Moment pour reprendre ses esprits, heureusement les autres derrière elle ont sauté sur le guss et la femme, ils n'en font qu'une bouchée.
Elle se retrouve avec une poire à la main, regardant le ciel et cherchant quel message voulait lui envoyer le Très-Haut.


Citation :
20-06-2010 04:48 : Vous rêvez que Raymond Barre cueille des poires. En vous réveillant, vous trouvez une poire sous votre couche. Étonnant, non ?

Viktoriya

[Comme un goût de sang...]

Les Comtois s'étaient enfin décidés à se montrer après quelques jours de cache cache sur les chemins des duchés environnants. A cette nouvelle Viktoriya ne tira qu'une moue agacée. Qu'espéraient-ils ? Récupérer ce dont ils avaient été spoliés ? Il fallait se rendre à l'évidence, tout ce qu'ils arriveraient à faire ce serait des morts. Certes ils avaient la possibilité de récupérer quelques écus, mais certainement pas la somme escomptée. Mais au fond en quoi cela la concernait ? Qu'est-ce qu'elle en avait à faire de ces milliers d'écus ? Rien. Ce qui l'intéressait c'était l'Anjou, pas la vengeance.

Comme beaucoup la rousse rejoignit les rangs des armées Angevines. Plein de visages inconnus mais tous liés par cette envie de vaincre l'envahisseur comtois. A la main droite, l'épée offerte par Kilia. Jamais elle n'avait eu à s'en servir, peut être que cette fois ci était la bonne. Dans la gauche, le bouclier, dernier rempart entre elle et les potentielles armes comtoises. La Grande soupira. Un mauvais pressentiment s'empara d'elle. Et si les choses ne tournaient pas comme elles le devaient ? Mais il était trop tard, bien trop tard même pour reculer.

Alors comme tous les autres elle suivit le mouvement. Courant vers la gloire, ou la mort. Ses jambes étaient engourdies et son esprit fatigué. Viktoriya aurait tout donné pour être à l'abri, calme et sereine sans aucune inquiétude. Seulement, elle n'était pas maître de son destin.


Citation :
20-06-2010 04:16 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Maxima Sequanorum" dirigée par Lothilde.

Très vite elle se retrouva face à une comtoise. Une blonde. Grimace. Cette couleur de cheveux lui rappelait toujours la bande Mainoise qui avait investi la ville de Craon et ne suscitait que dégout en elle. Les Mainois d'ailleurs, du moins certains, avaient profité du trouble pour tenter de rallier les forces comtoises. Peut être cette femme était-elle de ceux là mais cela lui importait peu.
Sans plus attendre elle engagea le combat même s'il était clair qu'il allait être déséquilibré. La blonde semblait plus expérimentée, entrainée à ce genre de combat. Pas Viktoriya. La rousse savait manier l'épée mais pas assez pour inquiéter la femme qui se tenait face à elle. Une parade, puis deux. La difficulté était forte et l'orgueil de la jeune fille s'en trouva fort piqué. Puis tout alla vite. L'Angevine lança une énième parade. Mais la femme était trop rapide. Trop rapide pour Viktoriya. Trop rapide pour se rendre compte.

Un éclair de douleur frappa la jeune fille sur son côté gauche. Puis lentement elle sentit la lame froide se séparer de ses chairs laissant très près de ses côtes un trou béant et sanguinolent.


Citation :
20-06-2010 04:16 : Kermaud vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.

Ce même sang qui montait en elle, ce même sang qui commença à s'échapper à la commissure de ses lèvres. Un râle rauque s'échappa de sa gorge puis elle s'effondra sur le sol comme une vulgaire proie. Ses yeux bleus verts se brouillèrent, masqués par un torrent de larmes déclenché par l'atroce douleur. Le liquide carmin se répandait vivement sur le sol, quittant à grand flot le corps de la Grande aux cheveux roux.

La haine. La haine qui se mélangeait aux images qui la hantait depuis toujours. Ces corps, morts, connus, raides, blancs, froids. Eux. Innocents. Ces souvenirs qui marquaient ses nuits et provoquait en elle une blessure profonde dans son cœur. Et puis il y avait les questions qui fusaient dans son esprit. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Qu'ai-je fait ? Pourquoi dois-je payer pour les autres ? Pourquoi supporter cela ? Pourquoi ai-je mal ? Et mes larmes ? Vous les voyez mes larmes ? Mon corps saigne. Mon cœur saigne. Et je dois tous vous supporter ? La haine. La douleur. Ses forces s'amenuisaient alors qu'elle s'énervait contre tous, contre elle. Et rien ? Personne ? Personne autour d'elle pour lui apporter la tête de la blonde ? Où était-elle celle là d'ailleurs ? Son épée, il fallait qu'elle la retrouve, son bouclier aussi. Où étaient-ils ? Elle cherchait. Mais ne bougeait plus. Recroquevillée sur son côté déchiré, emportée dans la tornade de la douleur, du souvenir, de la mort. Inconsciente, faisant fi des bruits d'épées qui s'entrechoquaient, occultant les cris de guerre, faisant abstraction des autres. Et si c'était la fin ?

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lothilde
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Dim 20 Juin 2010 - 23:34

Bensira

Le voyage jusqu'en Anjou s'était passé sans encombre pour l'aspirant lieutenant de Vesoul. Ce nétait pas le cas de plusieurs compagnons qui n'avaient pu passer la frontière, victimes d'embuscades, blessés ou morts dans le Maine. L'aspirant pensa à tous ses compagnons lorsqu'il franchi la frontière avec l'Anjou. Pour eux, c'était fini, pour lui, le début d'une expédition au cours de laquelle il savait qu'il faudrait se battre réellement, afin de restaurer l'honneur de la Franche Comté. La ville de La Flèche était là.

Les ordres donnés, l'aspirant lieutenant de Vesoul avait suivi sa lieutenante de près en assurant ses arrières.
Arrivé à destination, Bensira se mit en faction, arbalète au poing et épée au fourreau. Il attendit les compagnons qui arrivaient peu à peu et dressèrent le campement. C'est seulement à ce moment que l'aspirant perçu les soldats qui n'étaient plus depuis le départ de Dole.

Pour la nuit, l'officier s'était installé sur un promontoire, qui lui permettait de dominer la plaine en ayant une vue dégagée, tout en étant abrité par quelques arbres.

La nuit fut mouvementée. Deux armées angevines attaquèrent le campement de Maxima. Du haut de son promontoire, l'aspirant put exercer son art de l'arbalète. Il décocha carreau après carreau sur les assaillants, soutenant ainsi ceux qui se battaient en première ligne à coups d'épée.

Les efforts de tous ainsi que l'avantage de la défense permirent à Maxima de remporter la bataille, cette bataille qui était la première véritable bataille à laquelle participait l'officier.



Derborence

Après d’interminables jours de marche le petit groupe arrivât enfin en vue de la ville.
Aux côtés de l’ancien adjudant de gendarmerie se tenait Mael sa compagne. Elle pointât du doigt en direction des remparts et posât sa tête sur l’épaule de son compagnon.
A quelques mètres de leur poste d’observation plusieurs tentes avaient été montées.
Prenant congé de sa douce Derborence fit le tour du campement.

Les bruits sourds des sabots se firent entendre, des cliquetis d’armes accompagnés de quelques jurons fusaient de ci de là, les hommes firent mouvement, la bataille allait bientôt s’engager.

Derborence rejoignît son groupe mais ne vit pas sa douce parmi eux.
L’inquiétude le gagnât, pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé !
Après plusieurs minutes d’éprouvante incertitude, sa compagnie dirigée par Adrien, aperçu un homme à terre. S’approchant prudemment par deux côtés à la fois afin d’éviter une ruse possible le groupe fit halte à trois pas du corps inerte. Derborence reconnut immédiatement Mael.
Il bondit auprès de celle qui était tout pour elle et la prit dans ses bras.
Du sang s’écoulait de l’épaule gauche de sa tendre et elle ne lui répondit pas.
L’homme sentit un léger souffle de vie sortir de la bouche maculée de terre mélangée de sang .
Il soulevât Mael et avec l’accord de son chef de groupe s’en allât la déposer dans une des tentes du campement.

Après l’avoir lavée et pansé ses blessures Derborence rejoignît son groupe le cœur serré de laisser sa belle à l’arrière mais il avait une mission à accomplir et Mael lui en aurait voulu qu’il ne l’accomplisse pas.
Chemin faisant il rencontrât quelques éléments des armées « Les Aigles de Thouars » et de celle de « Vae Victis » mais il eut vite fait de les disperser et rejoignît finalement sans anicroches dignes de ce nom son groupe.


Citation :
20-06-2010 04:16 : Vous avez été attaqué par l'armée "Les Aigles de Thouars" dirigée par Melinora et l'armée "Vae Victis" dirigée par 197856.

Greenwarrior

Comme un goût de fer...

C'était dans ce genre d'imprévu des sens que se déplaçait Greenwarrior. l'épée au flanc et deux fléaux d'armes posés sur ses épaules. Le cliquetis des châines battant la cadence de ses pas.

Il avait revêtu l'armure du sanguinaire, la plus sanguinaire avec ses pointes aux épaules et aux gantelets.



Calyce.

[Mais pourquoi tant de haine ?]

-On a quand même vidé leur château... Tu pensais vraiment qu'ils allaient pas chercher à se venger ?
-Euh... Ouais.

Surprise la brunette à l'annonce de l'arrivée des armées comtoises. Eux n'avaient pas eu besoin d'une armée pour rentrer dans le château de Dole, ni même eu la nécessite de se servir de leurs armes... A peine eu besoin de quoi crocheter la serrure. A croire qu'on les y attendait.

Là c'était différent. Les comtois avaient été précédés par les rumeurs, leur nombre, leurs armes... Encore une fois on leur facilitait la tâche, leur laissait le temps de se préparer à les recevoir ou les éjecter le plus loin possible. Les garder à bonne distance de l'argent qu'ils tenteraient de récupérer... Puis mine de rien elle les comprenait la môme : elle chercherait à récupérer son or si jamais on venait à lui voler aussi. M'enfin c'était pas prêt d'arriver. Toute une nuit passée à creuser à l'ombre d'un des arbres des jardins de Gênnes, grimaçant quand sa pioche heurtait les os de cadavres que le papi avait enterrés là... A chacun ses secrets. La Dénéré se signait et reprenait son creusage, ne trouvant répit qu'au petit matin, le petit coffre en sécurité à l'abri des vilains comtois et autres badauds.

Et puis fallait se préparait à défendre, gratter les parchemins avec Otissette jusqu'à ce que s'en suivent des crampes au poignet histoire de rassembler les angevins. Angevins qui répondent présents à l'appel.
Puis c'est l'attente. Les impériaux décident se faire désirer.
Les jours deviennent longs sur les remparts, impatience, envie de se défouler, mettre en pratique ce qu'on lui a appris sur l'art de manier une épée... Sauf qu'ils viennent toujours pas, la motivation et l'excitation des premiers jours laissent place à la fatigue et l'envie de rentrer dormir tranquillement... Idée sur laquelle elle met vite une croix en repensant à la manière dont elle serait réveillée par un borgne... Courage la môme, on va éviter les coups de pied au derrière...

La patience finit par payer...
… Ils sont là.

On attend sagement qu'ils arrivent ? Et si ils viennent pas ? Z'ont peut être trop peur ? Ou peut être nous font un piège ?

Questions auxquelles répondent les adultes, les vrais, ceux qu'ont vécu de nombreuses guerres. Calyce suivrait. Et elle suit, en route pour la flèche. Epée au fourreau, bouclier qu'elle tient mieux aujourd'hui... La peur au ventre quand même, faut pas déconner. Se retournant souvent pour vérifier si on suivait bien derrière ou pour tenter d'apercevoir la lance de Tiss ou Kilia... Inquiète pour la future mère qui s'était embringuée dans sa lance, rassurée par la présence de la jarretière... Ils y arriveront... ou pas. Pas qu'elle soit défaitiste la petite mais presque...

Première petite troupe comtoise qui arrive droit sur eux...

Panique. Epée tendue droit devant alors que les talons commandent à la monture d'accélérer, les yeux fermés et... Touché.


Citation :
20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Yoyo73. Ce coup l'a probablement tué.

Le nez plissé, la brunette regarde le corps de l'homme qu'elle avait touché- à l'aveuglette mais touché quand même- moue confuse, pas fière...

Pardon m'sir mais tu m'as cherchée quand m...

Dernier mot qu'elle ravalera en apercevant rouler une silhouette familière... Silhouette angevine mise à terre par ce comtois qui s'en va...

Aurile !!! t'viens... Y en a un là bas !


Pointant l'endroit du doigt, la mioche n'attend pas la réponse de la mini-Penthièvre, l'épée qui fend l'air cette fois avant de s'abattre sur l'ennemi...

Citation :
20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Christophe.lebon. Ce coup l'a probablement tué.

Et de deux...

Pas pour autant qu'elle crie victoire, la chance peut tourner... Et elle tourne.
Ce n'est pas elle qu'on touche mais la rouquine Ambroise...

Vicky...


Voix étouffée, monture qu'elle quitte à la hâte pour se retrouver agenouillée près de ce corps entaché de rouge...

Incompréhension,rage, culpabilité... Manège de sentiment qui la laisse muette devant la rivière de sang qui s'échappe d'un corps trop innocent encore... Ça n'avait plus rien d'un jeu. Elle ne leur avait rien fait, elle.

Calyce reprend ses esprits quand elle entend le bruit des dernières épées qui s'entrechoquent...Chemise arrachée histoire de pouvoir éponger un peu la plaie en criant comme elle peut...


ISA ! ILS ONT EU VIKY ! A L'AIDE !

Main qui vient lentement essayer d'effacer le filer de sang qui s'écoule au coin des lèvres de la blessée...

Ca va aller Viky...ça va aller...

Tenter de rassurer en soufflant des mots auxquels elle ne croit pas vraiment elle même... Et si ça n'allait pas ?

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Makita
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Lun 21 Juin 2010 - 2:45

Tandis que Makita continua son chemin, elle voyait un village Mans mais elle décida de le contourner pour qu'à puisse se rendre au village la Flèche. Elle s'arrêta quelque instant pour se reposer les jambes. Elle s'assoit sur le bord de la route puis elle prenait son sac en prenant un miche de pain puis elle commença à manger sa miche tranquillement pas vite.

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lionelpsl
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Lun 21 Juin 2010 - 22:08



Lionel se frayait un chemin dans la forêt avec son bouclier dans le dos et un sac sur l'épaule, des caquètements s'en échappaient.
Les gens étaient sympas par ici, le paysan n'avait pas voulu le déranger quand il l'avait vu courir après ses poules. Bon, il n'était quand même pas allé jusqu'à lui donner un coup de main, mais là y'avait le beau geste. Comme quoi courir les bois (et les poulets) avec la cotte de maille le casque et le bouclier c'était peut être fatigant mais ça avait un effet apaisant, et puis comme disait son grand père on obtient plus en parlant gentiment avec une épée qu'en parlant juste gentiment Very Happy

Perdu dans ses pensées il revenait vers le camp.

Citation :
Bon maintenant, retrouver le chemin du camp..... Là, je reconnais le gros chêne..... Ca ne va pas être facile d'aller en ville. Quelle idée d'arriver en claironnant maintenant ils se sont barricadés..... Là par la clairière..... Du coup même si je me fais passer pour un paysan qui va vendre ses poulets à la ville, m'étonnerait qu'on me laisse entrer, en plus avec mon accent je vais me faire paumer à tous les coups..... Euh, à droite ou à gauche? A gauche... Pas moyen d'avoir une partie de dés, la bière est éventée, les bougresses sont farouches, et quand on arrive en zone civilisée pan! On reste au dehors et on bave devant la ville comme un chien devant un os. J'espère que le butin vaut le coup... Là ça s'éclairçit je me rapproche..... Pratique cette forêt, pendant que je prépare un des poulets faudra que je trouve quelqu'un qui accepte d'aller nous chercher du bois sec en échange de le partager avec moi..... Marrant ça, il devrait y avoir plus de bruit..... Bon demain faire un tour dans d'autres maisons hors les murs, la plupart ont dû être évacuées mais ils n'ont pas pu tout emporter, ils ont surement oublié quelque chose.... Là, je traverse le ruisseau et j'y suis presque..... Bizarre ça, ça sent le brulé.....
Redoutant le pire il accéléra le pas vers l'emplacement du camp et marqua un temps d'arrêt devant le spectacle qui s'offrait à ses yeux.

What the fuck ?!?

Inutile de lui faire un dessin. Il avait participé à suffisamment de guerres pour reconnaître un champ de bataille quand il en voyait un. Rien ne manquait: les cadavres un peu partout, les tentes incendiées, les blessés qui ralaient et appelaient à l'aide, il y'avait même les habituels charognards.
Ils connaissaient leur affaire ces deux là, ils travaillaient vite, sans un mot superflu, allaient de corps en corps, tranchaient la gorge de ceux qui bougeaient trop, faisaient rapidement l'inventaire de leurs biens et leur coupaient les doigts pour récupérer les bagues....
Deux paysans avec juste des couteaux ça devrait le faire. Un noeud au sac à poulets, abaisser la visière du casque, ajuster le bouclier, dégainer l'épée et on y va
rambo

Citation :
Eh! Vous voulez un coup de main?
Les deux hommes relevèrent la tête et le jaugèrent lui et son épée d'un rapide coup d'oeil pendant qu'il s'avançait à grands pas. L'un d'eux tenta un sourire édenté.
Citation :
Salut camarade, y'en a suffisamment pour tout le monde, t'as qu'à aller dans ce coin là on n'y est pas encore passés.
Citation :
Tu vois mon pote le monde se divise en deux catégories: il y'a ceux qui ont une épée à la main et ceux qui courent. Toi ....tu cours.
Comme il continuait à s'approcher l'épée pointée vers eux, les deux hommes se relevèrent en reculant prudemment avant de prendre la fuite.
Citation :
T'as aucune chance soldat, y'a une prime sur vos têtes!
Bon, garder la tête froide. Le temps qu'ils aillent en ville, alertent la garde, s'expliquent devant un sergent et qu'ils reviennent il avait du temps mais pas trop.
Il rengaina son épée et avisa une charette à bras qui avait été vidée de son ravitaillement. Il y déposa sa cotte de maille, son casque et son bouclier pour se mettre à l'aise. Il pouvait encore essayer d'en sauver quelques uns.

Citation :
Alors, lesquels ont ils l'air encore un peu vaillants? Toi, toi, non désolé pas toi les tripes à l'air ça ne pardonne pas.
Un par un il souleva de terre quelques uns de ses camarades aussi délicatement que possible et les traina vers la charette où il les déposa.
Citation :
Morille même morte on la prend, Camy, .... quoi Yoyo est par là? Bon, il est ammoché mais il reste encore un peu de place, lui, encore lui, allez ça suffit maintenant de toute façon la charette est pleine et je ne suis pas un cheval, en plus je n'ai pas intérêt à trainer dans le coin.
Il était temps de pratiquer la première des vertus aristotéliciennes: la conservation.
Il ajouta le sac à poulets et se mit en route vers la rivière en tirant son chargement.
Avec un peu de chance les gardes de la ville que les deux coquins n'allaient pas manquer de rameuter ne remarqueraient pas les traces d'une charette un peu chargée ou n'y prèteraient pas attention mais on ne savait jamais. Le plus prudent était d'aller à la rivière qui traversait la forêt et d'en remonter le lit sur une bonne distance comme ça ils ne sauraient jamais de quel côté il était allé, et pour le retrouver dans les bois ils allaient devoir s'accrocher.
Tant d'efforts pour donner la chasse à un inconnu isolé au lieu d'aller fêter la victoire avec les autres, ça n'en vaudait pas la peine.

Des plaintes s'échappaient de la charette. On verrait plus tard pour les soins, dabord prendre le large. Il ne savait pas s'il était très doué comme médecin mais ceux qui seraient suffisamment robustes pour supporter le voyage auraient toutes les chances de survivre à sa thérapeutique.
Engagez vous... les chemins sont plats c'est plus facile que dans nos montagnes.... un riche butin nous attend..... nous défendons le droit et la dignité..... parce que c'était digne de patauger dans une rivière en peinant comme une bête de somme à tirer une charette pleine de mourants et de blessés avec de l'eau jusqu'aux genoux, ah le métier de soldat c'est bien d'la misère.


Dernière édition par lionelpsl le Mer 23 Juin 2010 - 0:06, édité 21 fois
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jasona
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Lun 21 Juin 2010 - 22:55

[copie de la gargote Angevine -de poitrine^^]

Estrella.iona


Ils avaient dit que les armées comtoises n'étaient pas loin, qu'elle se cachaient. Ils avaient dit qu'il fallait se préparer à défendre, ou... A attaquer.

Ce soir là, Trella pensait que ce serait comme d'habitude : on défend en attendant que les comtois montrent le bout de leur nez. Mais là... Ce n'est pas un signal d'attaque ennemie qui retentit, mais un signal de départ. C'est qu'on va trouver les comtois là où ils se cachent, chouette !

Elle suit donc son amie Calyce, qui elle même suit les chefs. Accompagnée de son épée andalouse qui ne la quitte pas depuis son enfance. Epée forgée par son andalou de père, épée qui n'a jamais failli. C'est drôle, de croire aux pouvoirs magiques des armes... Mais là, Trella y croit. Son épée l'a toujours fait triompher et jamais elle n'a été touchée, ni blessée, même superficiellement. C'est dire qu'elle y tient, à son épée... Mais peut être que ce soir sonne la fin de son insolente chance, qui sait ?

Tout en suivant, elle essaie de ne pas se laisser envahir par ses pensées. Elle est de plus en plus fatiguées, les cernes sous ses yeux en témoignent. Puis ce sentiment nauséeux qui ne la quitte pas est des plus désagréables... Mais elle ne faillira pas, ça non. Elle a clamé haut et fort devant Maleus qu'enceinte n'était pas synonyme d'impotente, qu'elle était tout aussi capable qu'avant. Qu'elle ne reculerait pas. Et même s'il l'a reniée, même si elle l'a trop déçue... Elle ne veut pas empirer les choses.
Alors elle déglutit, chasse ses noires pensées et se concentre en entendant le signal de l'attaque. Tout simplement, elle commande à sa monture de suivre celle de Calyce, qui touche un type qui s'effondre. Lorsque Trella arrive à sa hauteur...

Attends Caly, il bouge encore...

Un coup d'épée dans le corps inerte du type. Mieux vaut prévenir que guérir.

Citation :
20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Yoyo73. Ce coup l'a probablement tué.


Puis son regard est attiré par une autre silhouette. Celle d'une femme cette fois. Ni une ni deux, sans réfléchir, elle avance vers la silhouette qui s'approche... Et vlan.



Citation :
20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Cameliane. Ce coup l'a probablement tué.

Trella ne peut s'empêcher de sourire... C'est cruel c'est vrai, mais s'ils ne voulaient pas mourir, il fallait qu'ils restent au chaud chez eux. Un point c'est tout. Son forfait accompli, une voix la fit sortir de ses pensées...

ISA ! ILS ONT EU VIKY ! A L'AIDE !

Quoi ? Viky ? Elle a reconnu la voix de Calyce, et Trella regarda partout aux alentours d'où elle provenait, cherchant aussi en même temps du regard la Jarretière appellée à l'aide. Elle élança sa monture pour rejoindre Calyce et la pauvre Viky qui a l'air fort mal en point...

Qui lui a fait ça ? Je vais le dégommer !

Kermaud

Le voyage fut long, terriblement long jusqu'aux terres de l'Anjou
L'avant veille elle fut heureuse enfin d'y fouler ses pieds...de s'approvisionner et d'attendre patiemment dans leur campement
La nuit fut agitée...Son épée à la main elle frappait aveuglement ses assaillants...Sa lame s'enfonça dans le corps d'une jeune femme
Maud la retira non sans frémir...elle n'avait pas l'âme d'une tueuse...mais ses pensées revinrent vers le pourquoi de ces combats: l'honneur de leur comté!
Ce court moment d'hésitation faillit lui être fatal , elle se ressaisit à temps et eut juste le temps d'esquiver celui qui la menaçait de son arme...


Maleus

[Quand la vipère se remet en chasse.]


Des vacances, ouais des vacances.
C'est comme cela qu'on peut nommer le passage à vide de la comapgnie zoko ad eternam.
Quand les vipères passent plus de temps à parcourir le monde qu'à vivre dans le même nid.
Le borgne n'a pas fait exception et durant quelques temps c'est pour son couple et sa petite famille qu'il a donné du temps. Besoin de faire plaisir à la femme qui a abandonné son passé pour le suivre dans ses aventures, besoin aussi de passer du temps avec son fils, bébé et héritier, petit être à l'importance très grande pour le cyclope.
Ansi il y eu un grand séjour en Lyonnais Dauphiné pour le maitre de la zoko...Grand séjour agréable mais peuplé de chimères.

Mais comme habituellement dans la vie du borgne, il vint le jour de retourner en Anjou... Les raisons du retour en ces terres d'acceuil n'étant même pas liées à son metier de mercenaire.
Quelle ne fut pas sa "surprise" quand ses amis angevins lui parlerent d'une probable bastonnade avec du comtois et autres gugus venant de l'Est.
Mauvaise surprise d'ailleurs pour la Miss qui ayant décidé de ne presque plus penser qu'à son propre plaisir a pris rapidement la décision de rapartir en Bourgogne après que le borgne ait décidé de preter main forte aux angevins.

Elle repart seule... Non pas qu'il va emmener son fils sur les champs de bataille, non... Mais à défaut du soutien de la femme qu'il aime elle ne lui retirera pas la deuxieme personne qu'il aime le plus. Ce petit être qui ne sait pas parler, qui n'a d'autre utilité que de faire suer ses parents malgrès son calme étonnant... C'est un soutien pour le grincheux, un soutien de poid qui pousse le mercenaire à ne plus souhaiter y passer de suite.


...



Les raisons de l'attaque comtoise? Il n'en a vraiment rien à cirer.
Sûrement les raisons sont elles justes, il les connait ses amis angevins, des fouteurs de mouise comme il les aime. Les retours de batons ils connaissent.
A dire vrai, il participe à ce conflit pour très peu de raisons, de un l'Anjou est un foyer pour la Zoko, de deux le besoin de combattre se faisant fort depuis déjà pas mal de temps il n'a pas pu se refuser une petite bagarre et enfin, point minime mais qui a du sens, l'occasion de se "venger" des comtois qui par excès de zèle ou par excès d'amour envers leurs alliés bourguignons ont empêchés la fuite de lui et ses hommes les raccompagnant avec moult blessures jusqu'aux gêoles Joinvilloises.

A part ça?
Rien.
Le borgne avance en compagnie de l'armée du vioc Penthièvre Dizneuf, préssé d'en découdre, préssé de se sentir vivre là où la mort est si palpable.
A sa droite, le scandinave niais, l'imbecile de Arnulf tenant l'étendard zokoiste, silencieux comme d'habitude quand il est en presence de son grincheux de maitre.

Vint alors la baston, les vieux réfléxes sont de retour, le sourire malsain du borgne quand avec son épée il exécute une danse macabre... Le vipère est dans son élément, il ne fait qu'un avec sa lame, l'odeur de sueur et de sang l'emporte dans une transe joyeuse ou il aime à se confondre avec la faucheuse elle même...

Jusqu'à ce que la bataille se termine...Alors il faut ranger avec regrets son épée et contempler un instant le champ de bataille qui se vide.
C'est à moment là qu'il hausse souvent les épaules... Le bonheur est toujours de courte durée, hélas.

Citation :

20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Mael_du_haillon. Vous l'avez sérieusement blessé.
20-06-2010 04:16 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Maxima Sequanorum" dirigée par Lothilde.

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Membre de l'ODL - Sergent d'arme

Par Pari Refertur ! A virtute viri
Vainquons par valeur ou par ruse le succès sera notre excuse

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Lun 21 Juin 2010 - 23:04

Mousseline

Mouss était à ses premières expériences dans les guerres, elle voulait défendre la Franche-Comté. Elle partie avec des amis de Lux pour la défendre, par honneur. Avec chance, elle eu un parcours sans embuche, sauf la perte d'un très bon ami, mais bon les guerres ne sont pas une partie de plaisir. Elle savait qu'il y aurait des pertes autant dans leur rang que dans le clan adverse. Cela lui donna la chair de poule mais se dit que l'honneur vaut beaucoup plus, même sa propre vie.

Arriée à destination, elle regarda son chef d'armée pour écouter les ordres. Elle savait que les combats allaient bientôt être amorcé et cela couterai la vie a des amis même a celui qu'elle aimait et à sa future marraine. Elle soupirait en pensant à ses amis de Lux et son cœur se serra. Elle savait qu'après le sang ce sera des larmes qui couleront

Lorsque le moment venu elle regarda ses compagnon à gauche et ensuite à droite et finalement vers l'avant. Elle vit des gens face à elle. Elle sortit son épée et se cramponna à son bouclier. Elle se batit le mieux qu'elle pu entendant des bruits d'épée et de cris.
Citation :

Vous avez été attaqué par l'armée "Les Aigles de Thouars" dirigée par Melinora et l'armée "Vae Victis" dirigée par 197856.

À l'aube, lorsque les premières lueurs se firent les combats s'arrêtait. Un brouillard était légèrement présent mais elle constata que certaines personnes se trouvaient par terre. Elle vit au loin un attroupement et un ami de Lux transporter Mael. Elle accouru, sa futur marraine, la voir dans cette état lui fit monter les larmes aux yeux. Elle prit une grande respiration et se ressaisit. Elle espérait voir Osa, savoir s'il n'était pas lui aussi blesser mais elle ne le vit pas. Son cœur se serrait, mais se dit que les sentiments dans cet instant n’avaient pas la peine.


Elle regarda autour d’elle fatiguée, geler et s’assit près d’une tente prit une miche de pain prit un morceau et jeta le reste, incapable de manger et attendit que de nouveaux développements surgissent et s’y prépara mentalement.

Luciedeclairvaux



Ses mercenaires n'avaient pas été de la partie en Franche-Comté pour la petite tranche de rigolade à 19 gugusses, mais la Zoko répondait présente pour défendre sa terre d'accueil : l'Anjou.

La balafrée avait déjà rencontré naguère une des leurs, une certaine comtesse qui avait envoyé ses hommes contre la Zoko en balade sur ses terres. Lui en était resté cette balafre sur la joue, une autre cicatrice qu'on ne voyait pas sous la brigandine ... et les pires mois de geôle qu'elle ait eu à subir.

Aussi, quand les armées s'affrontèrent, Lucie chercha dans le lot la tête couronnée. Puis n'importe quel assaillant pouvant passer à portée de lame ... Ce combat attendu depuis plusieurs jours était à la hauteur de ses espérances. Les deux parties étaient sur-armées, déchainées, et s'affrontaient dans des cris de douleurs et des souffles de haine. Le pied, quoi. L'Andalouse affutée sifflait de droite et de gauche, repoussant l'assaillant avec vigueur.



L'ange de la Zoko, ailes déployées dans la pénombre, se repaît de ses proies et veille sur son maître ... Maleus. Jusqu'à l'aube. Jusqu'au spectacle de sang et de boue qui s'offre à eux, repus, satisfaits ... Les valides rentrent au camp.

Alors Lucie, sur son destrier blanc, arpente le champ de bataille, à la recherche de trophées. Au pire, des morceaux de protections toujours bons à récupérer. Au mieux, un ennemi pas tout à fait mort pour entraîner ses talents de couturière. Mais ce matin-là, la mercenaire cherche plus qu'un butin. Elle cherche quelqu'un et les lambeaux de tissus bleus attirent étrangement son œil. C'est alors que des voix familières lui font lever l'oreille. Calyce ... Trella ... Elle approche pour voir qui est étendu là. Le soulagement se lit sous les gouttelettes carmines qui parsèment son visage.


C'est qui c'te mioche là encore ?


Elle saute de cheval, met un genoux en terre et soulève délicatement le tissu. C'est moche de chez moche, mauvais, profond. Les sourcils de la mercenaire se froncent, trahissant sa pensée.

Calyce, compresse la plaie avec c'que tu peux. Si j'vois un brancardier j'vous l'envoie.

... s'en retourne glaner les restes de la mort ...

Citation :
20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Cameliane. Ce coup l'a probablement tué.

Mael_du_haillon


Les bruits se faisaient moins entendre ils s'éloignaient de plus en plus.
La douleur s'était envolée,la jeune femme ne ressenti plus aucune souffrance, elle se sentait légère l'impression d'être portée par le vent.

Que m'arrive t'il pourquoi je ne ressent rien ,pourquoi je n'entends plus rien est ce normal????
Ne devrais je pas ressentir une douleur horrible suite à mes blessures ????

Soudain, Mael, entendit des pas lourd sur le sol ,la poussière ce soulevait à chaque nouveaux pas.

L'impossibilité d'ouvrir les yeux, la jeune femme ne pouvait reconnaître les personnes qui s'approchaient d'elle.

Sur son visage une vague de chaleur se posa, Mael reconnu la main qui portait cette caresse. Seul Derborence pouvait lui procurer une telle sensation.

Mael perdit très vite connaissance.....


Isatan


[ Un oeil c'est bien, mais deux c'est mieux ! ]

La Jarretière était à peine sortie de son bois qu'on lui avait dit de surtout pas s'éloigner, paraissait qu'il y avait du réglage de comptes dans l'air ...
T'façon l'avait pas grand chose à faire dans l'immédiat et espérait bien se venger de ses dernières blessures faites par des Mainois. Bon d'accord là c'était des Comtois, mais c'pas grave !
Y croyaient quoi eux qu'on allait s'laisser faire, nous ont pas r'gardé !
S'en cognait pas mal de claquer, mais n'avait surtout pas envie d'écoper d'une nouvelle décoration corporelle. Et à force d'attendre que les " jesuispascontentquonmapiquémescoffres" daignent enfin franchir les frontières, Isa ne pensait qu'à ça ! Le fait d'être dans la même lance que la jeune Calyce ne l'aidait pas à songer à autre chose.
Les soirées de franche camaraderie où le borgne, assurément jaloux du fait qu'elle avait deux yeux et qui essayait discrètement de changer cet état - Bah ouais discrétos, la suz' aurait vu sinon que son chouchou il fait rien que le fayot ! - faisaient agréablement passées le temps sans pour autant combler ce manque lancinant ... Celui du combat !
Parce que bon faut être réaliste hein, sont pas juste venus pour supplier un quelconque remboursement, nan nan, sont venus se faire tuer pour rien !!
C'est alors, qu'enfin !
Oui enfin - Christos existe !!! Je vous passe les génuflexions pas même amorcées par la donzelle - l'ordre de se mettre en marche tombe.
Suivre l'Ancien, le Chiffré, la Jarretière le ferait aveuglément. Sauf que l'est pas aveugle ELLE ! Et c'est sur ce genre de moquerie qu'elle suit non loin du borgne, lui adressant un clin d'oeil alors qu'il commence une danse mortelle.
C'est fou ce que ce type, ou p'tet le grand blond pas loin arrivent à faire le vide autour d'eux ...
Désoeuvrée la Jarretière se contente d' achever une blonde qui passe à porté de mains ou du moins d'épaule, car c'est là qu'elle lui enfonce son épée ...
C'pas drôle, la fille tient à peine sur ses pieds, m'enfin si le mercenaire avait voulu la tuer c'était raté !

Heyyyy Mal, l'est pas morte celle là, t'vois que ça sert d'avoir ses deux yeux !

Faut toujours qu'elle la ramène, Isa, m'enfin elle va pas non plus s'appesantir sur le fait qu'au final, à part la demi morte elle a pas fait grand chose ...

ISA ! ILS ONT EU VIKY ! A L'AIDE !

Vicky, la roussette, d'puis quand on laissait le droit aux non angevins le droit de tuer LEURS roux ! Namého ! Cherchant l'origine de l'appel, la Jarretière se déplace au milieu des nombreux morts Comtois ...


Citation :
20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Mael_du_haillon. Ce coup l'a probablement tué.
20-06-2010 04:16 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Maxima Sequanorum" dirigée par Lothilde.

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Lun 21 Juin 2010 - 23:17

Aurelien.

C'est à Angers , alors que les troupes ont quitté la ville que le jeune Duc reprit chemin vers son château quelque peu vidé de vie. Les armées angevino-poitevine avaient provoqué une certaine vie dans la capitale , qui comme toute citée phare des provinces était assez éteinte . Et la vie des derniers jours dans la ville donnait un certain baume au cœur du brun , un peu moins seul pour sa convalescence près de son château , mais en cette soirée , ils étaient partie.

Direction le rassemblement des ennemis comtois , ses ennemis. Il avait rejoint le plus haut donjon de la citadelle angevine , histoire de pouvoir guetter au loin l'armée qui prenait route pour La Flèche . C'était comme un signe du destin ce qui allait ce produire durant cette nuit , la première fois depuis des années que l'on retrouvait angevin et poitevin , cote à cote pour affronter un ennemi . L'affaire ne le concernait peut être que lui , mais dans ses actions , les réactions en chaine qui devait se produire avait toujours du bon , et aujourd'hui encore , ils prouveraient à la France entière que les ennemis de hier , était les amis de demain. Des hommes et des femmes qui marchaient vers une victoire , encore incertaine à l'heure du départ , mais qui dans l'alliance du Ponant ne pouvait que retentir comme le son de la réussite.

Étrangement , cette nuit , il se retrouvait dans la situation inverse qu'avait tenu son parrain. Cette nuit ce n'était plus les comtois qui "défendait" , chose qui était un bien grand mot pour les évènements de l'hiver précédent , mais ils seraient la partie qui tomberait. Il était écrit que 1458 serait l'année ou les Adams-Mélincour devait en prendre pour leur grade , subir le retour de flamme de leurs années de haines et de vices en Empire. Et c'était avec un certain plaisir , que le Duc comprit que c'était grâce à lui que tout cet enchevêtrement d'épisode pouvait avoir lieu , c'est alors qu'il leva la tête vers le ciel après que l'armée ait disparu derrière un bois . Pensée profonde à Sirius de Margny-Riddermark , les jours prochains , il serait définitivement vengé , Lothilde allait mourir et si le jeune Penthièvre pouvait en être la cause , voir même l'exécutant , il n'en serait que plus heureux.

Les armées de l'alliance qui avait disparu , et ses pensées de nouveau perdu dans l'abime de la nuit , Aurélien quitta la fenêtre du donjon et redescendit les marches pour retourner dans son bureau afin de régler quelques affaires contractuels . Il y avait combat au nord de la province , mais l'Anjou ne devait pas pour autant s'arrêter de vivre , la vie devait continuer comme toujours , l'épisode des armées comtoise prendrait fin . Enfin pour ce jour tout du moins , c'est ainsi que le brun retourna à sa couche , seul pour cette fois ...


Alatariel


L'appréhension gagnait la baronne au fur et à mesure qu'elle se rapprochait de La Flèche. Cette histoire ne lui disait rien de bon... et puis, elle n'avait pas combattu depuis des années... Elle se sentait comme rouillée, vieillit.
Alatariel regardait autours d'elle, la jeunesse : Calyce, Estrella, Viktorya... Les gamines semblaient si sereines... si confiante... alors qu'elle, qui avait fait les guerres d'indépendances, tremblait presque.

Les armées Franc Comtoises étaient maintenant visibles. La baronne déplia alors son étendard... seule -sa maigre garde reposant dans le cimetière de Saumur- et sorti son épée. Elle pria Aristote de la protéger et surtout, de protéger les gamines qui étaient a côtés, et lança son cheval au galop.

Le choque avec l'armée ennemie ne fut pas aussi violent qu'elle l'avait imaginé. Elle renversa un Franc Comtois déjà bien amoché dans sa charge.
Le reste du combat semble irréel à la Baronne. Pourquoi, comment ? Elle a perdu des yeux Kilia dans la mêlée...

Et puis il y a les voix... La bataille s'est calmée, presque finie...

La baronne met du temps à comprend de quoi il s'agit, et puis... et puis... Elle lance son cheval jusqu'au regroupement. Viktorya est à terre...
Les goutes de sueur commencent à perler sur son front. Qu'Aristote la rappelle, elle qui a déjà vécu, mais pas la gamine !

Alatariel sauta à terre, planta son étendard dans le sol, espérant que la Croix hospitalière parlerai aux Franc Comtois et s'approcha aussi vite que son armure lui permettait de la jeune fille. Elle regarde Calyce qui est près du corps... et voyant le sang, l'endroit de la blessure, sans plus chercher à comprendre, elle dégrafe sa cape, la réduit en lambeaux pour pouvoir faire un bandage...

- Il faut l'emmener au campement Hospitalier que le frère Thomas puisse s'en occuper, ça dépasse de loin ma compétence... Et a moins que vous trouviez des fraises ou des orties... j'ai rien pour faire un Cataplasme...
Citation :

20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Yoyo73. Ce coup l'a probablement tué.
20-06-2010 04:16 : Vous avez engagé le combat contre une armée.
20-06-2010 04:16 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Maxima Sequanorum" dirigée par Lothilde.

Lothilde


[Avant les combats, campement de Maxima Sequanorum]


" Je sais tout cela...Je sais que nous ne sortirons pas vivants, je sais qu'il n'y a rien à prendre dans les caisses parce que le duc d'Anjou a conservé pour lui tout ce qu'il a dérobé dans notre château...Je sais et nous le savons tous !
Mais voyez-vous, comtesse, ce n'est ni pour les écus ni pour gagner quoi que ce soit que nous sommes venus de si loin : c'est pour avoir le droit de relever le front, et ne plus rougir d'être comtois. Nous nous battrons jusqu'au dernier...Ce duc angevin...


Compagnon !! Voyons !!...An-ge-vin ! comme ça se prononce !...

Les deux mains croisées dans le dos, Lothilde arpentait à petites foulées nerveuses l'étroit espace compris entre la porte et la table où elle avait fait asseoir un guerrier qui avait eu la malchance de passer trop près de la tente. Elle lui avait fourré une plume d'oie entre les mains et l'avait poussé d'office sur le petit coffre qui servait de siège et dictant sans conviction quelques réponses agaçantes, faisait sans cesse l'aller-retour entre l'écrivain qui n'en revenait toujours pas de sa déveine et la porte de toile entrebâillée d'où elle pouvait embrasser d'un seul regard toute la campagne environnante.

Penchée au-dessus de l'épaule du brave, elle avança un index vengeur et le pointa sur le mot incriminé


An-ge-vin, compagnon ! vous avez écrit Ange Vain !! ...Encore que...corrigez donc plus haut...là ! mettez lui donc deux ailes à cet Aurélien de Penthèvre...comme Lucifer !

Elle se redressa, dissimulant son sourire au brave qui s'était détourné et avait planté dans les siens ses yeux luisant d'incompréhension. Elle lui tourna le dos après lui avoir lancé un petit coup d'oeil amusé...N'était pas César qui voulait, et son flair ne l'avait pas guidée pour choisir judicieusement son Aulus Hirtius de circonstance...à la guerre comme à la guerre...


deux L...la lettre L, compagnon ! comme..Lascar...Larron...

Une trompe interrompit brutalement la quiétude laborieuse de la tente et effaça aussi brutalement le sourire de ses lèvres...A l'arme...Alors elle ne s'était pas trompée... A la nuit tombée..D'un seul coup son sang reflua et elle sentit la terre se dérober sous elle. Ce n'était pas le moment. Ramassant son épée, elle s'écarta pour laisser le passage au soldat et sortit à son tour, et traversa à la course le terreplein que les guerriers helvètes et comtois venaient d'abandonner pour rejoindre leurs positions...Un regard circulaire rassurant...Ils étaient tous à leurs postes et elle rejoignit le sien, le coeur battant, aux côtés de la générale Caméliane, échangeant avec elle un regard complice...Elles avaient fait ce qu'elles pouvaient, elles savaient que peut être l'une ou l'autre...ou les deux... Elles n'avaient pas peur...

Si...Si, elle avait peur...Et sa main devenue soudain moite glissait sur la garde de son épée. Trop lourde...pourquoi elle était tellement lourde, cette épée, toutes les fois qu'il avait fallu la sortir du fourreau ? La passant à l'autre main pour essuyer sa paume contre l'étoffe de ses hauts de chausse, elle se tapit dans le replis du terrain, l'oreille tendue aux cliquetis des armures et aux grondement des sabots de la cavalerie qui approchait...Les laisser arriver, ne se relever qu'au dernier moment pour les surprendre et les occire...C'étaient les consignes qu'elles avaient données...Pas trop tôt....juste à temps... et son groupe les prendrait à revers...

Un cri la fit sursauter et pourtant elle l'attendait, celui-là ! Celui du premier diable d'angevin qui venait de tomber dans l'embuscade et soudain, la ruée des guerriers et les corps à corps meurtriers, les gémissements des hommes qui tombent ..Et une ombre qui s'effondre à côté d'elle et l'entraîne dans sa chute...ami, ennemi, elle ne sait pas...

Étourdie, elle se relève, repoussant délicatement ce blessé qui l'a miraculeusement protégée et dont le poids pèse sur elle faiblement...si faiblement. Quelque chose de chaud et gluant coule sur la main qui s'est agrippée à son épaule et qu'elle écarte doucement...Caméliane...? Maele ??


Ils partent !! Ils partent !!!!


La huée dans le camp la sort de son hébétude...et se baissant en vitesse pour prendre la blessée sous les aisselles, elle puise dans ses forces pour la traîner à l'écart de la trajectoire des chevaux ennemis qu'elle entend approcher...vite..vite... et se laisse tomber face contre terre pour reprendre son souffle...Aristote...Ou le diable n'a pas voulu d'elle...Il lui avait dit, un jour, son sénéchal...Ils ne sont pas assez fous pour s'encombrer d'une guigne pareille pour l'éternité...Se soulevant sur un coude, elle se passe la main au front...Le plus dur reste à venir...

Citation :
20-06-2010 04:16 : Vous avez été attaqué par l'armée "Les Aigles de Thouars" dirigée par Melinora et l'armée "Vae Victis" dirigée par 197856.

Albatrus

Il se délectait d'un doux breuvage,grignotant quelques amuses bouches...

Il faisait doux en ce mois de Juin,les jouvencelles Angevines belles comme des fleurs..

Il attendait,attendait la suite,les renforts Bretons étaient là,prêt à renforcer les lignes Angevines en cas de besoin..


Un soldat Angevin entra dans la taverne et se dirigea vers sa table..


Sir Alba de Guérande?

Posant sa chopine..

Lui même..

Le soldat reprit son souffle..

Les combats ont commencé,ca y est!Il est temps d'y aller!

Hum..non pas maintenant..ne vois tu pas que je suis en pleine dégustation?

Il le regarda surpris..

Mais!il faut se battre!

Ecoute!toi tu va aller rejoindre les lignes alliées..

Moi,je reste ici avec mes hommes..

Si Aurélien à besoin de mon épée et des renforts Breton.

Il sait ou nous trouver!

Pour l'instant les hommes de Breizh se restaurent avant la bataille.


Mais Sir..

Pas de mais!File...avant que je ne t'envoie moi même sur le champs de bataille à grand coup de pieds au cul!

Il sortit alors sa pipe,la bourra,l'alluma en attendant la suite...

Jasona

Pendant que le campement se mettait en place, le Lieutenant de Vesoul ne put s'empêcher de penser à ceux tomber dans la plaine avant d'arriver au village de la Flèche. Le gouverneur Lothilde lui avait dis les noms de ceux qui étaient au porte de la mort et ceux gravement blessé. Le Sénéchal était du nombre!, et les autres, elle ne les connaissait que de nom, mais cela suffisait, du sang comtois avait coulé. Et la vengeance serait sanglante. Elle savait qu'elle ne reviendrait pas en Franche Comté, ou du moins pas en un seul morceau.
La comtoise caressa son ventre et se maudit en s'excusant en silence de ne pas pouvoir rendre la liberté à son enfant encore prisonnier de son ventre, qui ne sortira surement jamais de là où il était. Il ne pouvait pas vivre après ce qu'il allait lui arriver, elle avait été idiote de venir, mais elle était une comtoise avant tout et une militaire! elle se devait de défendre sa patrie.
Aristote avait veillé sur elle dans les plaines avant d'arriver ici, mais là, il n'y avait plus d'espoirs. Les larmes aux yeux, son épée en main, elle attendait les armées du Maine arrivés sur eux. Elle se tenait prête.
Le combat fut rapide, les armées étaient désorganisées, une chance pour eux, malgré quelques blessés grave dans leur camps, ils avaient
réussi à repousser l'ennemi.
Leur trouve se retirait. Première victoire, elle n'avait toujours pas reçut de coup d'épée.
Elle s'agenouilla et pria longuement Aristote en le remerciant de lui avoir une fois de plus, veillé sur elle.
Puis, se retournant, elle porta secourt au blessé de leur camps.


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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Lun 21 Juin 2010 - 23:28

Mathieu__l

Mathieu etait depuis quelques jours a la Fleche attendant l'arrivee des Comtois. Il se dissimulait dans une batisse delabree ne sortant que tard sur le marche et ayant pour seule activite la lecture du chef d'oeuvre "A la recherche d'un traitre" de Monseigneur Evra. Des traitres, il en avait decouvert de nombreux parmi ses compatriotes. L'honneur est une qualite qui se fait rare de nos jours.

Les forces comtoises arriverent dans la nuit du samedi, et il fut depite de voir que leurs rangs etaient forts degarnis. D'abord tentes de prendre ses jambes a son cou, il reprit ses esprits. Il devait compenser pour la couardise du conseil Mainois.

Juste derrière les armées franc-comtoises, deux groupes sans oriflammes s'approchaient. Il sourit quand il reconnut Assirian, Cdent, Merovee, et une partie des compatriotes présents lors de leurs vacances à Craon. Il les salua et rejoint leurs rangs aussitôt après.

Preparons nous au plus vite. Ca risque de chauffer très vite. Nous sommes plus faibles que prevu et les angevins risquent d’en profiter.

Les preparatifs s’etaient fait sans encombre, et Mathieu avait pu discuter avec Lothilde Comme les Mainois, les Comtois etaient prêt a tout pour recouvrer leurs honneurs, et comme les Mainois ils combattraient jusqu’au bout, meme si ils devaient tomber jusqu’au dernier.

Même si nous devions tous subir une cuisante defaite, cela ne nous empecherait pas de revenir encore et encore ! Nous n’abandonnerons pas !

Soudain des cris. Un nuage de poussière au loin. Comme redoute, les angevins avaient décidé de prendre les devants. Deux solides armees marchaient d’Angers dont une arborait l’etendard poitevin. Il etait triste que les poitevins aient decide de s’allier aux angevins. Mathieu avait enormement de respect pour eux, pour avoir pietine et humilie le peuple angevin en laissant leur château en ruine. Ils devraient les combattre. Il espera en jamais faire face a un poitevin.

L’attente ne fut pas longue. Les angevins arriverent au pas de course. Il nota que tous tous les assaillants se concentraient sur le contingent suisse dont les rangs etaient fort degarnis. Il palit. Cette technique etait audacieuse, et fort efficace si les defenseurs n’avaient pas vu le coup venir. L’armee se defendit vaillament mais fut vite submerges.

L’armee de Lothilde entra dans le tumulte de la bataille. Mathieu se trouva nez a nez non pas avec un soldat mais une combattante angevine. C’etait la deuxieme fois fichtre. Il degaina son epee et fit face.


(desole pour les accents, clavier qwerty snif)

Kunfry


[Quand l’on attaque, l’empire contre attaque]

Partir de la flèche pour défendre son duché, partir à Saumur attendre les étrangers aux tactiques de l’Est. Puis finalement faire mouvement sur la capitale avec les poitevins devenu frère d’arme. Toute animosité que ressentait Kunfry envers eux était effacée et même il avait tout bonnement confiance en eux mais aussi de la reconnaissance.

Samedi dans la journée les rumeurs circulerent, elles disaient que des armées étaient arrivées à la flèche, chez lui.Il était heureux de voir qu’aux moins ils n’étaientt pas complétement suicidaire et qu'il n’avait pas filé sur la capitale. La raison de leurs venus chez les angevin c’était la vengeance surement mais kunfry put voir qu’il disait regagner leur fierté. Du respect Kunfry en avais peut pour ceux qui osent marcher sur les splendides terres d’Anjou, ses terres qu’ils chérissaient, il aimait cette contré bien plus que n’importe quoi d'autre.

Il avait enfilé son armure, une nouvelle armure. Ils ce l’était offerts après son anoblissement. Ils prirent la route, en direction du nord. Une longue journée de marche pour arriver a la ville de la flèche. Il ne put s’empêcher de remarquer que les mainois n’avait pas compris encore, leur action avait été longue et pourtant tellement inutile. Ils devaient être la pour permettre aux angevin de rendre compte que les armées alliées de l’empire valais bien mieux que ses gus qui ne se sont toujours pas remis du sac de leur capitale pourtant devenu pendant quelques jours célèbre grâce a cela.

Kunfry avais aussi remarqué que sa ne serai pas pareil qu'avec les mainois. La il y avait tout plein de soldats de carrière pas des paysans a qui on a offert une épée et qui se servent de leurs épées en tapant avec l’étui. Qu’elle plaisir un vrai défi, enfin. Malgré la surprise de l’attaque il y allait avoir des pertes. Mourir contre eux ne dérangeais pas a kunfry c’était un honneur, mais quand il vit le petit groupe de gamine trop jeune et inconsciente malgré leurs dires si contente d’aller tuer il en était navrés.

Les angevins touts comme les poitevin se mirent en formation de combat. La cavalerie parti causer du ravage dans le camp, casser leur formation essayer rien que par une charge de puissant destrier de combat faire apeurer l’ennemis. La charge avais été mené par la duchesse Kilia elle fut désarçonner lors du combat. La réponse ne se fit pas attendre l’ordre a l’infanterie de charger fut lancer. Kunfry parti, à pas de course épée en avant. Les soldats les plus rapides en première ligne commencèrent à prendre une légère avance.

Le choc ne se fit pas attendre. Comme redouté par kunfry l’ennemis savais bien se battre il fallut du temps pour se débarrasser des adversaires. Les combattants s’étalaients dans tout le camp, le chaos c’est abattus devant les remparts de la Fleche.
Kunfry regarda autour de lui et repéra une cible, un homme il avait l’air fort, bien équiper c’était belle et bien un militaire.
Il s’élança sur sa cible cherchant à le percuter, les épées se croisèrent un long moment jusqu’a se kunfry porte a coup puissant sur le bouclier de son adversaire celui si vola en éclat. Ils se retrouvèrent a quelque mètres face a face. Son adversaire chargea et kunfry lui envoya un violent coup de bouclier dans la tète. On entendit alors des os se briser, l’homme tombât les mains sur son visage, le sang sortais de son nez.
Kunfry approcha son épée au dessus du corp de sa victime, il hésita.


Tu t’es bien battu, tu mérite la vie.


Il le laissa la dans la souffrance lorsqu’il entendit au loin


ISA ! ILS ONT EU VIKY ! A L'AIDE !


La haine dans le regard il allait tuer à présent. Il combattit avec rage jusqu'à se que sonne la retraite. On devait rentrer et respecter la trêve dominicale mais il reviendrait et cette fois kunfry ne laissera plus vivant ses ennemis.


Citation :
20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Danytr. Vous l'avez grièvement blessé.

Osadus


Osadus retourna près de sa section déjà réduite de moiter des Sans Braies Rots de Luxeuil en effet le chef de section a déjà du essuyer pas mal de perte parmi ses hommes et quand il rentra au campement il ne vit que ses compagnons derborence et mousseline. Il s'inquiéta de ne pas voir mael et il espérait qu'il ne lui soit rien arrivé de grave malgré cela il était quand même heureux que sa petite protégée mousseline se porte a merveille.

Assez exténué de la bataille et après avoir tué quelques misérable résistants, il se laissa tomber dans l'herbe et se reposa espérant que sa mouss viendrai s'occuper un peu de lui.

Mousseline

Mouss vit au loin Osa arriver. Son visage laissait transparaitre de la fatigue et de l'inquiétude. Elle le vit s'étendre dans l'herbe. Elle regarda autour d'elle et se dit qu'elle devrait aller lui parler question de savoir ou en était tout cela et peut-etre manger un peu. Elle se rendit près de lui et s'assit.

Hey Chef on se repose on dirait! Tu veux un morceau de pain? J'arrive pas à manger.


Elle le regarda et décrocha un de ses plus beau sourire

Bah t'a vu suis pas si mal pour me défendre. Non je sais tu m'as aidé un peu mais bon...

Elle ricana en pensant aux quelques bons coups qu'elle ait donner et en était fière.

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Lun 21 Juin 2010 - 23:40

Osadus

le chef de section vit arrivé mousseline, bien gentillement elle lui proposa un morceau de pain

Hum ah oui je veux bien je meurs de faim!!


Osadus prit le morceau et le dévora d'une seule bouchée

l'estomac un peu plus plein il regarda mouss

ouais pas mal je t'ai bien appris le maniement de l'épée hein Smile merci qui merci qui ????

Osadus afficha un large sourire a mouss

Aurile.


Les portes des nones claquent derrière la p’tiote, l’bruit du claq’ment des p’tit bottes sur les pavés des rues d’Angers. Elle court et parcourt la ville sans espoir de trouver grand monde, faut pas rêver on est a Anger, les tavernes sont jamais vraiment très peuplé. L’angle d’une ruelle passé qu’elle tombe nez à nez ‘vec Calyce.

Vlan

Les v’la presque à tituber, a peine remise du p’tit choc que la Calyce la dévisage lui sort

Hann une r’vante !!!


L’sourire d’Aurile s’fait malicieux, va pouvoir tout savoir des dernières nouvelles de l’Anjou c’est qu’mam’zelle l’est porte parole à présent. Nan pas les potins pour ça faudra attendre de voir débarquer Trella qui s’fait pas prier des qu’les deux mioches entre dans une taverne et qu’la Trella pointe l’arrondie d’son ventre sous l’regard perplexe d’Aurile. Bouche non pas en cœur, mais formant un « O » sans qu’aucun son ne sorte même pas le « Oups… c’quoi c’te con’rie » temps attendue. Parceque bien sûr aussi, Trella lui explique qu’elle a fait des « trucs » de grand et que c’est pas ses gâteaux qui l’ont faites grossir. Une Calyce qui entre deux phrases lui chuchote qu’elle peut s’glisser pas trop loin d’sa mère pour rejoindre les rangs d’l’armée du vieux chiffre juste au moment ou bien sûr encore la Trella lui annonce qu’elle s’ra tata parcqu’Isa serai dev’nue sa mère d’adoption, l’est vach’ment contente la naine a sa mère a telle point qu’elle mett’rai bien des coups d’lattes dans l’bide de l’Andalouse, sauf qu’a s’moment là elle aperçoit sur l’pas d’la porte le borgne qui s’pointe.

Et la v’la partante pour rejoindre les rangs d’l’armé, A peine de r’tour et la v’là plonger dans l’bain. Et pis tiens en même temps elle va en profiter pour déverser sont trop plein de question a la blonde Lucie, parcqu’il y a deux trois p’tit mots glissé d’la part de Trella …Encore ! Qui ont fait mouche aussi, ‘fin plein d’petites choses qui font qu’la mioche prends sa décision seule en prenant a témoin une Lucie et une Calyce.


L’soir venue l’Aurile a décidé d’pas rester à cogiter, sert a rien t’façon c’pas lucratif du tout, autant s’défouler, pis d’abord la p’tite conversation avec l’ancien lui a r’mis les idées en place. Son p’tit doigt se pose sur sa joue gauche pour en effleurer la fine griffure féline, le mini kilt est de tout c’qui est plus mini et a moitié dépenaillé vue qu’elle a grandit pis qu’il commence a être bien usé a force, ‘reusement les braies de peau blanche dissimule les formes qui commence a bien s’dessiner chez la jeune fille, bande de voyeurs va pensiez qu’elle avait rien sous son kilt comme son père, Tss. Alors l’épée est l’vé, l’regard de biais glissé a Calyce et en avant, finit pour un temps d’ce calfeutrer chez les nones pour apprendre certains enseign’ments. C’est c’qu’on appel’ ra plus tard : les vacances !!!!!!


Première fois d’sa courte vie qu’elle va s’battre au côté des poit’vins, en même temps faut bien une première a tout, Les mioches sont donc de la partie, surtout les an’gins, c’est dans l’sang et Aurile rarement en reste pour les bataille, elle sait pas l’quel des Penthos les a fait v’nir encore, bien qu’elle se doute bien au vue de l’étendard Comtois qui s’profil de plus en plus prés. Un nombre important compose les armées, ça va faire mal c’te nuit mais pas ‘rave. Kilia en tête les mioches papillonnent autour essayant d’chopper les restes,



‘Tain z’allez nous en laisser Oui


Mioche qui grogne d’voir les plus grand aller plus vite et d’se payer la plus belle part. Passant prés d’sa mère en lui adressant un clin d’œil suivit d’un sourire diabolique, va être surprise la Jarretière d’voir débarqué sa naine, quand quelque instant plus tard l’doigt d’Calyce se pointe.


Aurile !!! t'viens... Y en a un là bas !

Et les v’la a deux à passer l’épée sur l’pauvre homme qui a eu l’idée de v’nir essayer d’prendre son soit disant dû en v’nant souiller l’sol Ang’vin. L’épée d’la mini Penthos s’abat à la suite de sa compère la mini Deneré. Un cri déchire le nuit Ang’vine.

ISA ! ILS ONT EU VIKY ! A L'AIDE !

L’temps d’chopper Calyce par la manche pour essayer d’trouver qui hurle l’nom d’sa mère, enjamber et contourner les blessé en tatant bien d’la lame si tout c’qui est pas Ang’vin n’bougent plus parcque trop grav’ment blessé

Pas l’temps d’continuer qu’la fin des combats est sonné et qu’la mioche grogne encore plus. Les deux camps vont rapatrier leurs blessés. Elle cherche la bataille la mioche parcqu’elle a son idées en tête d’puis l’après midi, et qu’elle s’doute c’qui va s’confirmer l’land ‘main, c’est dimanche, c’est trêve dominical qu’ils disent les grands alors qu’elle écoute de ci de là leur conversation. C’est donc repos va falloir attendre les prochaines hostilités. Le regard bleuté d’la môme cherche la silhouette de sa mére qui devrai c’trouver pas loin des cris entendue, pas qu’elle veut faire partie d’l’attroup’ment de ceux qui vont rapatrier Viky, vont être beaucoup trop, c’juste pour s’rendre compte qu’sa mère l’est pas blessé, ni tué, parcque la mioche s’rappelle qu’elle a faillit la perdre pendant la bataille contre l’Maine.


Mael_du_haillon


Toujours inconsciente la jeune femme ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait, elle était dans le noir, un noir mystérieux, un noir qu’elle n’avait jamais vu en rêve.
Elle essayait d’ouvrir les yeux mais, elle en était incapable, elle essayait de prononcer un seul mot, mais hélas seul une impression de mouvement sur son corps par des touchées et des haillons.

Elle sentait un liquide tiède qui parcourait son corps, des gestes doux et tendres qui lui faisaient penser lorsque sa mère lui faisait prendre son bain.
Lorsque les gestes s’arrêta près de son épaule gauche elle ressenti une douleur vive et atroce. Elle voulait crier, hurler tellement cette douleur parcourait le plus profond de son être, mais rien ne sortais de sa bouche juste une perle de larme s'écoula sur sa joue dessinant une trainer blanche sur ce visage plein de poussières.

Lorsqu’elle ressentit cette terrible souffrance elle eu une impression de paix intérieur qui s'installait en elle, dans son esprit, le visage de doux enfants s’y dessinait, elle comprit que ce n’était pas des enfants mais ses enfants. Par la suite tous les moments forts heureux comme malheureux défilait devant elle comme dans un livre remplit d’histoire, son histoire.

Elle vit sa rencontre avec son tendre Derborence, la naissance de leur petite princesse Melissa, les bons moments qu'elle avait vécus à la prévôté du temps ou elle était encore une grande famille, ainsi que ses amis(es) qu'elle avait laissés à Luxeuil.

A ce moment, Mael, comprit qu'il fallait qu'elle se batte pour survivre, elle n'avait pas le droit de baisser les bras et d'abandonner sa famille ses amis(es) qu'ils l'attendaient. Eux qu'ils lui avaient tant donnés.

Elle se remémorait ses enfants et conclu qu’ils ne supporteraient pas de perdre une seconde fois leur maman.
La disparition de Maelys leurs avaient été très dur à vivre.
Ses enfants adoptif, Cadel-Rv, Delyse et Perceval l'appelaient maman depuis trop peu de temps et ce mot était celui que Mael avait tant attendu de leurs part.

Et leur papa Derborence, qui avait mit tant de temps à réapprendre à vivre sans elle.
Et surtout à lui demander sa main. Elle ne pouvait partir sans avoir été mariée à son tendre.
Ils avaient tellement de choses à vivre encore, tant de moments qu'ils n'avaient pu faire à cause de leurs travails à la prévôté.



Adrien72



Adrien se hâtait de monter les tentes, il dit à un des soldats qui l'aidait à sa tache:

- RRRAaaaah mais l'eau elle va rentrer c'est pas assez tendu, plus loin le piquet, voilà là c'est très bien

Scrutant une autre tente il fit une autre remarque:

- Celle ci elle est bien, il manque juste le...

D'un coup le campement se mit à bouger de partout, des hommes courraient atteler des chevaux, des femmes s'armèrent, une vraie fourmilière qu'on aurait tapé avec ses godasses. Le Hérault appris très vite qu'une attaque se préparait. Il chercha son arc, son armure légère, il allait se venger, se battre jusqu'aux bout. Enfin, il était là, avec sa section, son arc long dans le dos, et son carquois sur les épaules la bataille commença. Adrien restait à l'arrière, sur les hauteurs pour balancer une pluie de flèche répétant machinalement les actions suivantes, viser tirer, armer. Il avança, la victoire basculé de notre coté, Adrien sourit, malheureusement se fut de courte durée quand il vit Mael allongeait par terre sans mouvement. Ses amis Luxoviens l'emmenèrent au campement, Adrien pris le chemin du retour quand les armées s'enfuit, il fit le tour du champ de bataille pour récolter les flèches pour se refaire une réserve gratuite. Ensuite rentra avec la boule au ventre, mais l'esprit sain dans le campement, il pris la monture et les armes de Lothilde et la félicita pour sa victoire.

Otissette


Des jours que la Vicomtesse se préparait aux combats, que sans relâche elle motivait les hommes et les femmes qui la suivaient. Du jamais vu pour elle, jamais tant de soldats elle n’a vu, des Poitevins des Bretons avaient rejoins les Angevins, tout le monde la harcelait pour avoir sa place dans l’armée. La coordinatrice des armées Angevines ne savait plus ou donner de la tête mais surtout elle était impatiente, elle voulait se battre ! La raison de la venue des Comtois elle ne la connaissait que trop bien, et la comprenait, cela faisait un moment qu’elle s’y attendait d’ailleurs. A leur place elle aurait elle aussi voulu se venger. Aurait-elle fait comme eux ? Peut être… ou pas, elle n’aimait pas faire couler le sang d’innocents. Peut importait, pour le moment elle ferait tout pour que l’Anjou ne tombent pas entre les mains des Comtois.

Après de nombreux jours a patiemment attendre, enfin l’ordre était tombé, enfin les soldats de plus en plus motivés allaient pouvoir frôler le champ de bataille tant attendu.
Aux cotés de ses vassaux et des gamines qu’elle maternait comme si c’était les siennes la route vers la Flèche elle avait prit. De loin elle gardait toujours un œil sur Calyce, elle y tenait à cette gosse, personne ne devait la toucher ! Mais elle devait aussi surveiller Trella, même si en ce moment elle lui en voulait pour une raison personnelle, elle ne voulait surtout pas qu’il arrive malheur à celle qui devait épouser son fils.

Et puis le campement des Comtois… ils y sont enfin, la peur commence à gagner la Vicomtesse, l’épée à la main, elle pense à lui qui est bloqué à Angers par sa faute, oui bon elle a pas fait exprès de le blesser !

Les cris, les hurlements… elle est morte de trouille, pas pour elle, elle se moque bien de ce qui peut lui arriver, mais tous ceux qu’elle a entrainé derrière elle… a leur coté elle avance jusqu’au moment ou tout le monde s’éparpille.

Chacun cherche sa « proie », chacun dégaine son épée et Tiss aussi, elle a trouvé la sienne, son regard croise celui de l’homme qui se trouve face à elle. Cet homme là, elle le connait… elle l’a croisé, y’a pas si longtemps. L’espace d’un instant qui aurait pu lui être fatal, elle réfléchit, elle ne comprend pas trop ce qu’il fait là lui. C’est pas un Comtois ! Bon sang peuvent pas attendre leur tour les Mainois non ?
Elle n’est pas venue pour tuer du Mainois, rien à faire de lui aujourd’hui ! Heureusement l’homme semble surpris, allez savoir pourquoi… il ne profite pas du moment de réflexion de Tiss pour planter son épée, il dégaine face à elle. Tant mieux, la brune se reprend, relève à peine l’épée qu’elle lui colle dans la cuisse. Elle ne veut pas le tuer, elle veut juste passer !


Nan nan nan toi c’est pas le moment ! Je veux voir les Franc Comtois, les Mainois je connais et c’est pas marrant du tout !


Marrant, la vla qui raconte n’importe quoi, comme si elle était là pour rire. En tout cas le gus est blessé, elle peut passer.

Citation :

20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Mathieu__l. Vous l'avez légèrement blessé.


Direction Trella, qui non loin de là semble fort occupée, elle pourrait avoir besoin d’un coup de main. Pas le temps d’arriver, elle voit l’épée de la petite star violement s’abattre sur une silhouette, de loin elle ne peut identifier… femme, homme, elle n’en sait rien… Le pas se fait plus pressant.
Ne pas chercher à réfléchir, ne plus penser et taper, ne pas laisser l’occasion à la silhouette de frapper Trella. Aider la fiancée de son fils, surtout il ne doit rien lui arriver.
Le temps d’arriver Trella à déjà le sourire aux lèvres, elle a fait du joli travail ! Mais c’est sans compter sur la voix de Calyce qui à ce moment raisonne.


Ils ont eu Viky…


Pour la première fois un sentiment de haine envahit Tiss, rage colère tant pis pour la femme que Trella vient de frapper, la Vicomtesse remet une couche !

Citation :


20-06-2010 04:16 : Vous avez frappé Cameliane. Ce coup l'a probablement tué.

L’a-t-elle tué ? Elle en sait rien et pour le moment s’en fiche complètement, elle est à terre c’est tout ce qui compte. Et à la Vicomtesse de filer pour rejoindre Calyce aux pieds de la rouquine.

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Lun 21 Juin 2010 - 23:43

Lionelpsl

Lionel se frayait un chemin dans le forêt avec son bouclier dans le dos et un sac sur l'épaule, des caquètements s'en échappaient.
Le gens étaient sympas par ici, le paysan n'avait pas voulu le déranger quand il l'avait vu courir après ses poules. Bon, il n'était quand même pas allé jusqu'à lui donner un coup de main, mais là y'avait le beau geste. Comme quoi courir les bois (et les poulets) avec la cotte de maille le casque et le bouclier c'était peut être fatigant mais ça avait un effet apaisant, et puis comme disait son grand père on obtient plus en parlant gentiment avec une épée qu'en parlant juste gentiment

Perdu dans ses pensées il revenait vers le camp.

Citation :
Bon maintenant, retrouver le chemin du camp..... Là, je reconnais le gros chêne..... Ca ne va pas être facile d'aller en ville. Quelle idée d'arriver en claironnant maintenant ils se sont barricadés..... Là par la clairière..... Du coup même si je me fais passer pour un paysan qui va vendre ses poulets à la ville, m'étonnerait qu'on me laisse entrer, en plus avec mon accent je vais me faire paumer à tous les coups..... Euh, à droite ou à gauche? A gauche... Pas moyen d'avoir une partie de dés, la bière est éventée, les bougresses sont farouches, et quand on arrive en zone civilisée pan! On reste au dehors et on bave devant la ville comme un chien devant un os. J'espère que le butin vaut le coup... Là ça s'éclairçit je me rapproche..... Pratique cette forêt, pendant que je prépare un des poulets faudra que je trouve quelqu'un qui accepte d'aller nous chercher du bois sec en échange de le partager avec moi..... Marrant ça, il devrait y avoir plus de bruit..... Bon demain faire un tour dans d'autres maisons hors les murs, la plupart ont dû être évacuées mais ils n'ont pas pu tout emporter, ils ont surement oublié quelque chose.... Là, je traverse le ruisseau et j'y suis presque..... Bizarre ça, ça sent le brulé.....
Redoutant le pire il accéléra le pas vers l'emplacement du camp et marqua un temps d'arrêt devant le spectacle qui s'offrait à ses yeux.


Inutile de lui faire un dessin. Il avait participé à suffisamment de guerres pour reconnaître un champ de bataille quand il en voyait un. Rien ne manquait: les cadavres un peu partout, les tentes incendiées, les blessés qui ralaient et appelaient à l'aide, il y'avait même les habituels charognards.
Ils connaissaient leur affaire ces deux là, ils travaillaient rapidement sans un mot superflu, tranchaient la gorge de ceux qui bougeaient trop, faisaient vite l'inventaire et coupaient les doigts pour récupérer les bagues....
Deux paysans avec juste des couteaux ça devrait le faire. Un noeud au sac à poulets, abaisser la visière du casque, ajuster le bouclier, dégainer l'épée et on y va

Citation :
Eh! Vous voulez un coup de main?
Les deux hommes relevèrent la tête et le jaugèrent d'un rapide coup d'oeil, l'un d'eux tenta un sourire édenté.

Citation :
Salut camarade, y'en a suffisamment pour tout le monde, t'as qu'à aller dans ce coin là on n'y est pas encore passés.

Citation :

Tu vois mon pote le monde se divise en deux catégories, il y'a ceux qui ont une épée à la main et ceux qui courent, toi ....tu cours.

Les deux hommes reculèrent prudemment de quelques pas en se relevant avant de prendre la fuite.
Citation :

T'as aucune chance soldat, y'a une prime sur vos têtes!

Bon, garder la tête froide. Le temps qu'ils aillent en ville, alertent la garde, s'expliquent devant un sergent et qu'ils reviennent il avait du temps mais pas trop.
Il rengaina son épée et avisa une charette à bras qui avait été vidée de son ravitaillement. Il y déposa sa cotte de maille, son casque et son bouclier. Il pouvait encore essayer d'en sauver quelques uns.
Citation :

Alors, lesquels ont ils l'air encore un peu vaillants? Toi, toi, non désolé pas toi les tripes à l'air ça ne pardonne pas.

Un par un il souleva de terre quelques uns de ses camarades aussi délicatement que possible et les traina vers la charette où il les déposa.

Citation :
Morille même morte on la prend, Camy, .... quoi Yoyo est par là? Bon, il est ammoché mais il reste encore un peu de place, lui, encore lui, allez ça suffit maintenant de toute façon la charette est pleine et je ne suis pas un cheval, en plus je n'ai pas intérêt à trainer dans le coin.

Il était temps de pratiquer la première des vertus aristotéliciennes: la conservation.
Il ajouta le sac à poulets et se mit en route vers la rivière en tirant son chargement.
Avec un peu de chance les gardes de la ville que les deux coquins n'allaient pas manquer de rameuter ne remarqueraient pas les traces d'une charette un peu chargée ou n'y prèteraient pas attention mais on ne savait jamais. Le plus prudent était d'aller à la rivière qui traversait la forêt et d'en remonter le lit sur une bonne distance comme ça ils ne sauraient jamais de quel côté il était allé, et pour le retrouver dans les bois ils allaient devoir s'accrocher.
Tant d'efforts pour donner la chasse à un inconnu isolé au lieu d'aller fêter la victoire avec les autres, ça n'en vaudait pas la peine.

Des plaintes s'échappaient de la charette. On verrait plus tard pour les soins, dabord prendre le large. Il ne savait pas s'il était très doué comme médecin mais ceux qui seraient suffisamment robustes pour supporter le voyage auraient toutes les chances de survivre à ses soins.
Engagez vous... les chemins sont plats c'est plus facile que dans nos montagnes.... un riche butin nous attend..... nous défendons le droit et la dignité..... parce que c'était digne de patauger dans une rivière en peinant comme une bête de somme à tirer une charette pleine de mourants et de blessés avec de l'eau jusqu'aux genoux, ah le métier de soldat c'est bien d'la misère.

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Cameliane
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mar 22 Juin 2010 - 2:19

[La Flèche, terres angevines, ou terres du diable... ?]

[toujours pour l'ambiance, puisque ça plait bien ^^ : https://www.youtube.com/watch?v=A44izV3whD4&feature=related ]


Une sensation de flottement... Elle volait... tout en douceur, pas loin du sol lui semblait-il... et de loin, très loin lui parvenait des cris, des râles, des hurlements, des pleurs, des gémissements... Ses enfants... non ils étaient loin... Lucia les avaient emmenés de cela elle en fut certaine... Des bribes de mémoire lui revenaient.. Ses Compagnons helvètes et les alliés comtois, pas assez nombreux contre ces saletés d'angevins qui soutenaient leur pilleur de duc... Elle se souvint les coups d'épée, et d'autres armes tenter de s'enfoncer dans sa cotte de maille et de percer le jaque qui se trouvait dessous... certains l'avaient cruellement atteinte...

Son esprit repartit dans les méandres de l'évanouissement... puis se réveillait à nouveau pour se souvenir de son époux sur lequel des furies s'étaient acharnées... Leurs visages resteraient à tout jamais gravés dans sa mémoire et se jura à cet instant de le venger si le Très Haut lui permettait de vivre encore assez longtemps pour cela... Réussissant à entrouvrir les yeux, elle reconnut vaguement une figure familière au dessus d'elle et s'agrippa à son col... dieu soit loué il allait bien...


- Li... Lionel... que... où est-on... mon mari... nos amis... sauvez-les... eux d'abord... pitié... nous les... vengerons...

Et à nouveau elle fut envahit par les limbes de l'inconscience...

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Il faut tenir une décision non parce qu'on l'a prise mais parce qu'elle est bonne.
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Makita
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mar 22 Juin 2010 - 5:28

Makita a finalement terminer sa miche de pain. Elle se relève puis elle ramassa son sac et ces affaires puis elle continua sa route vers le village la Flèche. Tout à coup elle voyait le village de loin, elle se dit: Peut-être en courant je pourrais être rendu au plus vite. Elle commença à courir vers le village la Flèche. Elle courrait sans être arrêter puis elle s'arrêta vers le village la Flèche, elle était enfin arriver au village la Flèche. Elle se pencha un peu pour s'essoufflé.

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mar 22 Juin 2010 - 6:11

[Jour d'Aristote....Après les premiers combats]

Toujours la même hébétude, au sortir des combats, quand le silence succédait brutalement à l'effroyable choc des armes, aux cris, aux hennissements des chevaux, et que les mille petits bruits des animaux nocturnes reprenaient leurs droits, incongrus, venant soudain rappeler que la vie ne s'était pas arrêtée pour leur permettre de batailler comme des brutes... Insensible au carnage, un merle saluait l'aube naissante. Elle lui en aurait presque voulu de sa gaîté...

Sa torche éteinte fumait encore dans sa main, elle revenait lentement au campement, tournant le dos aux ombres qui s'activaient à creuser une fosse où reposeraient les morts...Chavirée, elle s'était penchée sur chacun d'eux, glissant dans leurs mains jointes la dérisoire petite médaille des compagnons de Maxima Séquanorum. Un comtois ne se rend pas...Oui ben..à force de ne pas se rendre, ils finiraient tous par fertiliser la terre d'Anjou et l'idée de nourrir des vers angevins ne lui plaisait pas plus que ça...

Elle n'aimait pas la guerre, elle ne l'avait jamais aimée. Elle ne pouvait simplement pas vivre sans elle et les yeux rivés au sol, écartant d'une main les ronciers sur son passage , elle cherchait encore un fois à comprendre pourquoi elle ne pouvait se défaire de cette attirance morbide pour les champs de bataille..

Tournant à demi la tête vers l'écuyer qui marchait à ses côtés, elle ouvrit la bouche pour parler et la referma aussitôt...Un guerrier ! Elle n'allait pas lui demander si lui aussi, il ne rêvait que de combats quand sa vie de gai laboureur devenait d'une affligeante monotonie aux côtés d'une matrone gaie comme un vendredi saint, et aspirait à la paix dès qu'il avait remis son armure et embroché le premier ennemi...C'est elle qui ne tournait pas rond !

L'appel d'une cloche dans la ville toute proche lui fit relever le nez sur les remparts et sursoir momentanément à ses interrogations existentielles, le temps de s'étaler les quatre fers en l'air après avoir coincé le bout de sa botte dans une racine.

Se relevant en grommelant, sentant sous ses doigts une corne de narval lui pousser au milieu du front, elle sourit à l'écuyer qui avait failli la retenir dans sa chute et se confondait en excuses de l'avoir plutôt aidée à se flanquer par terre


Pas grave...Quelque chose me dit que..je ferais bien d'aller à confesse...Ils vont revenir, et...j'ai comme un pressentiment...

Un autre clocheton répondit au premier...Matine...Debout, nonnes et moinillons, c'est l'heure...S'accrochant au bras de l'écuyer, elle franchit le muret de pierres sèches qui marquait l'entrer du campement et lentement marcha jusqu'à sa tente...Elle devait mettre ses affaires en ordre...Aristote...attendrait bien encore aujourd'hui et demain...après tout...advienne que pourra !

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mar 22 Juin 2010 - 13:25

Léandre

Finalement, ils étaient venus. Pas forcément ceux attendus, puisque personne ne lui avait rapporté la présence de son père, d'Imladris, ou encore d'Artifice. Ceux qui, pourtant, désiraient sa mort et celle d'Aurélien, depuis l'escapade franc-comtoise, soldée par le pillage en bonne et due forme du château de Dole.

Au campement de l'Imperator Legio, emmitouflé dans une épaisse couverture auprès du feu de camp, le bâtard de Valfrey, traître comtois, regardait les flammes danser devant lui. Les hommes de l'armée vaquaient à leurs occupations nocturnes, qu'elles soient paisibles ou alcoolisées - car les deux sont bien souvent incompatibles - tandis que Leandre était d'une impassibilité déconcertante, assis et immobile. Ce qui le tracassait ? D'abord, de ne pas être aux côtés d'Estrella. Ensuite, de ne pas affronter les trouble-fête franc-comtois. Soupir blasé du bâtard, avant de se tourner vers le plus proche compagnon d'armes : le mercenaire italien, Malatesta.

Un léger sourire illumina alors le visage de moins en moins juvénile de Leandre. L'italien était l'un de ceux sur qui il pouvait compter, il le savait, depuis la prise de Dole. Plus tôt dans la journée, il lui avait remis une épée quelque peu usagée, mais parfaitement en état de couper en morceau l'ennemi de l'Anjou. Le Valfrey lui avait alors dit : "Elle vient de Franche-Comté... et elle affrontera peut-être ses habitants". Un peu comme lui. Ou non, si le Très-Haut, et Aurélien, ne lui en donnaient pas l'occasion.

On lui tapota l'épaule. Il se leva donc. Il était grand temps de prendre son tour de garde sur les remparts. Heaume sous le bras, lui et quelques hommes se dirigèrent vers les fortifications, sereins, comme chaque nuit. Il ignorait bien encore quel sort les franc-comtois réserveraient à son Etoile, partie à La Flèche. Et le franc-comtois porteur du coup ignorait bien encore les tourments que lui ferait subir le bâtard.

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mar 22 Juin 2010 - 16:30

[peu de temps avant les nouveaux combats...entrevue discrète avec un chevalier de noble naissance venu offrir sa lame en soutien de Maxima]

Écoutant avec une attention bienveillante ce preux qui a le courage de ses convictions, Lothilde lui sourit avant de prendre la parole à son tour

Messire, voilà des mots qui nous vont droit au cœur...Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec la lointaine région du Saint-Empire Germanique d'où nous venons...Depuis le pillage de notre province par le duc Aurélien, nous sommes évidemment nombreux à avoir voulu venir demander réparation. Mais les deux conseils qui se sont succédés après le saccage de notre château ont serré les fesses dans leurs braies...La Franc-comtesse qui a hérité du conseil ayant eu à subir la venue d'Aurélien a mis toutes son énergie à dépenser le peu d'écus qu'il restait dans nos caisses pour protéger une de nos villes frontières contre l'helvétie...La compagnie de l'Edelweiss de la générale Caméliane, venait d'amener ses troupes dans l'unique but de réclamer justice à son maire, le comte Bobyzz de Sparte, fauteur de trouble en Helvétie, qui n'a pas eu le courage de se livrer....Pour protéger ce comte lâche, le parlement n'a pas hésité à prendre les armes pour se défendre de l'armée de l'Edelweiss qui avait pourtant clairement dit ses intentions de ne pas se venger en prenant possession de la ville...
Nous avons été une poignée de comtois à la croire sur parole, et avons lié connaissance, puis lié nos deux compagnies pour tenter de faire ce que le parlement comtois disait vouloir faire....mais se satisfaisait parfaitement de ces bonnes intentions dont vous le savez, l'enfer est pavé...

Lorsque vous saurez, messire, que c'est l'épouse de ce comte Bobyzz qui est la nouvelle franc-comtesse, et que me détestant corps et âme pour avoir dénoncé la politique pitoyable défendue par le précédent conseil d'avoir protégé son époux au lieu de se consacrer au véritable ennemi des comtois qu'était Aurélien de Penthièvre, vous comprendrez aisément que notre départ n'a pas été encouragé ni même...financé...Un aimable don de 100 miches de pain a même provoqué paraît il une véritable enquête et un bouleversement sans pareil dans les livres de comptes...c'est tout dire...
Un conseiller a pris notre défense et c'est peut être à lui qu'on doit d'avoir pu bénéficier jusqu'à aujourd'hui de l'agrément de la Franche-Comté...Maigre encouragement, n'est-ce pas ?

Votre aide est pour nous une bénédiction car même si nos deux régions ont eu à souffrir de ce même personnage infâme, nous ne pouvons compter sur elles pour nous soutenir et nous le savons...Nous n'osions espérer un renfort mais nous savions qu'il n'allait pas venir de Franche-Comté...Nous sommes donc, messire, liés par la couardise de nos régnants, nous le serons par notre courage à faire tourner notre ennemi commun en bourrique, même si nous devons tous tomber...Au moins soyons fiers de n'avoir pas reculé...

Souriant en coin et plongeant la main à la cruche d'hypocras pour verser ce petit Anjou gouleyant dans sa coupe, et prenant le temps d'en savourer une gorgée

Vous savez, messire...Ceux qui ne font rien vous reprocheront toujours d'avoir fait ce qu'ils n'ont jamais osé faire eux-mêmes...C'est une forme de...jalousie.
Scellons cette alliance, messire...Vous me trouverez toujours à vos côtés pour vous aider...Quand je serai capable de reprendre mon épée...car pour l'heure, elle est chez un forgeron de la compagnie qui me la répare...

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bensira
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mar 22 Juin 2010 - 17:40

Deux jours ! Deux jours seulement ! Ce fut le temps que les deux armées angevines vaincues avaient laissé à Maxima Sequanorum pour nettoyer le camp qui était devenu un champ de bataille sur lequel les morts et les blessés entremêlaient leur sang.

L'aspirant de Vesoul, comme tous ceux qui étaient encore indemnes, étaient sous le choc des violents combats auxquels il avait prit part. Des jeunes gens et des jeunes filles étaient morts ou grièvement blessés dans chaque camp.
Les morts avaient rejoints Aristote et les nombreux blessés soignés avec les moyens du bord.

Cependant, cette bataille se serait pas la dernière. Les défenses du camp devaient être remises en état pour parer une nouvelle attaque d'armées envoyées par le duc d'Angers contre les comtois.

Durant deux jours, Bensira fit ce qu'il pouvait avec les hommes encore valides pour assurer la sécurité du campement.

Deux nuits s'étaient écoulées depuis l'attaque des armées "Les Aigles de Thouars" et "Vae Victis". Cette nuit là, l'aspirant, toujours sur une butte vit ces deux armées revenir à la charge pour tenter de raser ce qu'il restait de "Maxima Sequanorum".
Citation :

22-06-2010 04:20 : Vous avez été attaqué par l'armée "Vae Victis" dirigée par 197856 et l'armée "Les Aigles de Thouars" dirigée par Melinora.
L'aspirant donna l'alerte et se mit immédiatement en position de défense, prêt à tirer sur les assaillants.

Le fracas des armes fut tonitruant. Les défenseurs de Maxima encore valides se battaient comme des lions, appuyés par les arbalétriers et les archers. Mais la première ligne fut brisée et des guerriers s'approchaient des lignes de tireurs.

Bensira déposa son arbalète, pris son épée et son bouclier et se lança à l'assaut d'un homme qui se précipitait sur lui. Il le frappa de son épée. L'homme déjà blessé s'effondra aux pieds de l'aspirant et ne bougea plus. Etait-il mort ? L'aspirant avait-il pour la première fois de sa vie, tuer de sa main un autre être humain ? Comment cela était-il possible ?

Citation :
22-06-2010 04:20 : Vous avez frappé Alvisezorzi. Ce coup l'a probablement tué.

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mar 22 Juin 2010 - 18:56

Thomaslatapie

[Sur les remparts d'Angers]

Thomas regardait au loin la bataille. Il ne pouvait discerné qui était qui mais ce qu'il pouvait voir était la mort, la peur, la souffrance. Le fracas des armes retentissait a ses oreilles, le sang de son père ne fit qu'un tour en lui. Il voulait allez dans la mêlée, sentir l'adrénaline envahir ses membres et son cerveau, il voulait goutez au plaisir de voir son adversaire étendu, mort, a ses pied. Le sang de sa mère, lui, se figeait dans ses veines comme gelé. Il ne comprenais pas quelle folie pouvait envahir des hommes pour tuer des personnes, des pères, des fils, des mères et des filles. Tand de vie gaspillez pour l'affaire de quelque écus et surtout de l'orgueil d'un homme qui avait pouvoir.

L'hospitalier se détourna, horrifié, dégouté, les larmes au yeux. Comment pouvez t'on demander a des personnes de partir loin de chez eux pour tuez, pillez et surtout pour ne pas en revenir ???

Thomas secoua la tête et partie des remparts. Bientôt une armée reviendrai avec leur blésé et leur mort. Ils aurait besoin de soin et de réconfort avant de repartir a la boucherie. Lui allais dormir en attendant les pauvres gens.

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jasona
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mar 22 Juin 2010 - 19:24

Ils avaient à peine eut le temps d'enterrer les morts et d'évacuer les blessés, que le deuxièmes jours, une autre attaque fut ordonner dans le camps adverse.
La sueurs coulant sur les yeux, le Lieutenant n'arrivait plus à soulever son épée trop lourde. A force de frapper, son bras n'avait plus de force.
A ces côtés, l'Aspirant Bensira était en plein combat, Jasona préféra se défendre au lieu de frapper pour blesser un adversaire, pour garder des forces.

Elle les repoussa autant qu'elle put. Un crie d'agonie lui signala que l'Aspirant avait eu son adversaire.
Pendant qu'elle défendait sa vie, elle regarda des corps tomber, n'arrivant plus à distinguer des alliés des ennemis. Du sang... il y en avait partout, et l'odeur et le gout métallique lui donnait la nausée. Le cliquetis des armes et des armures résonnèrent à ces oreilles.

Quand l'armée se fut enfin repartit, il fallait tout recommencer et compter les morts et les enterrés, mettre les blessés à l'abri et les soigner.
A bout de force, Jasona s'adossa à un pilier d'une tente, et cria de douleur, son ventre lui faisait un mal de chien. La douleur dura quelques minutes puis s'arrêta. Haletante, elle espéra que ce n'était pas trop grave, mais comment espérer, elle était sur un champs de bataille, fatiguée, stressée, ce n'était pas du tout bon pour le petit. De toute façon elle n'avait aucun espoir de revenir en Franche Comté. Enfin peut être finalement, depuis le début elle n'avait pas encore été blessé, Aristote veillait sur elle.
Une fois sur que la douleur n'allait plus revenir, elle repartit pour aider à emmener les blessés sous une tente et proposer son aide pour les soigner.

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lionelpsl
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mar 22 Juin 2010 - 23:44

La matinée avait été bien remplie: tirer la charette dans la rivière, trébucher, jurer, peiner à tirer la charette, s'étaler dans l'eau de tout son long, jurer ses cent mille diables, continuer à tirer cette saloperie de charette, trouver une clairière pour la tirer en dehors de la rivière, éternuer (trois fois), grelotter, sortir les blessés un par un de la charette, déchirer leurs chemises pour faire de la charpie et étancher le sang de leurs blessures, leur faire des pansements avec les débris de chemises, rassembler du bois pour faire un feu devant lequel sécher ses vêtements, tailler quelques branches avec son épée et rassembler des fougères pour faire un semblant d'abri, couper la tête d'un des poulets, le vider et le plumer tant bien que mal (il aurait dû penser à emporter une marmite), faire subir le même sort à un deuxième poulet, les faire griller tous les deux, nourrir les blessés et manger un morceau.

Enfin il avait le temps de souffler. Assis près du feu, Lionel aiguisait son épée en réfléchissant. Les soins nécéssaires dépassaient de loin ses compétences, et il n'avait aucun des instruments nécéssaires. Il allait devoir chercher de l'aide en ville.
Lionel s'approcha des blessés et parla à ceux qui étaient éveillés
:
Citation :
je vais aller chercher quelqu'un qui pourra vous soigner. Je vous ai laissé du bois pour le feu, je ne serai pas long.
Il abandonna son fourniment militaire, ne garda qu'une simple dague et le sac à poulets, et se dirigea vers la ville. Il fallait trouver de l'aide ET une pelle, l'un des blessés n'avait pas survécu.


Dernière édition par lionelpsl le Mer 23 Juin 2010 - 19:48, édité 1 fois
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spikelilou
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mer 23 Juin 2010 - 1:00

Campement de la Maxima... le 20 juin...

Aux cris d'attaque qui étaient montés des armées ennemies, et qui avait résonné contre les murs des remparts, l'ancienne militaire avait enfourché sa jument dans la précipitation et avait pivoté les épaules pour regarder si ceux de sa lance suivaient et elle avait mis sa blanche arabe au petit trot, tout en dégainant son épée et hurlant...

Haut les cœurs... En avant compagnons !

Pendant les premières foulées, elle revécut le moment de l'annonce que le Sénéchal et d'autres avaient été fauchés.
Elle avait tendu la main vers les cuirs que la dame lui offrait presque et aux paroles de Lothilde... son regard qui interrogeait le sien, était parti dans le vague...
Et cette voix qui maintenant lui apprenait ce qu'elle avait en fait ressenti depuis la veille, avait pris une drôle de sonorité bourdonnante.
La rousse serra ses doigts aux rênes comme pour s'y retenir de se sentir osciller.
Sa respiration s'était comme suspendue et l'ancienne militaire, les mâchoires crispées avait eu un battement de paupières avant de revenir dans le moment.
Première fois qu'elle n'avait pas retiré son bras.


... Oh... !
Et.. enfin.. je...
... Aquin ?... pourrait ?
... connait pas ce type.... ma dame...

Elle s'était mordu les lèvres sentant presque le sang venir à sa bouche. La rousse avait ravalé en se crispant sur les cuirs pendant que le capitaine avait défait son paquetage.
Juste un hochement de la tête pour acquiescer qu'elle allait prendre soin d'Arès.... elle n'était pas arrivée à sortir une autre parole.


Secouant sa crinière rousse, comme pour se débarrasser des pensées désagréables, elle talonna sa monture et pénétra dans la mêlée. Les lames vibraient aux chocs, les cris et hurlement fusaient de toute part...
Trois de ses compagnons jaillirent de son côté gauche... Occupée qu'elle était de repousser un des assaillants... elle ne vit pas la chute de son ami comtois Danytr... mais poussa davantage vers deux autre qui semblaient faiblir sous le nombre...


Dernière édition par spikelilou le Jeu 24 Juin 2010 - 10:22, édité 1 fois
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lionelpsl
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Mer 23 Juin 2010 - 20:15

Lionel s'approchait de la ville en se demandant que faire. Il devait s'introduire dans la ville, ce qui était loin d'être facile, et trouver quelqu'un qui accepte de soigner les blessures de ses compagnons sans les livrer aux autorités. Dans une ville où il n'avait aucune attache et qui le regardait comme un ennemi ce n'était pas gagné non plus.

Voila ce qui avait toutes les chances d'arriver: il se ferait prendre par les gardes ou dénoncer par un habitant ou encore par le médecin qu'il aurait trouvé, il subirait la question pour lui faire révéler dans quelle partie de la forêt ils se terraient et ils sécheraient tous au bout d'une corde avant le coucher du soleil.
Même s'il résistait à la torture ne les livrait pas, ils n'avaient aucune chance de s'en sortir sans lui et une longue agonie les attendait.
Un moment il fut tenté de les abandonner à leur sort et rentrer seul en helvétie, mais il rejetta vite cette idée. Il avait traversé trop de choses avec certains d'entre eux pour les laisser mourir comme ça.

Voila quel était son plan pour passer le barrage des gardes à la porte de la ville: prendre l'air bête, se faire passer pour un paysan qui va vendre ses poulets au marché et ne sait rien des évenements en cours, faire attention à son accent traînant qui pouvait le trahir. Puis trouver une église et là un prètre. Beaucoup avaient des connaissances en médecine et ils connaissaient bien leur ville.
Avec l'aide de Déos et Aristote ça pouvait marcher. Il ajusta son sac à poulets sur son épaule, et continua son chemin vers la ville d'un pas décidé.

Comme il approchait il vit un camp militaire devant les portes.
Non seulement l'ennemi a reçu des renforts, mais en plus il allait devoir passer devant eux avant d'entrer en ville. Il prit l'air le plus demeuré et innofensif possible, et commença même à claudiquer un peu.

Citation :
Gnêêêêêêêêêêê
Curieux de savoir de quelle région ils venaient il essaya de distinguer de leurs oriflammes au fur et à mesure qu'il approchait, et la lumière se fit: des hospitalier!

Il se redressa. Tous ses problèmes étaient résolus. Ils étaient neutres, soignaient tout le monde et ne dépendaient pas de la juridiction du duc d'Anjou. Il pouvait sans crainte leur confier ses blessés.

Arrivé près du camp il héla les soldats qui en gardaient l'entrée:

Citation :
C'est les ciel qui vous envoit, allez vite prévenir les frères que des blessés ont grand besoin de soins.
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epsonstylus
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 25 Juin 2010 - 2:03

Quelques temps plus tard, après la bataille :

Epson avait mal, tellement mal qu’elle en avait vomi plusieurs fois, mal au côtes, mal sous les côtes, mal à la hanche. Plus tard, elle s’était assoupie dans sa cachette, ne pouvant résister à la fatigue. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle n’était plus au même endroit, mais dans une maison, loin de la chaleur des flancs de son destrier et du chien dans un lit froid, à moitié nue, une paysanne dodue penchée au-dessus d’elle, qui lui parlait doucement avec un léger accent. Epson cligna des paupières, pensant qu’il s’agissait de la suite de son cauchemar commencé quelques heures plus tôt dans l’abri des paysans du Maine.

« Alors on s’est perdu ? » lui lança la femme.

La rouquine n’était pas en état de réfléchir à ce qu’elle allait répondre, à ce qui pouvait la trahir et la mettre en danger ; elle marmonna :

« Où suis-je ? »

Elle tenta de se hisser sur les coudes, mais fut bien vite arrêtée net par la douleur sournoise qui demeurait à son flanc gauche et par la femme.

« Restez donc allongée ! Z’êtes bien chez nous, on va s’occuper d’vous ! D’où vous venez ? »

Epson grimaça, voilà qui tombait mal, elle qui voulait regagner le plus vite possible son pays comtois. Ou voilà qui tombait à pic ; elle serait protégée pendant quelques jours et soignée avant de regagner Dole. Elle répondit :

« Franche-Comté… »

Haussement d’épaules de la part de la paysanne, avait-elle dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Visiblement non, car un large sourire se dessina sur le visage de la femme.

« Ah, z’êtes une de ceux qui ont été attaqués ? Bien triste ça, beaucoup de blessés et de morts qu’on dit. Vous inquiétez pas z’êtes chez des bons gens. »

La paysanne remonta le drap de grosse toile sur la comtoise et s’en alla quelques instants pour revenir avec une gamelle de soupe.

« Faut manger, on s’occupera de votre hanche plus tard, mes petits gars et leur père sont pas encore rentrés des foins, ils remettront tout en place comme y faut ! »

Epson grimaça de nouveau, rien à voir avec la douleur cette fois-ci mais avec l’odeur de la paysanne, une odeur de crasse ou bien celle d’une sueur tenace qui la prenait à la gorge, mais que dire, après quelques jours de voyages, un combat et plusieurs heures d’un sommeil ponctué de cauchemars, elle aussi n’était pas particulièrement fraîche.

« Allez on mange »

L’écuelle dans les mains sans avoir rien demandé, la rouquine attendait sans doute une cuillère, mais rien ne vint, tant pis. Elle porta l’écuelle en bois à ses lèvres et but d’une traite le liquide gras dans lequel flottait quelques rares morceaux de légumes, faisant un effort pour se tenir à demi allongée.

« Bien, bien. On s’repose et on attend sagement jusqu’à ce soir, on va s‘laver un peu. »

Se laver ? De quoi parlait-elle ? A peine la comtoise eût-elle rendu l’écuelle vide, que la grosse dame revenait avec un carré de toile et un récipient rempli d’eau, retirant le drap posé sur elle. Epson protesta vivement :

« Non c’est bon ça va aller, je ne suis pas trop sale. Enfin je crois… »

Mais la mainoise fit celle qui n’avait rien entendu, et commença par lui frictionner vigoureusement le bras droit.

« Chut… Laissez-moi faire… » dit-elle en souriant.

Bras droit, bras gauche, nuque, visage, jambe droite, jambe gauche avec précautions et…

« Non ! »

La rouquine rougit, serrant le poignet de la femme qui lui souriait toujours ; celle-ci s’apprêtant à défaire les liens de sa chemise, seul vêtement qu’on lui avait laissé, pour ne pas la laisser nue comme un ver.

« Z’êtes bien pudibonde pour une combattante hein ! Comme vous voudrez… »

Epson ne releva pas la moquerie, elle avait toujours été très pudique, jusqu’à interdire à sa domestique de l’assister à son bain ou à interdire ses accouchements aux visiteurs, ça n’allait pas changer maintenant, pas question que cette inconnue, la traite en infirme et vienne lui faire sa toilette. Tandis que la femme s’en allait, la rouquine eut un petit coup de fatigue et s’endormit.

Quelques heures plus tard, elle fut réveillée par l’époux de la paysanne rentré des foins avec ses fils. Deux, trois mots échangés au sein du couple et voilà les trois solides gaillards qui s’approchaient d’elle, accompagnés par la maîtresse de maison.


« Robert, tu sais faire, tu vas t’en occuper et vous deux mes pti’ z’allez la tenir fermement ! »

La rouquine frissonna, elle fut rapidement saisie et maintenue immobile par les deux jeunes hommes, forts comme des bœufs, pas le temps de réagir que leur père, venait de remboîter sa hanche dans un craquement sec et surtout un cri, son cri ! Les hommes la lâchèrent et se retirèrent pour la laisser seule avec la grosse dame, à qui elle glissa :

« Merci… »

« Oh de rien, z’allez vous reposer un peu. »

« Non, je dois rentrer chez moi, rapidement… dès demain… où est mon cheval ? Mon chien ? »

La paysanne éclata de rire et lui prit les mains.

« Oh le cheval est à l’abri dans not’ grange et le chien avec. Non, non, non z’allez pas partir maintenant. Y a des armées partout, vous risquez la mort. Z'avez des côtes abîmées, pris un coup à la rate et vot' hanche tiendra pas tout le voyage. »

Epson sourit.

« Vous inquiétez pas j’ai connu bien pire. Je suis pressée. Je vous remercie de votre hospitalité. »

« On en est pas là hein, alors on s’repose et on verra ! »

La paysanne remonta le drap sur son invitée et s'apprêtait à partir lorsque Epson lui demanda :

« Juste une chose, avez-vous des nouvelles de mes amis ? des nouvelles des combats ? »

La dame, se retourna.

« Non rien ou peu, j'sais juste qu'il y a encore eu d'la casse, dans les deux camps, des morts et des blessés... Bonne nuit à vous. »

Elle se retira pour préparer le repas des hommes de la maison, des travailleurs, laissant la comtoise inquiète pour ses frères. Où étaient-ils et que faisaient-ils ? Zéphirin était-il vraiment mort ? Et Brieuc ? Imladris ? Et maintenant qu'était-il arrivé à Caméliane et Lothilde ? Dès qu'elle quitterait la maison des paysans, elle essayerait d'avoir des nouvelles.

Mais elle devait rentrer le plus vite possible en Franche-Comté, les comtois étaient devenus des proies faciles pour les français et l'apparition d'une étrangère et d'un magnifique frison attireraient les soupçons sur la fermette et des ennuis à la famille qui s'occupait d'elle. Demain dès l'aube, Epson devrait prendre la route à dos de cheval, protégée par une simple dague et un chien peureux, retrouver la collégiale de Dole après avoir traversé en catimini les campagnes étrangères, évitant de croiser le chemin d'une armée ou d'un groupe de brigands. Quels brigands ? Elle ne possédait quasiment plus rien de valeur sur elle, à part le frison, et une poignée d'écus qu'elle sacrifierait au départ pour s'acheter quelques miches de pains et des morceaux de viandes salés et remercier ses hôtes.
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 25 Juin 2010 - 10:17

Mousseline


Mouss le regardait lorsqu’il lui dit qu’il préférait rester coucher sur l’herbe. Elle rit intérieurement ne se disant qu’il avait surement peur de faire la risée des autres si elle arrivait à le battre. Elle lui sourit lorsqu’il parlait de ses prouesses lors des affrontements de la nuit dernières. Elle était oui à ses premiers combats mais elle aimait la sensation que cela lui procurait.

Lorsqu’il l’attira par le bras elle se demandait si elle devrait résister ou non, mais elle se dit qu’elle voulait gouter un peu à ses bras et peut-être un peu plus avant que les batailles deviennent de plus en plus rudes et violentes.

Lorsqu’elle fût installer a ses coté elle le regarda

Oui on est bien, disons que cette quiétude est un peu rare ces temps-ci.


Elle prit son courage et décida de lui prendre la main et de la porter à sa bouche et lui donna un tendre baiser sur le dos de sa main. Elle serra sa main et la redépose entre eux. Elle tourna son visage et le regarda elle se tourna de cote et dépose sa main libre sur sa joue et lui caresse tendrement.

Elle prit une petite voix douce

Osa je suis contente d’être la

Elle rougit et se retourne sur le dos en regardant le ciel bleuté et clair de nuage.

Miramaz

[Second assaut angevin, nuit du 21 au 22 juin]

Longtemps qu’elle ne s’était pas battu et cela lui manquait, le poids des armes, l’odeur de la sueur et du sang, cet état de concentration effaçant toute peur, tout ça elle voulait le connaître à nouveau. C’était sa seule motivation dans ce conflit, elle se fichait pas mal d’être coté angevin ou comtois, pas plus d’affinités pour l’un ou pour l’autre, la seule raison pour laquelle elle avait importuné tout le monde pour avoir une place dans cette fichu armée angevine, c’était que ses compagnons zokoïstes se battaient dans celle-ci, elle ne pouvait donc pas aller en face.

Second assaut des angevins, premier pour la Prunette, excitée comme une puce elle suivait sa chef de lance sans quitter Trella des yeux. La petiote au ventre rond lui avait donné mission de la protéger, de veiller sur le trésor caché au fond de ses entrailles, Mira avait accepté en protestant pour la forme, retrouvant ainsi le rôle qu’elle avait déjà tenu auparavant : Protectrice de femme enceinte. Seule l’identité de l’engrossée avait changée, preuve s’il en était besoin que le temps avait passé, l’affection qu’elle portait à la petite andalouse étant aussi grande que celle qu’elle avait pour Amb, plus qu’à espérer qu’elle était devenue plus efficace dans sa tâche d’Ange Gardien .

Juste le temps d’apercevoir l’autre visage qu’elle cherchait, perdu dans la masse angevine, son « esclave particulier » était bien là rassurée mais n’ayant pas plus de temps à lui consacrer, la châtaigne reporta son attention sur la mioche, le plus important c’était elle et ces maudits comtois qui déjà approchaient. A pieds, épée dans la main gauche, presque inutile, elle gravitait autour de son étoile, repoussant de l’écu les adversaires lui paraissant trop féroces, essayant de laisser seulement les plus faibles s’approcher du cheval Trellan. Un comtois plus têtu que les autres lui fit perdre patience, elle s’acharnait à le repousser sans voir ce qui se passait dans son dos, quand enfin elle réussit à l’envoyer jouer ailleurs ce ne fut que pour voir une monture s’écrouler une flèche dans la gorge, sa cavalière au sol en mauvaise posture.

Le temps se fige, plus aucun bruit ne l’atteint lorsqu’elle reconnaît la silhouette effondrée, pas de doute possible c’est sa protégée qui est à terre, encore une fois la Prunette a échoué dans sa mission. Pas le temps de hurler, personne n’entendrait son cri au milieu de ca vacarme, elle se précipite en silence vers la petite, vérifie d’un regard que le ventre n’ait pas touché, une main sur ses lèvres pour constater qu’un souffle s’en échappe encore et elle agit vite. Il faut la protéger, qu’elle ne soit pas piétinée, impossible de la déplacer seule alors que les combats font encore rage, Mira range rapidement son épée, récupère celle de Trella qu’elle glisse avec la sienne, et prenant un bouclier dans chaque main, postée au dessus du corps meurtri, elle attend que la fin de la bataille sonne, déviant chaque coup qui pourrait abîmer plus encore la future mère.


[…]

[Quand la bataille prend fin, les soucis commencent]

Trella a été ramenée à Angers, où on prendra soin d’elle, Mira n’a pas suivi bien sûr, on ne quitte pas une armée comme ça, même dans ces conditions. Alors elle avait fouillé l’endroit ou était tombée la brune, mais rien ne permettait d’en identifier le responsable, qui -elle l’espérait pour lui- était peut-être déjà mort, l’envie de vengeance se révélait plus forte que tout, cette fois elle n’irait pas veiller sa blessée, le premier échec avait été bien trop ruminé pour que le second se passe de même, celui-là elle le fera payer au prix fort, chaque comtois qui passera devant-elle prendra pour celui qui a frappé Trella. Ce serment silencieux lui rappela la promesse qu’elle avait faite avant de quitter Angers, elle avait une lettre à écrire, un fiancé à prévenir…

Quand tout le nécessaire fut rassemblé, elle coucha quelques mots sur un parchemin, calmement, en exagérant légèrement la situation comme promis, puis le confia à un volatile quelconque en partance pour Saumur.


Citation :

Quelque part entre Angers et La flèche, le 22e jour de juin,

Léandre,

Je vous donne de mes nouvelles bien plus rapidement qu’escompté, j’aurai préféré que les lignes qui suivent soient de meilleure augures mais le Très-Haut en a décidé autrement…

Trella, votre fiancée, celle qui a trop vite rejoint le monde adulte par votre faute, est tombée cette nuit... Vaincue par un comtois…Elle était encore en vie lorsqu’elle a été rapportée à Angers, mais je ne sais pour combien de temps encore, elle était inconsciente, couverte de sang, souffrait de plusieurs blessures, peut être même une au ventre…Je ne sais si elle survivra et encore moins dans quel état se trouve votre chose qui gît en elle.

Elle ne voulait pas mourir sans vous avoir revu, j’espère que son vœu sera exaucé…Faites ce que vous avez à faire, je me chargerais de la venger.

Désespérément,

Miramaz

Luciedeclairvaux


[second assaut]

Toute violence mesurée, l'Ange de la Zoko combat inlassablement. L'épée fuse et siffle, tranchante et mortelle, impérieuse. Et tout assaillant trop entreprenant est repoussé de la botte par la cavalière blanche.

Durant la trêve de la veille, elle a soigné son matériel en silence, au milieu d'une salle d'armes agitée et fiévreuse. Une journée de trêve pour choisir. Pour décider vers quel abîme l'armée les emportera. Lucie, dans cette bataille-là, est à la fois Zokoïste, et à la fois conseillère Angevine, mais elle ne propose aucune stratégie, s'en remettant aux décisions des chefs et au hasard. Seuls dans ses azurs, brillent l'envie d'en découdre et le besoin de se battre, de goûter la peur ou la rage de l'adversaire.
Une journée pour soigner les égratignures, laver le sang et la boue, et renouer ses longs cheveux blonds en une tresse guerrière. Une courte nuit pour soigner l'âme. Et c'est reparti ...

De l'approche, Lucie n'a gardé nul souvenir. Où étaient-ils quand ils sont tombés sur les armées ennemies ? Elle se souvient ... son éperon dans celui de Maleus, puis la violence du choc des armées qui se heurtent, le goût du sang et de la sueur, les combats ... Arnulf le géant scandinave et l'oriflamme de la Zoko qui flotte dans un ciel rougeoyant ... Elle se souvient son père, Trella, Mira ... le groupe à protéger. Elle se souvient du son des armes et du ballet des montures. Du coin de l'œil, elle voit Estrella tomber, comme au ralenti ... puis plus rien, des cavaliers lui cachent la scène. Elle guide son destrier vers elle malgré l'enchevêtrement de combattants. Il rue d'effroi. Elle se souvient du sifflement de la plus insignifiante des armes : un bâton venu la cueillir à la tempe et la désarçonner.

Le bâton s'est brisé sur le rebord de son casque et la pointe tranchante est venue mourir sur son cou, entaillant la chair. Un second coup lui a transpercé la cuisse. L'Ange gît dans la boue, à la merci des sabots des chevaux. Le combat continue sans elle. Un peu plus loin, elle perçoit l'éclat de son épée, l'Andalouse que Fab a forgé pour elle avant de mourir. Se protégeant la tête, elle rampe, la touche presque, du bout des doigts. Une monture l'écrase dans la boue, elle retire la main à temps. Il la lui faut ... Elle met enfin la main dessus quand le pied d'un cheval lui broie la cheville. Tant pis, elle serre les dents, elle serre la main sur la poignée. Avant de tomber dans les vapes, elle voit déjà l'écossais se moquer ... un simple bâton.

Pus tard, un souffle chaud la réveille. Ça pue le cadavre resté au soleil et l'avoine tiède. Son destrier blanc la regarde, l'œil halluciné, le souffle haché. Dans un ultime effort, elle attrape un étrier et se hisse à la force des bras. La douleur remonte des jambes et sort en jurons de charretier. Une fois en selle, elle se couche sur l'encolure, pâle et épuisée, et prie pour qu'il la ramène à Saumur.

Mais l'avoine doit être meilleure à Angers ...


Citation :
22-06-2010 04:20 : Gaelben vous a donné un coup de baton. Vous avez été grièvement blessé.
22-06-2010 04:20 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Maxima Sequanorum" dirigée par Adrien72.

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 25 Juin 2010 - 10:20

Mathieu__l

Cela faisait deux jours maintenant que Mathieu trainait sa jambe dans le camp franc-Comtois en Maugréant.

Ma jambe! Foutue Jambe! Foutue angevine! La fourbe! La scélérate! La sal....


Un Mainois qui aiguisait son épée non loin de la emit un commentaire d'un air désabusé.

La douleur t'égare Mathieu...*

Mathieu explosa.

A rien, je n'étais plus un homme. Plus ... UN ... HOMME... Mon Dieu. Et quand j'ai été blessé... Je suis tombé sur les fesses. Comme un gamin de 2 ans! Et la le summum de mon humiliation. L'angevine n'a meme pas cherché à m'achever. Elle s'est détournée pour aller voir une gamine qui venait de se faire étriper. Je ne m'en remettrai jamais.

Mathieu était chanceux et il le savait. Il se leva péniblement. Sa blessure le faisait souffrir, mais la douleur s'atténuait vite et ne l'empêcherait pas de se battre. Il se dirigea vers les rangs franc-comtois.

Comment vont vos blessés? La Vicomtesse de Dampierre va-t-elle survivre??

*Dédicace, c'était (ce sont) les meilleurs https://www.youtube.com/watch?v=vPCkrV5N5E8
Attention ce sketch fait pas rire tout le monde mais moi bcp

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 25 Juin 2010 - 10:46

Le Lieutenant de Vesoul passa ces deux prochaines soirées à regarder le soleil se coucher en se demandant si elle le reverra se relever.
C'était la première grosse bataille à laquelle elle participait. A force de l'odeur du sang, elle ne le sentait plus. Les cries des blessés, elle ne les entendaient.
Jasona se dirigea vers un tonneau d'eau et entreprit de nettoyer son visage crasseux. C'est la seule sensation, l'eau fraiche qu'elle ressentait depuis quelques jours.

Elle se demandait si il y avait encore assez de gens dans le camps ennemis pour qu'ils repartent à la bataille, cela faisait deux jours qu'il ne se passait rien.
La comtoise avait fait aiguisée sa lame émoussée. Le forgeron lui avait à peine jeté un regard pendant qu'il se mettait à l'œuvre, tous les gens qu'elle rencontrait dans le camps, avaient le regard vide, ou pensif, surement étaient-ils en train de se demander si ils seraient là encore le lendemain.

Jasona se dirigea vers le petit enclos ou les chevaux étaient enfermés. Son étalon vint près d'elle quand il la reconnu. Elle lui caressa les oreilles.

Au crie d'alarme dans le lointain, elle savait qu'un nouvel assaut se préparait.

Quand un nuage de poussière s'étendait vers le campement, le Lieutenant sortit son épée de son fourreau et se prépara à la bataille. Celle ci fût aussi sanglante que les précédentes. En entendant un crie derrière elle, elle eut juste le temps de se retourner pour engager un combat contre un homme. Le combat fut rapide, son épée trouva une faille dans la défense de son adversaire et se planta dans sa poitrine.
Tirant son épée du corps étendu sur le sol, elle resta planté là, hors d'haleine.
Sans regarder si il était mort ou vivant, Jasona tourna la tête en direction de Green qui marchait vers elle, avec un sourire sur les lèvres et couvert de sang.
Il y en avait au moins un qui s'amusait. D'un coup d'œil, Jasona vit Bensira non loin d'eux.

Citation :

25-06-2010 04:06 : Vous avez frappé Idkws. Ce coup l'a probablement tué.

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Dernière édition par jasona le Sam 26 Juin 2010 - 0:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   Ven 25 Juin 2010 - 17:38

Greenwarrior

Journée du 24 au 25 juin.

Il se battait bien, il humait le sang, la sueur et entendait les cris, les cliquetis, les râles des morts.
Son cheval était resté à l'arrière... Il en avait plus qu'assez de ne pouvoir se battre en tenant la bannière.
Il chargeait cette fois-ci, en avant, toujours, criant à qui l'entendait.


EN AVANT LES COMTOIS!!!!!

L'étendard dans la main gauche, le fléau dans la droite, il écrasa le crâne de trois ennemis. Les Hommes derrière lui se battaient comme les légionnaires de la ttreizième légion dont il avait beaucoup étudié les tactiques ces derniers temps.

POUR LOTHILDE!!!!!!

*CRAAAACCC*

UNe lance brisée, un coup d'épaule et la pointe du drapeau dans le coeur d'un nouvel adversaire. Ce jour là fut l'un des meilleurs. Son compteur démarrait enfin. Son ancêtre Gualdim devait être fier depuis le paradis réservé aux grands héros des mers, des nations valliantes et immortelles.

De retour au camp, il planta l'oriflamme devant la tente de commandement. Puis il s'en alla voir ses deux compagnons Jasona et Bensira. Ne quittant plus son arme magnifique qui lui permettait de recevoir les éclaboussures du sang de ses adversaires. Car lui, le Baron Rouge, était devenu un sanguinaire depuis son capitanat. Ne rêvant que de sang et de vengeance, ne se nourissant que de sa haine envers les ennemis de Deos et de la FC. Ils n'auraient pas dû... Ses bastards, venir piller les plus démunis pour enrichier encore plus les coffres des plus riches.

Il porta la main sur une goutte de sang non séchée se trouvant sur la poitrine de son armure et la regarda.


C'est ça!!! Une belle journée!

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MessageSujet: Re: [RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.   

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[RP] Pour reprendre nos écus et...quelques fûts.
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