Le château de Dole

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 [1456] La croisade de Genève

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Adso
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MessageSujet: [1456] La croisade de Genève   Mar 6 Oct 2009 - 10:34

La croisade de Genève, en 1456, décomposée en plusieurs phases :
* l'origine : Opération Pastis
* Du pastis au coucou helvète
* les conséquences...(politiques... )


Tous témoignages et documents bienvenus !

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lothilde
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MessageSujet: Re: [1456] La croisade de Genève   Mer 7 Oct 2009 - 0:00

Origine : "opération 51"

Née au même endroit que l'opération fondue savoyarde, sous les planches du théâtre de pontarlier, à la fin du mois de juin. C'est fou ce que ces souterrains ont entendu depuis leur création Laughing
( Elle a ensuite été reprise à une autre échelle, au HCI...)

Les premiers délires : attaquer la Provence....

Citation :
On a pensé avec Macricri qu'il fallait prévoir de faire diversion, dans une autre ville, pour attirer les défenses de la prévôté sur cette ville.
Il va donc falloir ruser avec les nerfs provençaux et laisser un groupe assez menaçant pour les inciter à moins protéger Aix.
On a pensé à Arles, qui dispose déjà sans doute d'une défense conséquente, car c'est la porte ouverte vers la France. En plus, elle a un double accès dont un pratique : le noeud d'intersection.
Il faudrait donc en fait leur foutre la trouille ailleurs, pour qu'ils nous laissent tranquillement arriver à Aix et nous permettre de prendre gentiment leur capitale. De toutes façons, Aix prise, ils sont foutus : on ne met plus aucun maréchal dans aucune ville. Celle du groupe de diversion à Arles prend la ville, ensuite on fait du chantage.

Objectif ?

2 solutions il me semble...
- on est de bons impériaux et on veut ramener la Provence dans le giron du SERG
- on est d'affreux Jojos et on les vend à la France : et là, on a la Bourgogne qui entre en guerre contre la FC à la demande du roy

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Macricri
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MessageSujet: Re: [1456] La croisade de Genève   Ven 22 Jan 2010 - 15:47

Il y a un problème dans ce document : celui de Lothilde concerne les prémices de la révolte contre Dole.
Au départ, on ne voulait pas du tout prendre Dole, on voulait aller en Provence. On a changé d'objectif moins d'une semaine avant le départ.

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lothilde
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MessageSujet: Re: [1456] La croisade de Genève   Mar 3 Mai 2011 - 3:58

Furtivement de passage dans le château des sorciers, parce que la traîtresse destituée  s'était souvenue qu'elle n'avait jamais répondu à la remarque de macricri, après tant de mois passés... Le reste de l'histoire...

Une plume traînait sur le bureau. Elle traça quelques lignes sur le registre


Citation :

macricri si tu passes un jour par là...
Non, non...le document présente bien les débuts de ce qui est devenu la croisade de Genève par la force des choses...et pas la prise de Dole.
Souviens-toi...
On avait prévu de faire diversion dans  "une autre ville "que la capitale, Aix, afin de ne pas mettre la puce à l'oreille des provençaux....Je me souviens comme si c'était hier de la stratégie proposée au HCI...On leur avait tout donné, à ces nigauds...nos plans, nos effectifs, les chemins qu'on allait emprunter...Et qu'en ont-ils fait ? Rien...sauf le communiquer à la Provence...
Je crois qu'en dehors de toi et moi...personne ne pourra écrire cette histoire. Nous étions les seules représentantes des comtois dans ce traquenard du HCI...Deux pigeons au milieu d'un repaire de rapaces...je leur en ai voulu à mort...Maintenant, je ris de cette colère inutile...
L'histoire de la croisade qui a suivi, je pense que beaucoup pourraient en parler...J'ai la totalité du déploiement des troupes de Maxima, écrit au jour le jour..parfois il m'arrive de relire ces petites notes
Mais c'est de l'histoire ancienne qui n'intéresse plus que ceux qui l'ont vécue...morts, partis, ou retirés dans un monastère..
.

Première levée de troupes...Pour aller en Provence, donc, et lui demander poliment mais néanmoins par les armes, de bien vouloir rentrer dans le rang de son altesse sérénissime Long Jean d'Argent

Citation :


18 mars 1456
appel au volontariat en vue d’un éventuel départ en Provence

Chère amie, ou cher ami, c’est selon !
Je viens faire appel à vous, aujourd’hui, au nom de notre franc-comtesse Macricri, du Parlement (qui a voté positivement) et en mon nom, en tant que gouverneur de l’armée Maxima Sequanorum.
Le but est, vous vous en doutez étant donné les rumeurs qui circulent dans toutes les bouches, de constituer l’armée qui ira probablement (et prochainement, surtout) combattre pour laver notre honneur et celui de l’empire.
Si c’est Maxima qui va combattre, c’est d’une part pour ne pas dégarnir les armées de Franche-Comté de tous ses soldats (seuls les plus résistants se joindront à nous, les plus jeunes resteront pour défendre en cas de besoin, afin de bénéficier des avantages accordés aux défenseurs) et d’autre part parce que nous sommes une compagnie franche dont certains d’entre vous font partie, et que nous avons signé un accord de solidarité à notre région devant le Parlement.
Je ne vous cacherai pas les risques qui sont liés à cet éventuel conflit, ni les conséquences pour vous : la mort...les blessures...
Mais c’est aussi une aventure qui peut être pleine de rebondissements, et qui nous sortira du train-train quotidien !
Si l’aventure vous inspire, signalez le moi, et si elle ne vous tente pas, sachez que personne ne vous en voudra !
Vous avez été sélectionné, vous vous en doutez, par les membres déjà prêts à foncer, pour votre courage, votre volonté, et votre capacité à savoir vous taire en toutes circonstances. Cette missive n’est donc pas envoyée au hasard, à tous les comtois.
Que vous veniez ou pas vivre cette aventure avec nous, je vous demande SURTOUT de n’en parler à personne, personne, personne ! (sauf bien entendu à notre franc-comtesse, si vous avez besoin d’avoir confirmation que je ne vous entraîne pas dans un traquenard !...vous auriez le droit d’y penser, mais ce n’est pas le cas)
L’opération est prévue…dans un avenir très proche…Il y a de l’organisation à prévoir avant, aussi…prévenez moi le plus rapidement possible et encore : merci pour votre silence, c’est de lui dont dépendra en grande partie le succès de cette grande manœuvre impériale
Bien à vous !
Lothilde

A quelques exceptions près, tous ont répondu favorablement, permettant de lancer véritablement l'opération, et sans faire languir les troupes !
Deux jours plus tard, donc, la lettre de mobilisation était remise à tous ceux qui allaient partir...

Citation :

Chère soldate…ou cher soldat !
L’heure du départ vers d’autres horizons va bientôt sonner, pour vous qui avez accepté de défendre notre région au péril de votre vie.
Pour l’instant, des braves s’activent à compter les tentes, vérifier le matériel, empiler les miches de pain et les carcasses (de première qualité !) sur les charriots, autant dire qu’il vous reste peu de temps à regarder vos employés s’activer dans vos champs pendant que vous honorez de votre présence les tavernes de vos villages !
Je ne peux vous donner le jour EXACT du départ, ni l’itinéraire, pour des raisons de sécurité élémentaire, mais tenez vous prêts à partir du 22 mars pour les soldats de Pontarlier, et du 25/26 mars pour ceux des autres villages.
Vous serez tous incorporés dans une section de Maxima Sequanorum, et vous aurez un chef (admirable !) qui prendra soin de vous comme une poule veille sur sa couvée.
C’est lui qui vous donnera les consignes et les ordres, et c’est à lui que vous devrez parler de vos malheurs, de vos doutes, de vos crampes, des ampoules que vous avez grâce à la qualité médiocre de vos chausses, bref, il sera votre guide moral, spirituel, et si vous avez envie de revoir votre mère patrie, ce qui est mon cas, je ne vous le cache pas, suivez scrupuleusement ses ordres .
Un campement avancé est en cours de construction, placé sous la responsabilité du lieutenant Zephirin . Vous y trouverez les tentes d’intendance, la tente de commandement, le quartier des soldats
Seuls les soldats qui composeront l’armée, le capitaine, et bien entendu la franc-comtesse auront accès au campement, par mesure de sécurité pour tous.
Souvenez-vous que se taire pour un soldat, c’est préserver la vie de tous. Les ennemis ont le temps de nous voir arriver, il n’est pas indispensable de leur donner de renseignements !
Si vous pensez ne pas pouvoir suivre, dites le rapidement à votre chef de section : le nombre de tentes étant limité à 7, certains soldats sont sur une liste d’attente et pourront vous remplacer…Mais n’attendez pas la dernière minute pour prévenir
Merci à vous ! Soyez vaillants et à bientôt !
Lothilde






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Dernière édition par lothilde le Lun 23 Déc 2013 - 1:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [1456] La croisade de Genève   Mer 20 Nov 2013 - 14:58

La version de la première croisade de Genève, vue par les assiégés se trouve ici !. Je ne saurais trop en recommander la lecture, très instructive et amusante, à ceux qui de près ou de loin se sont intéressés à cette grande aventure. Une des premières d'envergure pour notre région...
Voici maintenant quelques souvenirs des combats, vécus par les courageux combattants de la compagnie franche Maxima Sequanorum que j'ai eu l'immense privilège de conduire, avec le meilleur sénéchal de toute l'aristotélité, Zéphirin.

Sous les murs de Genève

15 Avr 1456


jacquouille94


Enfin, l'ordre était donné, les fantassins partirent à l'assaut des remparts. Jacquouille se trouvait parmi ses compagnons, coude à coude, prêt à couper des têtes. Il regarda à droite et à gauche, vit Leconquérant, Kryss, et tous les autres.
La résistance fut faible lors de cette première vague d'assaut. Jacquouille avait bien réussi à couper une tête, mais c'était tout. Il pensait bien que ces ennemis étaient du menu fretin pour amuser la galerie, histoire de voir les forces des croisés... Il pensait que l'élite de l'armée ennemie n'était pas encore entrée sur le champ de bataille.


Petitced
[Geneve intra-muros]

Du champ de bataille on devait l'entendre...les cloches de l'église de Geneve sonnaient fièrement.
Non pas le Glas et son lourd son triste, mais la linula, qui servait à sonner le début de la messe...


Deling, deling, deling...

Le son joyeux se faisait entendre à des kilomètres à la ronde...
Un curé prônant le vrai respect des valeurs d'Aristote serait-il arrivé?
Une messe un mardi?
Il s'en passait bien des choses à Geneve...Ville libre comme aucune autre...


Solarim  

Solarim se tenait avec le reste de la troupe en rang serré prêt à attaquer. Chaque minute qui passait avait pour effet de faire monter un peu plus la pression. Les soldats étaient nerveux et voulaient en découdre avec l’ennemi qui se tenait en haut des murailles de la ville.
Le jeune soldat vérifia au moins 10 fois les attaches de son bouclier et de son casque. Pas de doute il était fébrile…

Au signal du chef de camps son cœur s'arrêta un instant
.

TOUS À SA SUITE !!!!! CHARGEZ !!!!!!!!!!!!!!

Le jeune garde impérial reprit ses esprits et s'élança dans le sillage de sa Cheffe de Section Joséphine en criant de toutes ses forces afin d'extérioriser sa peur. Qui sais peut être ferait il peur à un ou deux de ses adversaires…

Il s’engouffra à l’intérieur de la ville au milieu de la masse impressionnante de soldats des 5 armées de l’alliance. Bientôt il ne voyait même plus le reste de sa lance dans la tumultueuse mêlée. Les cris se faisaient entendre et la bataille faisait un bruit assourdissant.

Solarim engagea le combat avec les félons, donna quelques coups d’épée, repoussa plusieurs défenseurs de Genève mais ne réussit pas à infliger la moindre blessure à ses opposants. Certainement sont manque d’expérience malgré l’entrainement poussé qu’il avait suivi.

Les Helvètes couraient se réfugier dans la ville haute… Il faudrait revenir afin de les déloger et de prendre la ville…



Greenwarrior
 
Le bouclier du Baron Greenwarrior portant effigie de sa fille et de sa femme passa au-dessus de la tête de Pazi, une flèche un peu trop reculée se planta violemment dans l'écu.

- Green, viens m'aider..Bon sang, on y part ensemble, on en reviendra ensemble!
- Tu crois que je fais quoi là? Que je récolte des pissenlits?

Green avait revêtu son armure légère, nécessaire pour les déplacements. Un plastron au couleurs de Rougemont, des jambières et des coudières, le reste n'était que cotte de mailles. Par dessus, sa robe rouge aux armoiries familiales et son collier de l'ordre du dahut.
Pour défense, un casque ouvert et son bouclier précédemment cité et décrit. En attaque, sa fidèle épée de mariage, Sirkis serait ainsi présent. Une dague, quelques couteaux de lancer et son arbalète fixée dans le dos par une attache de cuir passant par son épaule droite et son flanc gauche.


Bormel, ils ne peuvent pas sortir? Ca me rappelle les anglois toutes ces flèches.

Ils avancèrent bon gré, mal gré, au rythme des agenouillements causées par les salves de flèches.

A la prochaine attaque, nous sortirons notre chariot...

En effet, le chariot de la septième compagnie portait une double toile, la première étant une simple bâche, la deuxième composée de plusieurs épaisseurs de peaux de moutons tendues prête et idéale pour avancer un maximum de gens au bas des murailles.


Aldrahn Von Wittelsbach
Finissant de passer sa cotte de mailles, fixant son épée courte à sa taille, son bouclier de bras à son dos, il saisit son arbalète qu'il porta en bandoulière. Son bouclier d’arbalétrier en main un sac de toile contenant ses munitions dans l'autre, il entendit le chef de camp sonner la charge...
Se retournant vers les hommes de sa section...

Gardes Impériaux, Soldats ! ! ! En avant et à couverts de vos boucliers ! ! ! N'oubliez pas les échelles ! ! !

Partant au pas de course courbé derrière son bouclier d'arbalétrier il avança vers une tour... Les flèches pleuvaient mais ses boucliers le protégeaient avec efficacité. A courte distance de la tour, il stoppa et planta son large et haut bouclier d'arbalétrier dans le sol puis s'agenouilla derrière lui. Saisissant son arbalète il l'arma avec un pied de biche...

Allez en avant ! ! ! Amenez les échelles et grimpez dans cette tour ! Je vous couvre ! ! !

Ouvrant sa besace il saisit un carreau et le plaça sur l'arbrier puis collant la crosse contre l'épaule il se redressa par dessus le bouclier et pointa en direction des meurtrières et archères... Attendant que des têtes passent dans sa mire...

Allez Allez ! On grimpe !!! Prenez moi cette tour !!!


lieutenant Leconquerant    
Enfin l'assaut été donné, les fantassins s'élancèrent alors échelles à bout de bras pour tenter de prendre les remparts, ces dernières tombèrent souvent.

Les défenseurs offrirent une bonne défense, ils étaient moins nombreux mais profitant des murailles ils pouvaient se permettre le luxe d'être moitié moins...

Ils vont s'essouffler, la pierre ne pliera pas mais se rompra. ]D'autres assauts seront surement nécessaire, ils y resteront le temps qu'il faudra mais cette résistance cessera.

Déterminé, il se lança à nouveau à l'assaut de la muraille lorsque le bélier comtois entra en jeu...


Xaven
 
Genève, devant les remparts
Xaven se leva rapidement, resserra les sangles de son plastron d’archer avant d’enfiler son uniforme au couleur de la
Franche-Comté par-dessus les protections en cuir, et ensuite, à sa taille, la ceinture avec le carquois et le fourreau de son
épée courte. Il ramassa son arc et son chapel de fer et sortit ensuite de la tente, les yeux encore embrumés, cherchant ses
repaires. Le Chef de Camp Zephirin gueulait ses ordres à travers tout le camp de la Maxima Sequanorum. Xaven suivit
alors simplement les autres soldats qui se dirigeaient tous dans la même direction.

Le jour de la bataille était donc arrivé, et Xaven avait les mains qui tremblaient. Qu’allait-il se passer sous les remparts de
cette ville qui, de là où ils avaient installé leur campement, avait l’air si magnifique? Il fallait prendre ses positions et le
jeune sergent se fondit parmi l’escouade d’archers qui attendait l’ordre de marche. Xaven ferma la sangle de son chapel
sous le menton, reprit son arc court en main et se mit en mouvement avec ses compagnons.

Les fantassins étaient déjà en marche et arrivèrent devant les remparts, se protégeant des tirs de leur bouclier ou sous des
chariots recouverts de peaux épaisses. De part et d’autre ils entassèrent du bois à la base des remparts et y mirent le feu
pour gêner les archers et arbalestiers ennemis. Les artilleurs s’affairaient autours des deux balistes et visèrent les tours des
murs de la ville. Les archers arrivèrent derrière les bataillons de fantassins et se mirent à tirer en direction des créneaux et
des meurtrières, derrière lesquelles se cachaient les défenseurs. Xaven, qui en faisait parti, avait du mal à viser juste,
tellement il avait les genoux qui tremblaient.

Le sol sous ses pieds se mit à trembler également et des cris venant de derrière percèrent le vacarme de la bataille.


Faites place, soldats!


Xaven ainsi que quelques autres archers se retournèrent et virent le bélier se diriger vers eux. Doucement le gros chariot,
abritant un énorme tronc d’arbre sous un toit fait d’épaisses couches de peaux, s’ébranla en direction de la porte, poussé
de part et d’autre par de fantassins. Xaven fit quelques pas pour sortir de sa route et cria à son tour en direction des
combattants devant lui.


Poussez-vous! Laissez passer le bélier!


lieutenant leconquerant    
Le feu mis sous les murailles dégagea une fumée telle qu'il piqua les yeux des défenseurs archers mais également des fantassins comtois.
Les flèches ne cessèrent pas de tomber mais les tirs étaient moins précis, le tribus humain de cette journée de guerre ne sera donc pas élevé...
Leconquerant attrapa une échelle, bien décidé à prendre un peu de hauteur afin de quitter ce nuage de fumé mais une détonation se fit ressentir sur la tour Est, le souffle et les éclats brisèrent l'échelle et Leconquerant retourna au sol, s'étalant de tout son flan... Décidément l'assaut devient de plus en plus hasardeux et toutes les hypothèses restent encore envisageable... L'Euphorie de l'annonce de l'assaut avait cessé, la rage de ne pouvoir prendre ces murs se jour prenant le dessus...


Adrien72    
Adrien72 était parmi les archers à arc long, une fois l'ordre de Zephirin reçu les archers se mirent en place, il n'était pas beaucoup ,mais éfficace par leurs dextérités et leurs force. Adrien72 était placé dans le premier rang, il avait comme arme un long arc qui mesurait un peu moin d'une toise avec un carquois où était transporté une trentaine de flèches empoisonné. Il possédait deux dagues pour se défendre et une armure légère pour le protéger sans l'alourdir.

Il s'approcha du château et vit quelques helvètes qui défendaient ,mais la plupart était dans le château en envoyant des flèches de leurs murailles. Puis la bataille commença Adrien essaye tant bien que mal de visé les hélvètes mais les explosions rendirent la vue très floue et difficile.
Adrien72 tenta de toucher les helvétes dans le château, avec la puissance de l'arc qui était dur a magner il arriva à toucher l'un d’entre eux. Mais en s'approchant trop prêt des murailles un helvète réussi à le touchait avec son bâton.


Zephirin  
Le gros artilleur avait sillonné sur son cheval le parcours prenant information à gauche et à droite, dès qu’un officier se pointait dans sa ligne. Tirant sur fermement sur les rennes, il saluait rapidement et ne posait toujours qu’une seule question.

Des pertes ??? Des pertes ??? Bien !!! Poursuivez !!!

Le chef de camp baissa d’un coup la tête le long de l’encolure de son cheval au passage d’une volée de flèches. Tirant nerveusement sur les cuirs de son Comtois, il pivota en tout sens, se redressant, retenant au mieux son destrier qui ne rêvait que d’en découdre en première ligne. Trop d’archers !!! Encore trop d’archers !!! Il fallait nettoyer les façades et préparer la suite. Spikelilou arriva sur machine de course, une blanche légère jambes aux fines, qui tournoya vite autour de lui en le scrutant de partout. Lui venait de la voir et elle semblait bien…mais pour sûr…elle voulait savoir.

Si si…je vais bien mo ruin !!! Ça va ! Je n'ai rien. Allez…ne restez pas là !! En plus il est des canassons sans cavaliers partout !!!

Sursautant, le colosse artilleur se retourna en entendant le mécanisme de la grande arbalète se déclencher. Un énorme trait de bois de près de 8 pieds traversait maintenant le site s’engouffrant violemment aux murailles, retombant dans les douves. Enfonçant les flancs de son trait, il se dirigea rapidement vers les artilleurs en criant.


La tour !!!! La tour artilleurs !!! Visez la tour !!!!

Tournant la tête, il vit Jacquouille qui était au corps à corps avec un fantassin, il maîtrisait très bien, et voilà que son opposant tombait sur les genoux. Plus à droite, l’infirmière Dodo qui venait de se prendre un violent coup. Faisant vite pivoter son cheval, il se prépara à sortir sa lame pour lui venir en aide, mais la jeune femme serra les dents en se relevant d’un seul bon. Elle était en mesure de se défendre, bien heureux, il relâcha le pommeau en poussant sa monture plus vers l’avant.
Zig zagant, il aperçu soudain la gouverneure Lothilde et Rubella qui, côtes à côtes avaient engagée. Jamais il n’avait vu ces femmes se battre. Il esquissa un léger sourire.

Se dirigeant vers la gauche, il vit Leconquerant le visage noir de suie. Ce dernier se tenait l'épaule. Une chute ? Il posa vite le pied au sol et invita le fantassin à venir vers lui mettant son destrier comme écran entre eux et le front avant.

Lec !!! Ça va ? Bon...Nous n’allons pas pouvoir prendre…trop d’archers ! Nous semblons contrôler les devants de la porte !! Faites nous retrancher un peu les hommes…nous allons tenté demain. Voici…

Déroulant vite une petite carte, il pointa à Leconquerant l’endroit de la prochaine frappe.


Il faut dégager leurs archers qui sont là, là et là…en bleu. Ensuite..les échelles !! Un groupe qui passera par la muraille pour emprunter une petite porte servant à la garnison de l’endroit et qui nous permettra de sortir dans la basse ville !! Pour l’autre…la porte comme prévue !! Mais…


Baissant la tête à une volée de flèche, il reprit aussitôt.


Mais pas avant d’avoir dégagé un peu…nous courront à trop de perte à nous masser devant la porte…et encore...il est sûrement une herse !!!

Soudain des cris et le bélier qui s’avançait. Sapristi !!! Ils allaient aux massacres !! Levant les yeux vers les murailles, il laissa les cuirs de son cheval à Lec et leva les bras en gueulant.

ATTENDEZ !!!!!! BELIER ATTENDEZ !!!!

Regardant autour, il vit un archer qui se prenait la tête après un violent coup de bâton. Il reconnu le compagnon Adrien.

ADRIEN !!!!! LES ARCHERS !!!! ARBALÉTRIERS !!!!! FAITES TIRER NOS HOMMES AUX MURAILLES !!!!! DÉGAGEZ MOI CES RATS QUI NOUS TIRENT DESSUS !!!!

Revenant vite vers Lec, il attrapa les cuirs tendus et remonta en vitesse sur son cheval.

Beau travail compagnon !!! La prochaine fois sera sûrement la bonne !!!

Dégageant l’endroit en vitesse, il retourna au galop vers la droite et vit Lothilde se prendre un coup qui la désarçonna presque. Stoppant vite sa monture en pivotant la tête, il la regarda. La bougresse ! Voilà qu’elle gueulait comme une possédée en se jetant du haut de son gris sur un fantassin qui était à ses pieds. Elle allait s’en sortir…



Spikelilou  
Son harnois blanc ajusté par le jeune Tom... Spike était passé au galop derrière la ligne des archers où le lieutenant Adrien commandait les salves et des arbalétriers... prenant le temps de regarder le pont levis aux lourdes poutres de chêne relevé de l'entrée du chateau ... la herse vraisemblablement baissée derrière.
Lorsque la rousse palefrenière se mit en position à l'abri du gros bosquet avec les autres cavaliers, les fantassins devant elle ... faisaient déjà leur avance toise après toise.
Les cliquetis des armures et des épées qui s'entrechoquaient et les hurlements des ordres qui fusaient de toutes parts sonnaient à sa tête et un frison remonta le long de son dos.
Enfin on y était...
Elle se dressa sur ses étriers, et pivota cherchant du regard Lothilde la gourveneure, chevauchant son entier dans le nuage de poussière qui couvrait l'endroit.

Déjà des hommes étaient en œuvre de pousser le chariot du bélier pour l’aligner au côté de la grande arbalète qui pointait la tour ouest.
Dans un fracas, elle vit partir depuis l’arbalète à tour qui lui faisait face un carreau de fortune ressemblant à un tronc d'arbre... et qui loin de toucher la tour, vint s’écraser contre le mur du rempart

Attendant le rechargement de la grande arbalète, n'en pouvant plus de regarder sans faire, l'ancienne militaire se décida à une sortie
Sa blanche jument piétinait depuis un moment quand la jeune femme la laissa partir au galop la rapière sortie le long de sa cuisse droite.
Se baissant par moment sur l'encolure pour ne pas risquer de prendre une volée de flèches qui provenaient des remparts puis une autre qui lui arrivait de son camp par l'arrière, elle fit zig-zaguer sa monture entre les masses d'hommes qui se regroupaient attaquer en force...
et qui tentaient de prendre en tenaille certains fantassins ennemis...

Taillant et taillant encore avec sa rapière autour d'elle pour repousser certains helvètes qui essayaient avec des batons de remonter vers les archers, elle devait constamment se baisser pour ne pas prendre les flèches qui passaient au-dessus de sa tête...
Alors qu'une sorte de paysan allait toucher le lieutenant Adrien, elle hurla brusquement...


...Lieutenant... attention !!! le type à votre droite...

... faisant faire léger écart à sa monture pour heurter de son pied l'ennemi et espérant ainsi éviter à son ami un coup peut-être mortel...

Diantre!!! ... personne ne va toucher à nos archers !!!!
C'est bien Kémya... Ya... Ya...


... et accélérer pour passer derrière la ligne des tireurs de son camp et reprendre sa place avec les cavaliers... un peu essouflée, et les tempes qui lui battaient la chamade.

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Dernière édition par lothilde le Sam 23 Nov 2013 - 0:15, édité 1 fois
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lothilde
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MessageSujet: Re: [1456] La croisade de Genève   Sam 23 Nov 2013 - 0:03


lieutenant leconquerant

   
Citation :
Lec !!! Ça va ? Bon...Nous n’allons pas pouvoir prendre…trop d’archers ! Nous semblons contrôler les devants de la porte !! Faites nous retrancher un peu les hommes…nous allons tenter demain.

Très bien Zéphirin, je pense que c’est ce qu’il y a de plus sage mais…


Il s’abaissa à son tour afin d’éviter une nouvelle salve de flèche


Mais je ne voulais pas prendre sur moi la responsabilité d’un repli

Puis Zéphirin parti en trombe, il avait fort à faire et avec sa carcasse il représentait une cible idéale pour les archers

Qu’Aristote te protège, pensa t-il

Puis Leconquerant fit signe aux fantassins de cesser cette entreprise qui ne payerai pas aujourd'hui, la détermination des helvètes sur ce flan rendait toutes progressions impossibles. Il fit signe à Jacquouille de venir.

On ne peut pas rester ici, sinon on va prendre cher. Préviens les autres et on se met à l’abri le temps d'évacuer les blessés... On avisera par la suite...

Les yeux rouges et la gorge en feu de par la fumée au pied des murailles, ils entreprirent un demi derrière la butte de terre couvert pour un temps par ce brouillard de fumée.

Les fantassins seront donc les premiers à reculer aujourd'hui, ce n'était pas leur journée, il espérait que les remparts cèderont demain pour qu'enfin ils puissent s'engouffrer dans une brèche et sortir l'épée du fourreau



Hagos de Castillon

Hagos pressé d’arriver au contact monta l'échelle en courant presque (exercice extrêmement dur..) Une fois en haut il avisa un genevois aussi large des épaules que lui il fut plus rapide (saleté!! )
Le coup reçu le sonna légèrement mais le fit basculer par dessus les créneau


Raaah chia...

il se rattrapa de justesse a un barreau d'une échelle , un jeune croisés lui tendit la main

Attrapez ma main messir... CRAAC ahhhhhhh

Le jeune ouvrit de gros yeux en voyant hagos chuté et s'écraser dans un bruit de ferraille sur un groupe de teutons qui crurent avoir reçu une pierre

Et la suite je sais pas j'étais en compagnies d'une très belle demoiselle ( dans les vapes quoi)




Jerone
 
Jerone était pas très voyant dans son coin mais très audible et il entendit venir d'il ne sait ou un ordre de Zephirin

Citation :
La tour !!!! La tour artilleurs !!! Visez la tour !!!!
Jerone fit pivoter l’arbalète avec son âne et visa la tour juste en dessous du toit afin de coincer la flèche dans les meurtrières.

Gare à vos fesses mes petits suisses c'est le démolisseur qui tire.

Jerone plaça la flèche sur l’arbalète, y vida un tonnelet de poudre et y mit une mèche de la bonne longueur. Jerone alla chercher son flambeau et pris l’enflamma avec son feu de camp qu'il s'est allumé. Il alluma la mèche et tira. La flèche prit exactement la direction voulu et se coinça dans une meurtrière au beau milieu de la Tour Ouest.

Haha première phase réussie

Pas le temps de la décoincer pour les suisses la flèche explosa et fit sauter les pierres entre les meurtrières ce qui affaiblit grandement la tour qui demandait qu'a tomber.
Jerone prépara une deuxième flèche aussi chargée et se décala de 10 meurtrières. Il tira et les résultats furent les mêmes :  la flèche se coinça dans une meurtrière et désolidarisa la tour.


Héhé elle va tomber.

La tour fortement amochée resta debout mais apparemment les archers se retrouvais coincés en haut et sans munition.
Jerone Cria en direction de Zephirin


ET MAINTENANT JE FAIT TOMBER QUOI CAR JE PEUX PLUS TROP FAIRE GRAND CHOSE A CETTE TOUR MON CHEF DE CAMP.


Jerone alla voir combien de flèche il lui restait.
Hum 5 c'est pas beaucoup va falloir ruser.



Doko

Sale temps pour les fantassins...
telles furent les paroles prononcé par Doko qui se protéger avec son bouclier des salves de flèches tiré par les archers du haut de remparts.
Une défense simple mais plutôt efficace pour protéger un telle forteresse.
Leur avancé furent plus lente et l'euphorie de la charge avait presque disparue.
Doko craignait que de s'être mal équipé à cause du départ un peu précipité
Sa crainte fut vite estompé quand il vit qu'il n'avait rien oublié.
Sa brigandine couleur sombre était bien fixé, ces bracelets du cuir était là, ces épaules étaient protégé et il avair éussi à trouver un heaume avant de partir.
Du coté des armes son épée de taille et sa dague était fixé à la taille
Il avait du prendre un bouclier fait de peau pour l'occasion et il avait pris le temps de de l'asperger d'eau pour éviter tout mauvaise surprise des archers Helvètes.

Quand il arrive enfin à la rencontre d'un des fantassins adverses il frappa directement à la tête de l'ennemi mais son coup fut stoppé par un bouclier.
Doko ramenât directement son bouclier à la hauteur de son torse ni trop près ni trop loin et stoppa son trop de mal l'attaque de son adversaire
Voulant contre attaqué au plus vite il exécuta un rapide fente avec son épée à l'horizontal pour faire un coup d'estoc meurtrier contre le torse de son adversaire.
Mais pas chance l'adversaire recula rapidement mais n'eut pas le temps d'embrocher Doko sur son épée ce qui laissa le temps à Dok d'effectuer un retrait et de se remettre ne défense
Ces passes d'armes furent interrompue par une volée de flèche qui passât non loin de Doko.
Doko regardait son adversaire mais celui ci en avait profité pour déguerpir
Apparemment c'était l'heure de la retraite mieux fallait se regrouper avec les autres pour éviter d'être une cible facile pour ces foutus archers.
L'assaut final sera peut être pour demain
Doko se mit à l'abri avec les autres.



Nicbur



[Genève, à l'intérieur des remparts]


Depuis plusieurs jours, Nicbur scrutait l'horizon. les croisés étaient la depuis plusieurs jours. leur camp était établi. Eux seuls savaient quand l'assaut allait être donné. A l'intérieur de la ville, les partisans de la liberté s'étaient organisés. les remparts étaient copieusement garnis de Soldats, mais également de paysans, d'artisans, d'érudits... Tous les hommes et femmes en âge de se battre avaient été mobilisés pour repousser l'envahisseur. La peur se lisait dans le regard de beaucoup de ses pauvres bougres. ils n'avaient rien demandé, n'étaient pas habitués ni préparés à tenir un siège...
Soudain, un fracas se fit entendre, les armées adverses se préparaient, l'assaut allait être donné....
Toujours pas de renforts à l'horizon...

il allait falloir tenir, le temps qu'il faudra... Mais Genève ne tombera pas... Tant qu'il seraient debout, lui et tous ses braves, Genève ne capitulera pas



Josephine von Wittelsbach
 

[A l'extérieur des remparts ]

Le Chef de Camps avait hurlé dans le campement, pas le temps de réfléchir, de penser, juste les réflexes de militaires, s’équiper, ne rien oublier, au moment de prendre son épée, Josephine se ravisa… c’est de son sabre dont elle s’équipa…
Elle fit le tour de son destrier , lui parla doucement, vérifiant les sangles, attrapa les rênes et se hissant sur l’étrier, s’installa sur la selle, un regard vers ses hommes, un regard en particulier , aucun mot prononcé, mais tellement de choses de dites…

Il devait rejoindre le groupe d’arbalétriers, elle celui des cavaliers… Elle vint se placer aux côtés de ses compagnons de combat … se rendit compte que Lothilde était déjà partie… Suivant les ordres de Zephirin, Josephine frappa des talons son cheval et partit au galop au milieu des autres… vers les remparts…

Arrivée devant les remparts, évaluer la situation rapidement, Zephirin avait prévu une attaque en règle, mais l’imprévu … Une pause, un dernier regard à l’arrière, et de sa main gauche prit les rênes, de sa main droite son sabre et se lança dans la mêlée ..ouvrir le chemin pour les hommes à l’arrière.. protéger ceux qui peu à peu se mettaient en place…

Elle vit Lothilde et Rubella se démener comme deux diablesses… Elle vit Spikelilou s’élancer elle aussi… et Zephirin qui semblait partout…. Elle se pencha sur son cheval, lui murmura quelque chose et à son tour elle s’élança, serrant les jambes pour mieux commander à son cheval, le sifflement de la lame dans l’air, le choc dur quand elle rencontrait chair ou épée, tranchant les bâtons .. . frappant dès que ses compagnons étaient menacés… se couchant sur le flanc lorsque sifflaient dans l’air les flèches..

Continuer.. toujours avancer .. frapper l’ennemi .. ouvrir la brèche … Entendant les ordres de Zephirin… elle alla rejoindre les autres cavaliers… se mettant debout sur ses étriers, se tenant à la crinière de son cheval… essayant de retrouver ses hommes…. Sa poitrine se soulevait rapidement, la course avait été folle... le sang tapait dans ses veines… Aperçut Solarim qui entrait dans la ville… mais… que faisait-il…

Et son mari …ou était-il… Enfin, elle le vit… se positionner… se protéger derrière son bouclier…donner ses ordres aux hommes de la section…et préparer son arbalète… Elle regarda en haut des remparts…Le bélier qui arrivait … Zephirin qui hurlait ses ordres …




lieutenant leconquerant
 
Leconquerant épuisé, regagna la taverne des croisés. Il n'avait que pour seuls blessures un horrible mal de gorge a force d'inhaler de la fumée et mal aux tympans de part les explosions de l'ami Jerone.

Il s'assit à une table et prit une petite bière histoire de ce rincer la gorge, salua les soldats présents et prit congé afin de récupérer au mieux et de mettre toutes les chances de leurs côtés pour demain.


CES REMPARTS TOMBERONT ! hurla t-il avant de claquer la porte de la taverne le poing rageur.

Pour rejoindre l'endroit ou il avair rendez vous avec morphée quelques heures, il passa devant l'infirmerie qui était pleine mais des blessés legers pour la plupart et salua les veilleurs qui avaient la lourde tache d'ouvrir l'oeil cette nuit afin que l'assaut de demain se passe dans les meilleurs conditions.


16 Avril 1456



Lothilde


[A l'extérieur des remparts ]

Lothilde retira ses gantelets de maille et se passa la main au front, soupirant de soulagement en apercevant à quelques pas de sa monture la mascotte de Maxima, sa petite vassale Rubella. Elles avaient combattu toutes les deux comme des braves et à défaut d'être des modèles dans l'art du maniement de l'épée, elles ne manquaient pas de vaillance. Les clairons venaient de sonner la fin de la première charge et elle n'avait jamais pu s'habituer à l'épreuve qui allait suivre...récupérer les blessés, peut être aussi...des morts parmi ses soldats qu'elle aimait tant sous son allure...comment disait-il, déjà, ce diable de lieutenant Zephirin...son allure de...de guigne en jupe, c'est ça ! ...La guigne en jupe remit sa dague à sa ceinture, déchaussa les étriers et descendit de cheval, dont elle tendit les rênes à Rubella


Ramène le au campement pour moi...Va le confier au lieutenant Spikelilou. Dis lui qu'il a une petite entaille à l'épaule gauche..là, tu vois, pas grand chose..je voudrais qu'elle le soigne. On s'est bien battues, hein ! On les a un peu amoché, les deux marauds qui avaient cru choisir des proies faciles...J'ai l'impression qu'ils vont avoir du mal à s'en remettre...Quant à celui qui a essayé de m'embrocher...j'espère ne pas avoir à le croiser demain... Va au campement, je vous rejoints..

Si elle s'écoutait, elle aurait bien sorti de sa poche la petite flasque de vieux marc qui ne la quittait jamais pour se donner un peu de courage..Elle avançait lentement, retournant les corps allongés dont elle ne reconnaissait pas les armes sur les tabards..soulagée de ne pas trouver des siens, émue pourtant...Elle rejoignit le campement, prenant seulement conscience qu'elle était épuisée mais qu'il allait falloir tenir, tenir, tenir encore. Elle tiendrait. D'abord, aller voir les blessés...Elle hâta le pas



Jacquouille94

Le combat faisait rage, la résistance se fit plus dure. Les fantassins s'étaient retrouvés coincés sous les remparts, tandis que les flèches pleuvaient. Au bout d'un moment, le chef de camp Zephirin appela au repli. Ce n'était pas aujourd'hui que Genève tomberait.
Avec Leconquérant, et sur sa demande, Jacquouille fit signe à ses compagnons du repli.


-Arf ! Lec! Je n'aime pas ça, mais c'est d'accord, on se replie !! Allez, compagnons, repli stratégique !!


Les hommes reculèrent doucement, retournant au campement, le temps de récupérer et de chercher un autre plan. Une fois au camp, Jacquouille rejoignit Spike auprès des chevaux pour voir si cette dernière allait bien. Il ne l'avait pas vu durant la bataille...



lieutenant leconquerant
 
Nouvelle journée et nouvelle charge, les ordres étaient clairs, se concentrer sur la porte en espérant que cette fois elles céderaient et qu'enfin les fantassins pourraient montrer ce qu'ils savent faire et ne pas être uniquement des cibles.
Il était décidé en tout cas à ne pas replier tant qu'il n'aura pas étripé un de ces défenseurs, gare au premier qui montrera le but de son nez, il sera pour lui.

Les fantassins avancèrent, certains étaient encore fatigués par le cauchemar de la veille, d'autres au contraire en gardé un rancœur suffisante pour avoir encore plus de déterminations, il était de ces derniers et il motiva les autres, bien qu'officiellement il n'était que réserviste, c'était l'ancien capitaine qui parlait là...

Allez les gars, ce coup ci on va déferrouiller à mort comme on dit chez nous ! Restez groupez, ensemble on franchira ces murailles, rappelez vous ENSEMBLE !

Tout en avançant il tapa sur son bouclier au rythme de ses pas et les autres l'imitèrent afin de se donner encore plus de baume au cœur.

TAM DAM TAM DAM

On devait entendre ce bruit au cœur même de la cité encore endormie, l'herbe gorgée de rosée et le soleil, bas et rouge indique que la journée sera sanglante... Aristote ne se trompe jamais...


Rubella

 
Citation :
...Ramène le au campement pour moi...Va le confier au lieutenant Spikelilou. Dis lui qu'il a une petite entaille à l'épaule gauche..là, tu vois, pas grand chose..je voudrais qu'elle le soigne. On s'est bien battues, hein ! On les a un peu amoché, les deux marauds qui avaient cru choisir des proies faciles...J'ai l'impression qu'ils vont avoir du mal à s'en remettre...Quant à celui qui a essayé de m'embrocher...j'espère ne pas avoir à le croiser demain... Va au campement, je vous rejoints..
"Bien, ma Dame ! "
répondit Rubella fatiguée, et mécontente d'avoir dû tourner les talons quand une contre-charge Helvète les avaient repoussés loin des murailles. Elle se souvenait encore de son adversaire, une gamine encore plus jeune qu'elle, cherchant à l'empêcher d'avancer, du bout de son bâton... Rubella avait testé sa combativité en frappant plusieurs fois le bâton à l'aide de son écu, et trouvé rapidement une ouverture dans la garde de la gamine. Un violant coup à plat sur son bras, et la douleur lui fit lâcher son bâton. La fillette l'avait alors regardée avec résignation, mais Rubella se contenta de lui dire

     " va donc soigner ton bras et t'occuper de tes petits frères... Nous ne sommes pas là pour vous prendre Genève, et vous ne faites que protéger les brigands que nous chassons. "

Rubella ne sut jamais si ces paroles furent entendues car la mêlée les sépara...
Chassant les plus mauvais moments de ses souvenirs, et tournant son esprit vers les promesses d'une soirée en taverne, Rubella prit l'étalon écumant de Lothilde par la bride.


" Tu es sure que tu ne risques rien à rester ici ? "
puis devant la confirmation confiante de sa suzeraine, elle s'éloigna du champ de bataille. La monture devrait probablement resservir le lendemain...

 

Jerone
 
Après s’être reposé au camp Jerone alla rejoindre sa butte qui surplombait le champ de bataille. Il attendit qu'en contrebas on donne l'assaut pour se mettre à déstabiliser les remparts adverses.

C'est à moi je jouer.


Jerone visa la tour qu'il avait abimé la veille avec l'envie de la faire tomber. Elle était vide désormais mais avec un bon coup elle pouvait tomber sur les remparts et fortement les abimer. Jerone calcula a peu près l'endroit où il fallait qu'il fasse sauter la tour.


Bon alors voilà c'est ici que je dois tirer mais ça va pas être facile d'où je suis.


Jerone marcha un peu pour voir comment il pouvait tirer et tomba nez à nez avec un suisse égaré. Aussitôt il se protégea de son bouclier et dégaina son épée.

Gare à tes fesse mon petit.

Jerone esquiva le coup de son adversaire et le fit trébucher. Celui-ci légèrement blessé s'enfuit  en direction de Genève.


Ben alors froussard ?

Jerone retourna à son arbalète à tour et la fit pivoter avec l'aide de son âne.

Voilà comme ça ça va faire du bobo.


Jerone visa l'une des meurtrières avec des calculs précis. Il prit une flèche plus fine mais plus longue, il la rempli de poudre et fit sortir une mèche de la bonne longueur. Il revisa avec la flèche, l'alluma et déclencha son tir.

oulà mince…

Une bourrasque de vent fit dévier la flèche de sa trajectoire.

ouille ouille je suis bon pour le gnouf.


Mais avec sa masse mieux repartie elle alla plus loin et finit sur les remparts 50 mètres plus à l'est que prévu.

BOOOOOUUUUUUMMMMMMMM

Une énorme explosion eut lieu ce qui fit tomber quelques archers adverses a la renverse et ce qui affaiblit le mur terriblement.


héhé joli coup malgré cela.

Jerone Recommença avec une nouvelle flèche qui cette fois alla se caser assez en profondeur dans la meurtrière voulue. Apres l'explosion la tour chancela dangereusement et alla s'écraser sur les remparts en emmenant quelques archers adverses et un gros morceau de muraille dans les douves. Cependant la brèche était sur le haut des remparts et toujours inaccessible pour les fantassins.

Victoire une tour de moins n'a plus qu'a défoncer  cte fichue porte.

Jerone chargea désormais des rondins de bois et tira sans cesse vers les rempart afin de faire tomber les archers ennemis.



lieutenant leconquerant

Leconquerant arriva comme la veille au plus prêt des remparts, le mur tremblait mais ne bougeait pas. Soudain une explosion mis a mal le rempart.

Reculez, reculez, les pierres vont tomber !

BOOM !

En effet des énormes blocs de pierres s'effondrèrent dans un nuage de poussière à quelques mètres de là... Un coup de Jerone à tous les coups…
La poussière retombée, ils eurent la surprise de voir face à eux des archers. Le souffle de l'explosion avait dû les faire tomber de leur rempart.
Ces derniers laissèrent tomber leurs arcs et dégainèrent leurs courtes épées pour une charge héroïque. Ce n'était pas des fantassins professionnels et leurs attaques ressemblaient plus à une opération suicide.

Un défenseur chargea sur Leconquerant, qui put pour la première fois depuis le début du conflit brandir son épée et commencer les attaques-parades, tout en gardant un œil sur les archers des remparts qui continuaient à canarder. Cette double vigilance eue pour effet de rendre le combat plus équilibré qu’on ne pouvait le penser à la base.

Au moment ou il porta l'estocade, achevant son adversaire il reçu un coup de bâton sur la tête. Il se retourna rapidement mais son nouvel adversaire avait disparu…

Il fit signe aux fantassins de se diriger vers la porte, conformément au plan tout en gardant un œil sur des possibles embuscades, ils n'étaient plus seuls sur le plancher des vaches... Et d’autres archers avaient pu sortir indemne du souffle de l’explosion...




Magnusvonwolf
 

2eme soir de guerre
Le sergent Magnus se reposait encore quelques instants devant le campement. Il attrapa son armure de cuir épais. Il préférait cela a une grosse cuirasse de ferraille. Il lui fallait essuyer le sang encore présent sur le devant de la cuirasse. Il avait traversé son uniforme de l'armée Franc Comtoise et était venu se coller la dessus. Le soir précédent il avait eut à se battre a coup d'épée car un groupe de fantassin était parvenu a charger les arbalétriers.
Il c'était battu comme un beau diable toute la nuit, il avait enchainé les carreaux a une vitesse remarquable. Mais ils n'avaient pas réussi a rentrer dans la ville et les revoilà au campement a préparer la deuxième vague.Il était passé chef de lance cette nuit.

Il attrapa son arbalète , son bouclier et son épée et se glissa dans le flot de soldats qui se rendaient vers le champ de bataille.Regardant sa lance il vit des hommes mieux gradés que lui des civils qui avaient fait mille fois plus que lui , mais tous étaient la avec lui, il était fier de partager cela avec eux. Regagnant son groupe d'arbalétriers il attendait le signal.
Voyant les fantassins avancer vers la porte en tapant sur leur bouclier un sentiment de puissance le posséda. Armant son arbalète et visant vers le haut des remparts qui commençait a s'activer il décocha un carreau qui alla se nicher dans la jambe d'un vilain archer. Il rechargea et continua son travail de harcèlement il espérait gêner les archers autant que possible.

Prit dans son rôle d'arbalétrier il ne levait que très rarement les yeux vers les fantassins devant lui il ne pensait qu'au archers la haut qu'il fallait abattre. Il ne leva les yeux qu'une fois droit devant lui et voyant ses amis quelque peu en difficulté il laissa tomber son arbalète sortit son épée et chargea comme un fou vers les fantassins.


Pour la Franche Comté et pour son peuple !

Arrivé a hauteur d'eux il frappa d'un coup d'épée le bouclier d'un Genevois. Avant de lui assener un coup du plat de l'épée sur le crane. Il s'apprêtait à terminer le travail lorsqu'un douleur immense lui traversa le bras gauche et lui fit lâcher son bouclier. Il se retourna et vit un douanier lever son épée. Un coup portée vers le bas, vers sa cuisse qu'il ne put que ralentir avec son épée. Une vilaine entaille dans la cuisse. Il voulut lever son épée mais la grosse entaille au bras l'élança à nouveau et l'empêcha de continuer, le douanier ne ce fit pas prier et abattit son épée sur le bras gauche qui souffrait déjà énormément. Il tomba a genoux lâchant son épée et s'écroula dans la boue et dans le sang du champ de combat.

Cette attaque de deux assaillants à l'épée était venu a bout du chef des arbalétriers Franc Comtois. Qui déversait petit a petit son sang de Franc Comtois sur les terres helvètes.

Citation :
16-04-2008 04:21 : Votre bouclier a été détruit.
16-04-2008 04:21 : Votre arme a été détruite.
16-04-2008 04:21 : Nainainus vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
16-04-2008 04:21 : Vous avez frappé Magenoir. Ce coup l'a blessé superficiellement.
16-04-2008 04:21 : Vous avez engagé le combat contre les défenseurs de Genève.

Doko
 
Doko était dans le groupe principal qui donnait l'assaut à la porte de cette foutu muraille. Toujours équipé de sa fidèle brigandine et d'autres protections en cuir épais. Doko portait à sa main droite son épée de taille. Sa dague quant à elle était rangée dans son fourreau prête à être dégainée à tout moment.
La troupe d'assaut arrivait de plus en plus près face à la porte et les premiers assaillants chargèrent en nombre. Un des assaillants se dirigea vers Doko et lui porta un coup à la verticale vers son bras porteur. Doko para facilement et contre attaqua en visant le cœur, sa lame fit une longue éraflure à l'assaillant qui n'eut pas le temps de comprendre qu'il était blessé que déjà Doko d enchaînait un autre coup en direction du bras de son adversaire qui tenait l'épée.
Le coup fut tout aussi ravageur et son adversaire trop blessé s'étala par terre agonisant.Doko n'eut pas le temps d'achever son adversaire que son groupe était déjà parti devant. Il faisait une cible trop facile pour les archers. Doko se dirigea rapidement vers le groupe non loin de la porte, son bouclier en avant pour le protéger



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La charte des juges a dit...
Spoiler:
 


Dernière édition par lothilde le Sam 23 Nov 2013 - 19:06, édité 1 fois
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lothilde
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MessageSujet: Re: [1456] La croisade de Genève   Sam 23 Nov 2013 - 18:24


Xaven


[Devant les portes de Genève, deuxième jour]


Le corps des archers suivi les bataillons de fantassins, au rythme des coups sur leurs boucliers, bruit machinal qui devait porter loin et au-delà des remparts, encourageant les troupes alliées à repasser à l’attaque. Xaven en avait bien besoin d’encouragements. C’était sa première bataille, et la veille il n’avait pas réussi à être vraiment efficace, tellement la peur l’avait paralysé.
Levant les yeux vers les créneaux, le jeune sergent aperçut les défenseurs de Genève, qui, comme le jour précédent, faisaient pleuvoir des salves de flèches en direction des forces croisées. Les fantassins eurent de la peine à progresser, gardant leurs boucliers levés pour se protéger. Le jeune sergent s’arrêta avec son escouade, et se mit à décocher en visant les archers ennemis. Ses flèches n’atteignirent même pas le haut des murs, bien que sa main fût bien plus calme et précise que la veille. Il fit signe aux autres archers à arcs courts de le suivre et chercha une position d’où il aurait plus de chance de faire mouche et se retrouva bientôt aux côtés du groupe des arbalestiers, que Magnusvonwolf dirigeait. Il était conscient qu’ici ils étaient bien plus exposés, et que les armures en cuir que portaient les tireurs ne leur seraient d’aucun secours contre les tirs ennemis.
Mais le courage des autres étaient communicatif. Xaven fit glisser une flèche de son carquois en serrant les dents et l’encocha. Il leva les yeux vers les créneaux, se mit en position de tir et leva son arc en direction d’une archère derrière laquelle il croyait avoir aperçu un mouvement. Retenant son souffle, il banda l’arc et prit quelques secondes pour ajuster son tir. Il attendit de revoir l’ombre qu’il avait entrevue se manifester et décocha sa flèche qui fila à toute vitesse se planter dans ce qui se cachait derrière l’archère. D’après le mouvement de l’empenne, qui dépassait encore de l’autre côté de l’ouverture, le défenseur avait dû s’écrouler.
Devant, les combats faisaient rage, les fantassins avaient engagé le combat avec les défenseurs qui tentaient une percée pour repousser les croisés et protéger la porte. Xaven aperçut Leconquerant ainsi que Doko taillader courageusement leur chemin à travers les rangs ennemis. Mais bien qu’ils se battent comme des diables, la défense genevoise était encore bien nombreuse et tenait bon, et beaucoup de fantassins durent se retirer, blessés, s’ils le pouvaient encore.
Magnusvonwolf, le chef-instructeur des arbalestiers comtois, lâcha son arbalète et fonça droit devant pour porter main forte en première ligne. Un peu perdu en le voyant charger ainsi, Xaven le suivi du regard. Il le vit se battre en s’enfonçant toujours plus loin et bientôt il le perdit de vue dans la foule de combattants. Xaven se retourna alors vers les murs et continua à tirer sur les archers ennemis, mais dut bientôt reculer, voyant les fantassins se replier de plus en plus.



Solarim

Après le premier assaut Solarim, tout nouveau Garde Impérial, était resté sur sa fain car point de combat cette nuit pour lui. Certes avait suivi la meute de soldat afin d’entrer à Genève mais il n’en fut rien.
Il avait vérifié son équipement son épée était bien affutée son bouclier en bon état. Les ordres étaient de grimper aux échelles et de passer par-dessus les murailles afin de nettoyer les chemins de ronde.
Le jeune soldat levait les yeux avec anxiété vers les hauteurs et voyait les torches danser et courir le long des remparts. L’heure du deuxième assaut approchait. Allait-il revenir ? Tout allait il bien se passer ? Autant de questions qui restaient sans réponses.

Soudain la voix du chef de camp raisonna avec une telle force qu’une fois encore son cœur s’arrêta. Décidément il ne se fera jamais à la puissance vocale de son chef de camps Zéphirin… Que d’émotions…

Après un dernier regard vers Dame Joséphine, sa cheffe de section, il se mit à courir droit sur les murailles ou des échelles étaient en train d’être installée. Son cerveau était comme déconnecté. Il vit Dame Joséphine s’élancer sur son fidèle destrier en avant des troupes à toute vitesse. Evidemment on va plus vite à cheval…
Sir Aldrahn quant à lui, avait prit position afin de couvrir les fantassins. Bien sûr il avait entendu parler de la précision et de la dextérité du Haut Commandeur, mais il n’avait jamais vu un homme tirer si vite. L’arbalète de son supérieur crachait un flot de flèche ininterrompu sur l’ennemi tel un torrent descendant des montagnes en rugissant dans les vallées.
Solarim courrait, courrait à en perdre haleine, il sentait les flèches siffler tout près de lui et vit certains de ses compagnons tomber sur le champ de bataille.

Enfin il arrivait à l’échelle et commença à gravir les échelons. Tout tremblait, grinçais et il se demandait si les gars de l’intendance avait bien noué les liens de chaque marche...
Il passa en tête de sa section pour gravir l’obstacle avec le soldat Estebald et le Chef de Camps Zéphirin dans son dos. Les flèches pleuvaient, les hurlements assourdissant raisonnaient dans ses oreilles. Il n’entendait même plus les invectives du chef de camps c’est dire…
Arrivé à mis hauteur il se retourna et vit Dame Jospehine et Sir Aldrahn en difficulté en bas des murailles. Joséphine était assaillie de toute part par des félons Helvètes qui la harcelait puis ils finirent par la toucher. Sir Aldrahn reçu une flèche tirée du haut des murailles décochée par un archer suisse.
Le sang de Solarim se glaca. Tout à tour il avait perdu ses deux supérieurs et guides. Il sentit des picotements dans ses yeux… Une sorte de rage qui montait en lui… Le temps semblait s’être arrêté…

Ne plus reculer… Un cri de Zéphirin lui fit reprendre contact avec la réalité… Il était seul en tête de sa section maintenant. Lui qui venait d’intégrer la Garde Impériale… C’était un sacré baptême du feu…
Désormais il était seul… Il avait peur…Il se souvint d’une des phrases qu’il avait du apprendre lors de son intégration et que le grand Maistre de l’ODL, Dame Joséphine, lui avait souvent répète :


Citation :
A la Défense de l'Empire et du Saint Empereur, ta vie tu voueras
C’est ce qu’il allait faire. Il savait qu’il était un des soldats les plus faibles de la MS mais il devait faire honneur à la confiance que lui avait donné Dame Joséphine. Il devait se battre jusqu’à son dernier souffle pour elle et le Commandeur de l’ODL Aldrahn. Il ne voulait pas les décevoir eux qui venaient de tomber sous les coups de l’ennemi.
Le jeune garde impérial repris sa route. Serait-il là demain matin ? Il ne le savait pas… L’avenir le lui dirait bien assez tôt. Une chose est sure il se battra jusqu’à la fin…



Zephirin
 
[Devant les portes de Genève, au petit matin]

Le chef de camp avait passé une partie de la nuit à discuter des manœuvres du lendemain.
Cette fois, les troupes seraient plus proche des murs et toujours ces foutus archers qui empêchaient l’avance rapide par-dessus les murailles. Devant la ville au petit matin, une horde de gamins, une milice populaire, certainement que les pertes seraient plus lourde en ce jour. Sur le camp de nuit, le morale était bon, les feux étaient animé de discussions racontant le déroulement de la première journée de combat. Quelques recueillements à la mémoire de frères tombé ou gravement blessés, des chevaux à soigner, des lames à aiguiser des armures et bouliers à réparer. Déjà, le jour pointait. À sa sortie de la tente, des coursiers lui tendant des nouvelles, des bilans, les pertes, les ordres. À sa tête...des noms, des visages. Sapristi...dur métier.

Balayant du revers de la main le reste des parchemins tendu, le chef de camp remonta doucement vers les quartiers du palefrenier. Une légère brume recouvrait l’endroit. Après avoir pris nouvelles des membres de sa famille, il espéra un autre lendemain en souriant à peine. À la hauteur de son Comtois qui était en bout de rang, il attacha ses cheveux avec un petit liens de cuir, poussa un peu la pointe de la lame à son dos vers la gauche et détacha son cheval, le faisant pivoter pour marcher à ses côtés jusqu’au devant du camp. Plongeant la main à sa poche, il tira un petit morceau de pain, comme à tous les matins, et le glissa à la bouche du cyclope. Tapotant à l’encolure il grimaça en se tirant en selle. Les courses de la veille et la piètre qualité du sommeil lui laissait quelques courbatures qui finirait bien par disparaître en chemin. S’avançant lentement, il croisa les mains au pommeau et pris une grande respiration.


FANTASSINS !!!! VOUS AVANCEZ AU MIEUX EN DÉGAGEANT LES DEVANTS, ENSUITE, NOUS ALLONS TENTER LES ÉCHELLES À LA DROITE !!! ARCHERS, ARBALÉTRIERS!!! AUJOURD’HUI !!! IL FAUT DÉGAGER LES REMPARTS !!!

Se retournant vers la section des artilleurs, il regarda Jerone.

ARTILLEURS !! ÉVITEZ DE LANCEZ NOS TONNELETS DE POUDRE !!! PRÉFÉREZ LES TRAITS DE FER OU DE BOIS !!! VOUS DEVEZ CONTENIR LES ATTROUPEMENT !!! SI ILS FORMENT DES GROUPES OU COLONNES !! VOUS VISEZ DANS LE TAS !!

Regardant les armures ternes de la veille, les boucliers bosselés ou rapiécés, les visages noirs de la fumée et de la poussière, il ordonna la seconde avancée.

COMPAGNONS !!! VEILLEZ LES UNS AUX AUTRES !!! FONCEZ !!!

Se passant la main sous le nez, il regarda partir la troupe en trombe, espérant que cette journée serait la bonne. Après un instant de silence, à la descente du nuage de poussière, il inspira fortement et enfonça les talons aux flancs de son destriers passant vite au galop remontant derrière ses hommes touchant le manche de son poignard, s'assurant qu'il y était.


Aldrahn Von Wittelsbach
 
Niché derrière son bouclier d’arbalétrier, il envoyait ses carreaux en direction de la tour essayant de toucher les ennemis. Sous des volées nourris de flèches il continuait avec dextérité d’exercer ses tirs malgré les protections qui laissaient les helvètes bien à couvert. Peu à peu les projectiles se figeaient sur le bouclier. Alors qu’il replaçait le fut d’un carreau sur l’arbalète son regard devint hagard… Lorsque la pointe d’une flèche traversa le bois du bouclier à quelques pouces de son visage. Fronçant les sourcils il se redressa et décocha son carreau à travers une meurtrière. Juste après que l’un des défenseurs répliqua contre lui… Une nouvelle flèche vola vers lui et ricocha sur la partie haute de bouclier avant de s’écraser contre sa cotte de mailles. Le projetant à terre avec une violente douleur à la poitrine… Se redressant le plus rapidement possible il se remit à couvert et passa une main sur son flanc droit… Rien à part une intense douleur… Serrant les dents il savait qu’il ne pourrait plus effectuer de tir pour l’instant. Il devait se replier au lieu de risquer inutilement sa vie. Serrant les dents et les poings, il arracha son bouclier qu’il avait planté dans le sol. Courbé derrière lui, malgré le poids de son arbalète qui lui pesait, il recula doucement, les flèches ennemies continuant de se planter sur la protection. Grognant sous la douleur, il repartit au pas de course en direction des arrières une fois qu’il fut hors de portée de tir. Le visage grave et sévère, il savait qu’il reviendrait rapidement sous les murailles…

 

Joséphine Von Wittelsbach

[Deuxième jour]
Ils repartaient à l’assaut, la nuit avait été courte, en selle à nouveau, elle se massait le bas des reins endoloris… non loin du chef de camps, elle écoutait les ordres, regardait ses hommes … Chacun écoutait, pensait surement aux pertes de la veille…Puis ordres aux hommes de partir fut lancés. Elle jeta un dernier regard vers son époux, espérant qu’Aristote le protègerait encore aujourd’hui… Puis Zephirin, s’élança à son tour suivit de tous les cavaliers… Elle se pencha vers l’oreille de son destrier, et comme la veille lui murmura quelques mots… Puis, donna du talon et se retrouva au galop rapidement…Proche des murailles… le combat fut plus fournis et intense que la veille, Elle fut entourée rapidement, les coups volaient, elle répliquait . Donnant du pied lorsqu’ils en voulaient à son cheval, frappant du plus fort que son bras le pouvait, faisant reculer certains, mais une douleur vive vint frapper sa main droite… elle lâcha son épée..une brûlure… elle était blessée…
Serrant les rênes de la main gauche, attrapant la crinière de ses doigts, son bras droit reposant sur sa jambe; elle enfonça ses talons dans les flancs de son destrier, partant au galop, évitant ses compagnons, allant se mettre à l’abri…
Cherchant du regard, voyant ses hommes sur les échelles… regardant vers le bas des murailles à la recherche d’un bandeau noir… elle le vit juste au moment ou il prit une flèche sur le côté semblait-il… elle était trop loin pour voir exactement… mais elle le vit se replier … et lui semblait voir son regard grave et sévère…




Elanoréa


[A l'arrière du front]

Elanor regardait anxieusement la foule des soldats disparaitre dans la cité. Elle les avait accompagné jusqu'à ce qu'avancé aurait été se mettre inutilement en péril, les archers des genevois étant tous bandés dans leur direction. Elle n'avait plus qu'à attendre les blessés...Elanor avait cependant eu l'occasion de sortir son épée, un défendeur de Genève s'étant glissé entre deux soldats. Mais la jeune femme n'avait fait que le blesser, il s'était rapidement reculé avant de s'éloigner en boitant. Pas question de le suivre dans la bataille, sa place était à l'infirmerie.

La jeune femme dû attendre de longues heures pour voir enfin apparaitre des gens. Peu. Etait-ce une bonne chose ou une mauvaise ? Massacre ou belle première victoire ? l'Intendante entreprit de soigner les premiers blessés. Si la première blessure était superficielle, le deuxième soldat était gravement blessé.

Les bruits de la bataille, les cris, les tintements du croisement du fer, tout cela lui parvenait avec une inquiétante clarté, créant de troublantes scènes dans sa tête. L'ancienne infirmière secoua la tête, il ne fallait pas se déconcentrer. Les blessés d'abords, les informations après.

 

jacquouille94

Le deuxième jour de la bataille avait débuté, les archers derrière et les fantassins en première ligne. Ces derniers de trouvaient à nouveau au bas des remparts, pour tenter d'user la défense et réduire celles-ci à néant.
En compagnie de ses frères d'armes, Jacquouille faisait partie avec fierté de la première vague d'assault. Ancien fantassin, il avait acquis l'expérience des combats rapprochés. La bataille fut rude, encore une fois, on n'entendait rien d'autre que les bruites du fer contre le fer, lame contre lame, bouclier contre bouclier. On entendait aussi les flèches tomber du haut des remparts. Mais, on entendait surtout les cris des soldats des deux camps, ceux qui haranguaient les autres, tel Leconquérant qui encourageait ses compagnons ; mais aussi les cris des soldats agonisants, baignant dans leur sang, blessés pour certains, mourants pour d'autres.
Jacquouille se battait vaillamment, il n'avait pas encore été touché par l'ennemi, et en avait occis quelques uns.
A un moment, donné, on entendit une énorme explosion, suivi du cri de Leconquérant rappelant à un repli stratégique pour éviter de prendre des pierres sur le crâne. Une fois le calme revenu, les fantassins eurent affaire avec des défenseurs ennemis qui se battaient comme des diables pour défendre leurs biens. Jacquouille attaqua avec ses compagnons... La ville était bien défendue, mais ce n'était qu'une question de temps, de patience, et de ténacité...



Eldorach

Le premier jour Eldorach n'avait rien pu faire. Il était là devant le rempart à suivre son chef de section en moulinant dans le vide avec son épée, et pas un seul, non pas un seul helvète n'avait daigné l'affronter. Faut dire qu'il avait pas l'air commode l'Eldo avec son gros nez sortant de sa barbe hirsute et salle comme le perce neige sort de la bouse au printemps... mais ma foi, plus il regardait ses collègues de travail, plus Eldorach se trouvait une âme de troubadour amouraché. Fallait voir Doko, couette au vent, mal réveillé de sa cuite de la veille, les yeux rouges injectés de Fends la Tête, estourbir, éventrer, perforer du mécréant comme s'il fauchait les blés dans le beau pays de Taillecourt.

Mais aujourd'hui, Eldorach avait goûté son premier sang. Bon c'est vrai qu'il n'y avait pas de quoi se vanter. Une jeune fille brune qui se battait à main nue,et qui devait pas faire ses 18 lunes. A la décharge d'Eldorach, elle était relativement carrée des épaules et l'on pouvait voir au-dessus de ses lèvres, un fin liseré de duvet noir qui n'était pas sans rappeler la naissance d'une moustache intégriste... Et puis elle avait un air un peu suffisant et agressif... Enfin bref, elle était au milieu et elle avait rien à faire là, et Eldorach, qui avait toujours rêvé de devenir un berserker, s'était dit que le sacrifice d'une vierge au milieu du champs de bataille pourrait influencer durablement la suite du combat.
Après quelques dizaines de Fends la Tête, Eldorach aurait avoué sans peine, qu'une vieille rongée par l'arthrose se serait tenue au milieu des combats, il aurait tout de même abattu sa lame, juste parce qu'avec la pression, l'adrénaline tout ça, il était extrêmement difficile de ne pas commettre quelques dommages collatéraux...

Eldorach chercha du coin de l'oeil l'étendard de la MS, le phare, le guide, le duce dans les batailles, la lumière qui vous entraîne jusqu'au bout du tunnel : le popotin de DAme Lothilde



Lieutenant Leconquérant

Fin de la seconde vague d'assaut et les murs tiennent bon, la bataille s'annoncerait plus longue que prévu mais "de la ténacité" !  disait le bon Jacquouille, il avait raison, la ténacité payera... Le siège de la ville continue et leurs provisions viendront à manquer si le conflit dure trop longtemps. Nous les aurons, pensa t-il sur le chemin du retour à la base.

Il arriva devant Elanoréa, débordée avec le nouvel arrivage de blessés qui avaient bravement combattu sans se soucier de leur douleur. Il l'a salua mais n'osa pas l'interrompre, ce n'était pas le moment. Pourtant, elle, elle ne verra que le négatif dans cette affaire. Et pas la complicité des hommes, leur courage et les avancés jours après jours pour débarrasser la ville de ce fléau. C'était décidé, il se lèvera plus tôt encore demain pour passer quelques instants avec cette infirmière au grand cœur avant de repartir à la bataille..
.




Greenwarrior
 
Deuxième jour, des combats de plus en plus féroce. Green chargeait avec Kanawa son cheval. Certains brigands étaient sortis du château pour afronter les croisés à même le sol. Bien que cela aurait pû relever leur honneur, ils n'en restaient pas moins brigands. Tel trois walkyries, Lourdin, Pazi et le Baron de Rougemont tapait sur tout ce qui sentait le vol de prêt ou de loin.

Pour la gloire et la splendeur de l'helvetie lavée de ses souillons!!!

Il entendait les explosifs de Jerone, décidément toujours passionés par la fumée, les flammes et le bruit. Un brave parmis les braves. Un fier comtois n'abandonnant jamais les siens.

Mais, soudain, un drame sortit Green de sa rage. Magnusvonwolf venait de tomber. Il fallait intervenir d'urgence.
Il tapotta légèrement les flancs de Kanawa afin de le rejoindre au plus vite. le sang de l'arbalétrier commençait à nourrir le sol helvête... Mais pas pour longtemps.

Il s'arrêta, descendit de cheval et retourna le chef instrcuteur afin de déterminer l'origine de la fuite sanguine. Il était grièvement blessé mais semblait en vie. il fallait agir au plus vite.


Vous n'allez pas crever ici, la bouche ouverte pendant qu'ils gardent le sourire en coin, accrochez-vous.


Le Baron Rouge attrapa un bras puis passa sa main libre sous l'aisselle de l'autre bras de Magnuswolf afin de le placer sur ses épaules. Il glissa le corps sur la selle du cheval et monta derrière. Dès lors, le déplacement restait à faire. Il lança Kanawa en direction de l'infirmerie en esperant qu'ils pourraient encore faire quelque chose là-bas.



Spikelilou

[Deuxième jour... 16 avril 1456, devant les remparts de Genève.]

Aux côtés des autres cavaliers la rousse attendait les ordres du chef de camp, espérant qu'après son passage à la tente pour prendre des nouvelles d'elle et de son fils Diluain tout se passerait au mieux.
Sa blanche piétinant depuis un moment sentant sa cavalière pressée de se jeter dans la bataille, elle fit faire une volte autour de Josephine von Wittelsbach pour la calmer un peu et se remettre en place.

Aux dernières paroles du grand artilleur...

COMPAGNONS !!! VEILLEZ LES UNS AUX AUTRES !!! FONCEZ !!!

L'assaut était ordonné à nouveau et elle laissa Kémya se détendre d'un coup bondissant au galop dans les hurlements et la mêlée...
Aux côtés de la dame, elle chevaucha un moment sa rapière le long du flanc de sa jument, puis taillant par moment latéralement pour éloigner de jeunes miliciens qui comme une nuées de mouches tentaient de forcer la masse des fantassins... s'attardant sur Jacquouille et Leconquerant et Doko qui se battaient comme des lions, côte à côte... taillant et estoquant... entaillant des hommes...


Elle baissa brusquement la tête pour éviter une volée de carreaux tout en continuant à galoper droit devant elle, parallèlement aur remparts et d'un coup vit la dame à ses côtés légèrement chanceler... elle était touchée... et sa main droite venait de lâcher son épée...
Spike ralentit un peu et hurla dans le vacarme...


Diantre... Dame Joséphine... cela ira... vous tiendrez...???

Serrant les mâchoires, la cavalière hocha ma tête, repartant au galop, s'écartant de ses compagnons, allant se mettre à l’abri…

... Spikelilou s'écarta d'elle, enfonçant ses talons aux flancs, évitant de justesse de piétiner des corps... elle remonta en faisant déplacement tournant vers les archers et le arbalétriers... se couchant sur l'encolure de sa monture pour se protéger de flèches qui venaient des remparts ennemis... et qui s'abatirent sur les arbalétrier Franc-comtois... Aldrahn semblait touché...

Poussant un hurlement pour tenter de mettre en garde un compagnon qui venait être attaqué pat l'arrière, mais trop tard, la jeune femme vit le sergent Magnusvonwolf s'affaler au sol dans la boue... et se retourna levant sa rapière cherchant du regard Zephirin qui n'était pas loin, ... pour l'aider à charger le compagnon...
S'apprêtant à sauter à terre après avoir contourné un groupe de fantassins, elle ne pu que protéger Greenwarrior qui venait de soulever le corps inanimé de l'instructeur des arbalétiers repoussant encore des miliciens helvètes qui tentaient de finir leur sale besogne...


Avancez... avancez Green... je tente de vous dégager...

... avant de galoper au coté de Kawana et de dégager les derniers ennemis pour leur permettre de rejoindre le camp à l'arrière...

_________________


La charte des juges a dit...
Spoiler:
 


Dernière édition par lothilde le Lun 2 Déc 2013 - 0:09, édité 1 fois
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lothilde
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MessageSujet: Re: [1456] La croisade de Genève   Lun 2 Déc 2013 - 0:05

Zephirin

16 avril, devant Genève.

Des jeunes…encore…ils étaient nombreux. Patrouillant les lignes arrières, il donnait quelques coups de lames à gauche et à droite, cherchant à voir chacun des fronts. Et ces foutus !!! Baissant la tête rapidement, il échappa encore à une volée de flèches, regardant immédiatement aux pieds d’Adjib. Un carreau à l’horizontale à peine enfoncé dans le sable . Ils étaient haut les arbalétriers…et tiraient de très loin. Relevant vite la tête, il poussa le Comtois vers l’arrière, l’endroit n’avait rien de sécuritaire. Il aperçut Spikelilou qui lui faisait des signes de la main plus à gauche se préparant à foncez, il tira aux cuirs en constatant que tout allait, il continua son chemin et remonta vers les échelles. Encore, peu réussissaient à avancer suffisamment près pour prendre en nombre les murailles allant sur les lignes de côté, il se frotta à quelques paysans armé de fourches et de haches, cherchant passage vers l’arrière. Soudain, il arrêta de justesse son cheval devant un gamin d'environs 8 ans qui le menaçait avec une petite épée en bois. Surpris, il recula un peu le cou en fronçant les sourcils, cherchant autour. Sapristi ! Il n’allait pas tuer un enfant ? Il faisait quoi ce petit sur un champ de bataille ? Frappant doucement aux flancs de son trait, il fit un pas vers l’avant. Paniqué, l’enfant lança son épée à la tête de l’artilleur qui n’eut le temps d’éviter. Il se dressa d'un coup sur ses étriers en gesticulant de la main gauche.

AILLLE !!! PETIT MORVEUX !!!! RENTRE CHEZ TOI AVANT QUE JE TE DONNE UNE FESSÉE À LA MODE DE LA SEQUANIE !!!!!

Se frottant un la tête, il grimaça en secouant la tête. Vite…il allait remonter au camp, il y avait des blessés…les infirmières avaient peut-être besoin et il voulait des nouvelles en cette fin de journée...

17 AVRIL

Jacquouille94

17 avril..3ème jour de siège, devant les remparts de Genève.

Un nouvel assaut avait été donné par les croisés pour prendre Genève. Les combats furent tout aussi violents que la veille. Les soldats tombaient au champ d'honneur de part et d'autre. Les pertes étaient conséquentes. Jacquouille se battait toujours bravement, frappant l'ennemi de son épée, sa hache ayant été détruite depuis la dernière vague d'assaut.
Les défenseurs se défendaient toujours vaillamment. Ayant un instant de répit, Jacquouille regarda ses compagnons se battre courageusement, voyant certains tomber dans les combats. Il eut vent que Zephirin était tombé, mais seulement blessé, pas grièvement, heureusement. Mais pris par les combats, Jacquouille ne put aller au renseignement. Il observait Spikelilou se battre, telle une furie enragée. Quelle guerrière ! Et Leconquérant, ancien capitaine de l'armée régulière... Qui frappait l'ennemi comme personne ! Gundard fit partie des pertes du jour. Combien de victimes encore ?
Jacquouille éprouva un instant de rage et s'élança à nouveau dans la bataille, essayant d'abattre le plus d'ennemis possible...


Lieutenant Leconquerant

Leconquerant après avoir comme promis narrer les bonnes nouvelles des précédents assauts pour remonter au mieux le moral de Elanéora reparti au front. C'est Jacquouille qui lui donna la nouvelle, Gundard était en piteuse état. Il eu une dernière pensée pour l'infirmière qui aurait encore une journée difficile et avec encore plus de rage au cœur. Le grand colosse comme dans se trouva une nouvelle jeunesse, et chargea avec fougue pour venger cet ancien maire de sa ville bien aimée.

Une Echelle, vite une échelle...

3 hommes vinrent lui apporter l'accessoire indispensable, aujourd’hui les fantassins déplaceraient des montagnes. Les helvètes affronteraient leurs ennemis en face.

Tenez- la fermement à la base qu'on ne puisse la retourner

La dernière fois qu'il avait tenté l'exercice, ce fut en vain et il s'était retrouvé allongé de tout son flan, mais pas aujourd’hui. Aujourd'hui ce n'était plus le même homme, il parvint à monter 4 a 4 les barreaux et atteignit les premiers remparts de la ville; Les archers pour un temps surpris de cette ascension reculèrent d'un pas avant finalement de charger dague en main...

Fantassins, suivez moi on va leur montrer de quel bois on se chauffe; je ne tiendrai pas longtemps seul là haut. Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que les fantassins, doko et jacquouille en tête était déjà à ces côtés... Un fantassin venait de planter le fanion de la MS sûrement pour que Jerone ne viennent pas jouer les troubles fêtes à cet endroit...

La non largeur des murs leurs permirent de se battre comme dans les duels officiels, dans un couloir en 1 contre 2 ou 2 contre 1. Les archers se replièrent, dépassaient par les évènements mais laissèrent la place à des fantassins helvètes d'expériences, l'affrontement pouvait commencer...
 
Jerone

3eme jour de siège, sur une colline surplombant le champ de bataille.

Jerone du haut de sa colline entendit l'ordre des assauts pour la 3 eme journée et prépara son arbalète comme l'avait demandé le chef de camp.

Bien je tire dans le tas.

Jerone scrutait le champ de bataille afin de voir d’éventuels regroupements. Il voyait aussi les archer continuer de harceler les Fantassins.

Ils m’énervent eux !

Il Fit pivoter l’arbalète et chargea un trait de Fer. Il visa juste en dessus du chemin de ronde. Il décocha son tir et le trait de fer transperça la muraille et fit chuter une bonne dizaine d'archer.

Héhé bingo.

Jerone replaça son angle de tir vers les éventuels regroupement de suisses. Soudain il entendit des bruits et sorti la hache qu' Hagos un allier lui avait gentiment prêté. Il vit le lieutenant général de la Caserne de Genève Sortir des bois et lui assena sans attendre un violent coup sur la tête. La lame etant très bien aiguisée elle fendit le casque et le crane de l'assaillant qui tomba raid devant Jerone.

Ouf Merci Hagos.


Jerone regarda si il n'y avais pas de rassemblement suisse et en vit un il chargea un trait de Bois et les visa. Il tira et le tir les fit se disperser à travers les fantassins Croisés. Jerone recupéra ensuite l'uniforme du suisse qu'il venais de tuer ainsi de son arme et le ligota afin de le renvoyer dans son camp avec l’arbalète. Il le mit a la place d'un trait et le renvoya par la brèche qu'il a faite la veille dans les remparts suisses.

Avec le bonjour du démolisseur.


Les combats commençaient à s’arrêter et Jerone retourna au camp afin de rapporter ses faits et de mettre son trophée de guerre dans son paquetage.

Doko

Doko avait réussi à monter avec ces compagnons sur les remparts Helvètes.
Il se débarrassa de son bouclier et sorti de son fourreau sa dague.
Maintenant armé de sa dague que sa main gauche tenait fermement et de son épée de taille à la main droite , il allait pouvoir pratiquer un style de combat qui lui était plus familier.
Justement 1 fantassin fonça sur sur lui et Doko parât le premier coup avec sa dague et contre attaqua d'un rapide coup de revers avec son épée qui fut stoppé par le bouclier de son adversaire
Effectuant un retrait par sûreté Doko senti une douleur atroce le parcourir tout le corps, un autre fantassin Helvète l'avait attaqué par derrière.
Son sang coulait abondamment et déjà son premier adversaire fonçât à nouveau sur lui.
Doko allait jouer avec la mort..autant marqué le coup.
Il fonça avec l'énergie du désespoir contre son adversaire en criant le cris de guerre des Comtois


Comtois rend toi?
Nenni ma foi!


Le choc fut rude et les deux épées rentraire en contact, celle de Doko ne supporta pas le choc et se brisa.
Une seconde après l'épée de son adversaire le transperça et Doko tomba à terre
Doko délira avant de s'évanouir et on pouvait entendre les paroles du mourant


Ah pas maintenant..mon aimée,  pardonnez moi.


kranelamarmotte  

17 avril, après les combats. .

Le Lieutenant venait d'arriver que les assaillants ramenaient les blessés tandis que les défenseurs rajoutaient ce qu'ils pouvaient trouver pour empêcher les brèches. Attendant encore un peu que la tension baisse chez les croisés, le combat ayant été rude, Krane se dirigea vers le campement de la MS, dont il reconnu l'étendard.
Sortant de la bute derrière laquelle il s'était rangé, il se dirigea vers le campement, annonçant son arrivée à vive voix, tout en empruntant un chemin par lequel les risques de tomber sur un genèvois se balladant hors des mur qui voudrait profiter de faire un dernier carton avant de retourner vers l'enceint de la ville.
Les gardes restèrent tout de même méfiant, aussi lorsque Krane approcha de l'entrée du campement, ceux-ci l'attendaient, arbalètes et lances braquées vers lui.


Ola, soldat ! Du calme ! ouvrez vos zouilles ....
Lieutenant Kranelamarmotte, de la garnison de Vesoul ...
Veuillez baisser vos armes !.


Les soldats le reconnaissant rangèrent les hostilité à son égard et saluèrent l'homme qui était arrivé un peu à la traine, seul ...


Hum, excusez-moi ... La tente ou je peux trouver les officiers, par ou se trouve-t-elle ?
Là bas ?
oui ? hum, merci. Et, ouvrez l'oeil soldat ! Sait-on jamais que l'ennemi soit assez tarer pour tenter des escarmouches durant la nuit ...


Le Lieutenant se dirigea aussitôt vers la tente indiquée par le soldat, ou les officiers s'étaient réunis pour discuter stratégies, faire le point de la situation ...

Mesdames messieurs, Lieutenant Kranelamarmotte, au rapport !.


Krane salua le groupe.


Desolé pour mon retard j'ai eu quelques ennuis en route ...hum, puis-je savoir ou en sommes nous dans le siège ?

Krane entama la discussion avec les autres officiers ....


Zephirin

Autre jour. Posant ses imposantes chausses au sol, le chef de camp se gratta un peu la tempe et se passa la main au visage. 4 jours de barbe. Le bas du dos avait souvenir d’une jeunesse pas si lointaine, mais gardait l’usure des campagnes et des entraînements. Se poussant debout, il secoua un peu le genou et frotta la bosse à sa tête. Souriant en coin, il revoyait le gamin déguerpir. Près de sa lame, sa ceinture. Il n’avait eu connaissance de celui qui la lui avait ramené de l’infirmerie. Enfilant son piqué et sa cotte, il attrapa sa Claymore et pointa le nez à l’extérieur. Encore, les coursiers, les soldats...les missives. Il attrapa le premier gardien près de la tente lui commandant de serrer les sangles à son dos retenant sa cotte en place, levant les bras vers l’avant en écoutant les rapports rédigés la nuit par le gouverneur. Soulevant un sourcil, il salua Krane qui arrivait. Il lui pointa les missives aux mains des aides de camp et les coursiers.


Où nous en sommes ? Demandez leur Krane, il est de la paperasse plein la tente !! Préparez-vous !! L’important n’est pas où nous en sommes...mais bien...ce que nous devons faire. Nous partons. Enfilez vos protections lieutenant. Bienvenue en enfer.


Hochant la tête à tous, il traversa le groupe et attrapa les cuirs de son cheval qui lui était avancé traversant la place, en plaçant ses gants à sa ceinture.

COMPAGNONS !!! AUJOURD’HUI NOUS ALLONS FAIRE SUR PLUSIEURS PETITS FRONT !!! VOUS AVEZ UNE CHANCE D’OUVRIR UNE BRÈCHE ?? VOUS FAITE !!! ÉVITEZ DE VOUS AVANCEZ SEUL !!! PAR PETITS GROUPES !!! NOUS ALLONS RISQUEZ GROS MAIS NOUS DEVONS LES OBLIGER À FRACTIONNER LEURS DÉFENSES !!!!

ET RAMENEZ MOI TOUTES VOS CARCASSES !!! PAS DE TROUS !!!
UN PREMIER GROUPE PAR LÀ !!!
VOUS ! VOUS LONGER CE PRÉ !!!
VOUS PAR LÀ !!!
ARTILLEURS !!! DE VOTRE POSITION !! VEILLEZ SUR NOS GARS ET PILONNEZ MOI CES MURAILLES !!!

ALLEZ !! EN AVANT !!!


Solarim  

Solarim devait aller plus loin et essayer de pénetrer à l’intérieur des murailles ce soir coute que coute… La veille il avait vu se replier ses supérieurs, tout deux blessés, ce qui l’avait catapulté en tête de son groupe, lui qui en était à sa première bataille.
La nuit n’avait pas été bonne pour lui malgré les encouragements du commandeur Lothilde le soir lors de la remise de son premier rapport. Des questions toujours et encore des questions…

Lorsque le signal de l’attaque retentit, il jeta un dernier regard aux 4 hommes qui le suivrait aujourd’hui. Ils coururent tous ensemble vers leur objectif. Comme les autres jours les archers Helvètes les bombardaient de projectiles en tous genres tous plus dangereux les un que les autres.
Rapidement, il vit 3 de ses hommes tomber sous les flèches de l’ennemi. L’un d’eux semblait plus durement toucher que les autres. Il s’agissait du soldat Maitre. Il était allongé dans la boue noire du champ de bataille avec une flèche reçue en pleine poitrine.
Le jeune garde impérial était en plein désarrois. Il venait de perdre 80% des hommes dont il avait la charge. Avait-il fait des erreurs ?

De sa section il ne restait plus que lui et le Chef de Camp Zéphirin qui comme à son habitude avançait en hurlant plus fort que toute une armée à lui tout seul…
Ils engagèrent tous les deux le combat contre les fantassins suisses en contrebat des fortifications. Tous deux s’activaient de leur épée et mettaient tout leur cœur et toute leur âme. Mais soudain il vit Zéphirin se retirer du champ de bataille vers le campement.

Il était seul et était terrorisé mais il ne devait pas s’arrêter de frapper, frapper toujours plus fort…


 
Adrien72  

Au deuxième jour de combat, les helvètes sortirent de leur rempart, il était près et quant l'assaut fut lancé il suivit son groupe ils marchèrent lentement Adrien avec son arc visait les fantassins la plupart du temps les flèches ne les tuaient pas, cause de leur lourd armure ainsi que du manque de concentration dût au bruit infernal des épées qui se heurtai ou encore des soldats qui criaient "Comtois rend toi" et d'autres répondait "nenni ma foi". Mais quelques fois il toucha des ennemis voir même transperçait leurs armures. Adrien72 tendait son arc long, il fallait une force considérable puis ensuite la visée qui doit êtres très rapide ,mais en même tant très précis. Puis Adrien lâcha la corde, la flèche partit en grande vitesse et atterri dans la jambe à un helvète. Puis sans s'en apercevoir un Genevois fonça vers lui d'une dextérité fulgurante, sortit son épée et coupa mon arc en deux et me l'enfonça dans ma jambe. Je perdis connaissance

Il se réveilla affaibli, il regarda autour de lui essayant de tourner sa tête qui le hantait de douleur, il aperçut des lueurs blanches, c'était les infirmières, il était allongé par terre sur une couverture et on soignait soigné sa vilaine blessure à la jambe qui lui faisait mal. Il aperçut aussitôt le soleil se levait, c'était le quatrième jour, il interrogea l'infirmière et dit:


- Quant pourrais-je repartir au combat ?

- Lieutenant vous avez une vilaine plaie qui saigne encore, je dirais encore 5 jours d'indisponibilités

Fatiguée affaiblie Adrien s'assoupit. Après avoir dormi 1h voir 2h il se réveille, ses douleurs étaient partis il regarda, plus d'infirmière... Il se leva et vu la plaie entièrement guéri, il n'avait plus aucune égratignure et même au pied de son lit il retrouva son arc et puis un petit sac. Il prit le petit sac et l'ouvrit. On lui avait donné 50écus. Un miracle... Aristote la fait revenir en arrière, mais aussi il lui avait donné 50 écus. Après une prière en son honneur Adrien se leva déterminer à battre des helvètes pour honorer son dieux

Zephirin  

Les groupes s’étaient lancés. Le chef de camp traversait les fronts en galopants, échangeant rapidement avec les chefs de groupes, repartant en vitesse, tournoyant, évitant les volées de flèches. Aux murailles, les échelles étaient montées. Enfin...voilà que ça semblait s’ouvrir. Zig zaguant au trot entre des débris et des carcasses de chevaux, il remonta le bras à son épaule pour saisir la lame à son dos en approche d’un groupe de 3 fantassins qui n’avait rien de ceux de la MS. Soudain, à ses pieds un écus, celui de Dole. Relâchant le pommeau de sa lame, il tira fermement aux cuirs de son cheval pour lui faire faire demi tour. Il l’avait perdu des yeux. Plissant les yeux en regardant les corps au sol, il chercha vite, à gauche à droite...tournoyant...en évitant de mettre les sabots sur les cadavres au sol ...faisant reculer son cheval. Sapristi !!! ...il avait pourtant vu. Oh....

Doko ?! COMPAGNON !? DOKO !!!!

Glissant vite la jambe à croupe de son trait, l’artilleur se jeta au sol et retourna lentement le fantassin qui semblait très mal en point. Retirant vite son gant en le coinçant entre ses dents, il ouvrit la paupière du malheureux. Aarrfff !!!

Soulevant rapidement le soldat, il plia les genoux pour le mettre à son épaule avant de partir dans une course épuisante vers l’arrière, sifflotant faiblement son Comtois qu’il tenta de faire suivre...mais il n’allait pas se retourner tant pis s’il ne venait pas. Après plusieurs toises, il s’arrêta et le déposa lentement. Ici, il serait en lieu plus sûr pour une récupération par l’intendance. Le chef de camp, resta sur les genoux un moment, reprenant son souffle, crachant au sol, s’essuyant le front, regardant le fantassin inanimé qui semblait avoir plusieurs entailles. Posant la main au sol, il se releva au mieux. La poitrine lui brûlait à chaque respiration. Toussant et crachant de nouveau, il redressa le dos et leva le bras en gueulant.

BRANCARDIER !!!! SOIGNEURS !!! ICI !!!

Posant les mains à ses hanches, il pivota le torse, en se passant la manche à la bouche. Le gros trait avait suivi et était à une dizaine de toises. Le chef de camp examina un peu les combats à cet endroit un plus élevé. Non...à cette allure...ça ne serait pas encore aujourd’hui...mais déjà les volées de flèches étaient moins intensive...le travail avançait donc. Se penchant sur le fantassin étendu, il posa de nouveau le genou au et son oreille à la bouche. Il respirait faiblement...mais respirait. Lui posant la main au torse, il chuchota.

Doko. Tenez bon. Compagnon...je sais que vous êtes fort...tenez bon...nous allons bientôt vous sortir d’ici...

Se relevant, il se dirigea en clopinant vers son cheval en remettant ses gants, tournant la tête en s’assurant que quelqu’un venait prendre charge de ce valeureux. Sale journée...

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MessageSujet: Re: [1456] La croisade de Genève   Ven 20 Déc 2013 - 19:46

Pégasine

Sortant du camps à l'arrière, Pégasine entendit l'assaut et les combats. Bien que son rôle soit de soigner, elle ne put s'empêcher d'aller voir. De son promontoire, elle pouvait voir les combats. Plusieurs groupesavaient été constitué pour essayer de faire des brèches.
Regagnant le camps, elle récupéra son bouclier et son bâton et pris le chemin des combats, voir si elle pouvait soigner un peu les petits bobos et permettre ainsi aux soldats de repartir aussitôt.
Elle finit par tomber sur les Défenseurs de Genève. Voulant avant tout aller voir les bobos des soldats, Pégasine essaya de les contourner. Alors qu'elle y était presque, ayant pour cela fait un crochet vers la droite, elle tomba nez à nez avec un ennemi. Empoignant fermement son bâton et se protégeant de son mieux de son bouclier, la chirurgienne entrepris le combat. * quitte à y rester autant le faire avec honneur* ce dit-elle. Malheureusement pour elle, son assaillant, apparement plus rompu au combat, ne lui laissa pas le temps de portr le premier coup. Par pur réflexe, Pégasine se protégea de son bouclier, mais une vive douleur au bras droit lui fit presque lâcher son bâton. Essayant de se redresser, Pégasine tituba sous la douleur et s'écroula, une petite flaque de sang se formant doucement à côté d'elle.
Pégasine ouvrit les yeux quelques temps plus tard, se redressa difficilement, et s'aidant de son bâton reprit très lentement le chemin de son infirmerie qu'elle n'aurait pas dû quitter.



Elanoréa
[A l'arrière, dans l'infirmerie]

Elanor faisait de son mieux pour soigner les blessés, aidée par sa collègue Pégasine. Les cas de blessures peu profondes devenaient plus rares que ceux de profondes blessures. Cette constatation n'était pas pour rassurer la jeune femme... Les premiers soldats gravement touchés, Magnuswolf et Lordknight, allaient s'en sortir, les deux femmes avaient réussi à les faire revenir à la vie, mais plus question pour eux de reprendre les armes, du moins le temps de recouvrer des forces.

Mais ce n'était "que" deux soldats, alors que beaucoup d'autres allaient arriver... Pégasine et elle arriveraient-elle à attribuer les soins nécessaires aux blessés ? Les plantes et bandages allaient-ils venir à manquer ? Toutes deux se montraient les plus économes possible en la matière, sans toutefois négliger les patients, mais ces interrogations inquiétaient Ela autant que ces cris provenant du champ de bataille... Voir les soldats sans pouvoir les soigner, elle ne se serait jamais sentie aussi inutile.

Durant la soirée, Elanor s'était éclipsée de la tente de l'infirmerie, un peu d'air frais lui ferait du bien, par opposition à l'odeur de sang qui avait envahi l'infirmerie. C'est assise sur un des bancs devant la tente qu'Elanor vit arriver Leconquérant. La jeune femme était contente de le voir, d'une part pour parler un peu et recevoir des nouvelles, et d'autre part parce qu'ils se trouvaient enfin en Helvétie pour une bataille. Depuis quand s'étaient-ils parié de venir une fois défourailler quelques Suisses ? Eh bien cette fois ils y étaient ! Ne restait plus qu'à espérer que cela ne se solderait pas par un non retour. Elanor avait même pu combattre un Hélvète qui s'était glissé vicieusement près de la tente de l'infirmerie. Que comptait-il faire ? Elle ne le saurait jamais de sur. Leconquérant resta à bavarder quelques temps, lui apportant des nouvelles réconfortantes. Cela n'allait donc pas si mal ? Peut être se faisait-elle une vision trop pessimiste des évènements, après tout, elle ne voyait que les blessés.

Après le départ de Leconquérant, L'Intendante retourna auprès des blessés, la première nuit de veille commençait...

Le lendemain arriva vite, trop vite, avec son lot de nouveaux blessés. Mais de l'aide inattendue arriva. Kranelamarmotte, Infirmier au Chateau de Dole arriva à Genève. Ah, qu'il était le bienvenu ! Un médecin qu'Elanor ne connaissait pas apporta une précieuse contribution: des plantes et des potions. Avec en plus quelques une apportées par Krane, les stocks étaient suffisant pour quelques jours... du moins elle l'espérait.


Greenwarrior
Ils me saoulent, ils me gavent, ils me gonflent.... CHARRRGGGGGEEEEEZZZZZZ

Le chevalier de l'ordre du dahut dévala la colline en compagnie d'autres cavaliers, lance en main. Un fanion aux couleurs de Rougemont claquait à la pointe de l'arme de bois.
Il était concentré sur ses cibles, les fantassins adverses. Kanawa galopait à toute allure, soufflant des naseaux comme un bœuf, étonnant pour un cheval.
Les cavaliers déboulèrent sur le flanc gauche pour ne pas embrocher les leurs. C'est à ce moment que Green baissa sa lance en arrivant à hauteur des soldats isolés de Maxima.


BAISSEZ-VOUS!!!

Sa lance embrocha avec l'élan une série d'ennemis mal placés dans ce genre de situation. Il lacha la lance et extirpa son épée pour continuer le combat.
Mais, voyant que Kanawa n'était d'aucune utilité au milieu de la mêlée, il décida de descendre et de renvoyer Kanawa au campement sans omettre quelques blessés de Maxima qu'il plaça sur le dos du fidèle destrier.


PAAAAZZZZZIIII, pour la gloire de la vieille garde.

Sur ces mots, un jeune et frêle guerrier helvete tomba sous les coups de sa lame.

Zephirin

Titubant, s’accrochant les uns aux autres, plusieurs blessés remontaient vers le camp. Zéphirin s’arrêtait au mieux, cherchant des regards, de légers sourires, des bras levés péniblement pour indiquer que tout allait bien.

Devant, la charge se poursuivait. La fumée qui remontait aux murailles laissait à peine voir l’astre solaire de ce côté. Plus à gauche en bordure extérieure du front, un cadavre et un cheval en selle broutant lentement. Tirant à gauche aux cuirs, l’artilleur propulsa son quadrupède en cette direction. Fronçant les sourcils, il espérait qu’ils ne s’agissent pas d’hommes de la Maxima. Observant tout autour, peu de danger. Les archers helvétiques étaient concentrés sur les fantassins qui étaient à la porte et aux échelles. S’arrêtant un peu, le cheval Comtois piétinait sur place, sentant son cavalier nerveux. L’artilleur pivota. Personne. Personne pour couvrir. Sapristi...tournant la tête vers le corps au sol, il se mordilla la lèvre et relâcha les cuirs.

Bondissant sur les postérieurs, la bête aux crins lavés s’élança en direction du malheureux. Une ombre à la tour. Puis une tête et un bras s’abaissant. Le cadavre se relevant à la course...Écartant les yeux, il ne pensa pas ralentir...Tout allait trop vite... Le bruit....celui du relâchement du mécanisme d’une grande arbalète. L’artilleur serra la mâchoire en tentant de sauter de son cheval...puis un bruit sourd et le hennissement strident de la bête piquant du chanfrein après que les antérieurs eurent complètement lâché. Projeté dans les airs, le colosse ferma les yeux tourna la tête et frappa durement le sol sur le flanc dans un nuages de poussière.

Pas de temps à perdre, même s’il avait peine à se situer, l’instinct de survie venait de le mettre en mode adrénaline. Se retournant rapidement, il contracta les muscles abdominaux pour tenter de se relever, il ramena vite le coude aux côtes, crachant le sang et le sable, se passant vite la main à l’œil. Devant lui, le cri d’un homme. Il n’eut le temps que d’ouvrir l’autre œil qu’un solide coup de bâton lui happa la tête. Donnant violemment de la joue contre le sol, il se releva au mieux la tête pour esquiver le second coup de bâton. Passant vite la main à sa hanche, il n’eut pas son poignard à la main, qu’encore le bâton qui lui descendait à la figure. Se mettant les mains à la tête, il absorba le coup à l’avant bras. Seconde roulade. Agrippant fermement sa courte lame, il l’extirpa de son fourreau et pendant la troisième motion de son assaillant, il poussa un cri en se relevant un peu et la lui planta profondément à la cuisse et referma l’autre main sur le bâton l’arrachant des mains de son adversaire. Sur le dos, il fouetta rapidement la tête de l’helvète qui recula, se prenant l’oreille. Roulant sur les genoux, l’artilleur serra les dents et se releva en se servant du bâton pour appuie. De deux têtes sa taille, l’opposant recula en se prenant la cuisse et retourna vite vers une tranchée.

Se passant la manche à la bouche, il glissa sa langue à un trou. L’atterrissage lui avait probablement volé une dent. Ramenant le bras
contre ses côtes qui lui faisait terriblement mal, il se retourna lentement en se prenant la tête de l’autre main. Sapristi...

Il remonta lentement en titubant vers son cheval. Écumant, grommelant...relevant l’encolure en laissant retomber la tête...en tentant de se relever...le gros alezan était au sol. Triste spectacle pour l’homme de chevaux  voyant sa bête de 1500 livres empalé d’un trait d’un peu plus de 8 pieds. La tige de fer s’était enfoncée pleine poitrine entre les deux épaules et la pointe ressortait à son flanc gauche...Il baignait dans  le sang. S’essuyant les yeux, la machoire sautillante l’artilleur déposa le genou près de la ganache et lui glissa la main à l’encolure.[i]

Chut...chut...le gros...ça...va...j’suis là...le gros...ça...va...tu vas voir...ça..va...chutchut...ne bouge plus...repose toi le gros....c’est fini pour aujourd’hui...[i]

S’arrêtant de parler, il resta sur place à tourner les doigts aux crins de son vieux cyclope, s’essuyant les yeux, sentant le vent chaud, en le revoyant s’écraser au collier...travailler lentement aux champs, tenir la course à la blanche de Spike. Qu’il avait aimé ce cheval obtenu d’un hasard. Destrier à la retraite qui venait de faire un dernier tour de piste. Lui tapotant l’épaule, il se releva lentement en grimaçant et se retourna pour revenir un peu sur ses pas, saisir une masse d’arme qui reposait sur le sol. Déjà, le cheval recommençait son manège, soulevant l’encolure et tapant la tête au sol en tentant de se relever agitant les postérieurs. En finir...il lui fallait en finir, il devait atrocement souffrir le Adjib...


Chut…chut…ça va…ça…j’suis pas loin……je vais …rester le gros…je vais rester.


Incapable de se convaincre de l’assommer, il posa le genou au sol, laissa tomber la masse, se retourna, s’appuya le dos au garrot et lui tapota lentement l’épaule jusqu'à la bruante et à son dernier souffle.


Je vais rester...le gros.

Spikelilou

Avec les autres la jeune femme avait chargé et chargé encore... repoussant au mieux les miliciens de Genève... voyant s'effondrer nombre d'entre eux sous les armes des siens...
Ceux de la Force... Djvier, Leconquerant, Jacquouille, cet Ender si discret avait fait de même derrière leur chef Kryss... repoussant et repoussant du mieux qu'ils pouvaient... pour protéger les attaques des autres...

A la fin du jour... à l’accalmie des combats qui cessaient à la nuit... elle avait mis pieds à terre et marchant au côté de sa blanche arabe elle avait erré sur le champs de bataille où les râles des hommes et les hurlements des loups se mêlaient....

Arrivant devant la masse d'un gros trait... couché au sol qu'elle reconnu immédiatement comme Adjib... elle resta paralysée sans pouvoir faire un pas de plus... se mordant les lèvres au sang...


Kémya .... oh.... non... pas lui...

Fouillant du regard dans la pénombre qui s'installait... la rousse vit l'homme qui était son maître encore appuyé contre son garrot, immobile... accablé... mais vivant...

D'un coup son corps se délia et sans lâcher les cuirs de sa jument elle s'avança vers le chef du camp...
Avançant la main Spike chercha celle de Zephirin et le tira un peu vers elle... murmurant la voix un peu vibrante et les yeux embrumés... puis plus fort...


Mo ruin... c'est Spike...
Chef... venez .... il a donné le meilleur de lui même... il est temps de le laisser...
Vous devez laisser Adjib, maintenant.
Venez prendre du repos...


Greenwarrior

[18 avril 1456, en haut de la colline.]  

Greenwarrior observait le château et ses alentours. Soudain il vit Pazi narguer l'ennemi. Cela lui provoqua une énorme envie de chanter...

Entends dans les villes les campagnes
Le chant des brigands interducales
Qui sans pitié livrent batailles
Et mettent des milliers de gens sur la paille

Vas-y PAZI fait leur-y honte
Ces enfulés nous doivent des comptes
Contre nous qu'de la tyrannie,
Les lions et de ses p'tits amis

Si la plus part ferme leur gueule
Nous on résiste on est pas seul !
Ton économie magouillable
Tu peux t'la carré dans l'trou d'balle

Vas-y PAZI fait leur-y honte
Ces enfulés nous doivent des comptes
Contre nous qu'de la tyrannie,
Les lions et de ses p'tits amis

Allons enfant d'la croisade
Avant que ne sonne le glas
Battons-nous encore une fois
La garde meure mais ne se rend pas


Zephirin

[19 avril, camp de la MS, devant Genève.]

Étant resté en retrait des hommes pour la journée de trêve, le chef de camp n’en avait pas moins étudié encore les cartes tentant de mettre à profit ses compétences comme ingénieur et sapeur. De l’intérieur, des plans. Une partie de la construction. Une sape presque impossible. De l’eau et si peu de terre meuble à la basse des remparts. Non...il faudrait passer par-dessus ces murs ou carrément prendre la porte. Redressant le dos, il ne pourrait prendre part aux combats aujourd’hui, mais il ne laisserait pas de l’œil un seul instant ce camp dont il avait la responsabilité ainsi que des hommes s’y attroupant.
Cherchant à masquer un peu la douleur à ses côtes, il s’appuya à une caisse de bois vide et étroite qui lui servirait de canne de fortune le temps de son annonce matinale. Toujours frais. Il remonta un peu le col à sa veste. Cherchant à inspirer profondément, il s’arrêta brusquement et cripa un peu le dos. La douleur à ses côtes ne lui permettrait pas de pousser sa chansonnette comme à l’habitude. Par chance à ce jour…ils étaient attentifs et peu bruyants.


COMPAGNONS !!!
OBJECTIF DU JOUR ???
PRENDRE LE CONTRÔLE DES REMPARTS !!!
VOUS ALLEZ ÉTABLIR DES POSITIONS AUX TOURS DONNANT SUR LA POTERNE POUR LES EMPÊCHER DE SORTIR À NOTRE INSSU !!
ENSUITE, AFFAIBLIR LES DÉFENSES À LA PORTE DE L’INTÉRIEUR ET DE L’EXTÉRIEUR !!

UNE FOIS AU DESSUS DE LEURS TÊTES, VOUS BALANCEZ TOUT CE QUI VOUS TOMBE À LA MAIN, MAIS EVITER DE METTRE LE FEU !!! VOUS SERIEZ VULNÉRABLE SUR UN ESPACE ÉTROIT ALORS QU’ILS AURAIENT LE LOISIR DE FAIRE TIRER LEURS ARCHERS N’IMPORTE OÙ DANS LA FUMÉE AVEC DE BONNE CHANCE DE VOUS AVOIR !!!!
ARCHERS DE LA MS, VOUS TIREZ TOUT CE QUI BOUGE ET QUI SE FAIT MENAÇANT À L’INTÉRIEUR !!! MILITAIRES, PAYSANS, GENDARMES..

FANTASSINS !! VOUS TRANSPERCEZ LES ARCHERS ET ARBALÉTRIERS QUI N’AURONS PAS PRIS LA FUITE À VOTRE MONTÉE !! ET VOUS EMPÊCHEZ DE PERDE CES HAUTEURS !!! PRÉPAREZ-VOUS À DORMIR LÀ- HAUT SI IL LE FAUT !!!!

QUE VOS LAMES NOUS TIENNENT EN VIE ET NOUS PROCURENT…LES MURS !!!

AVANCEZ!!!



Greenwarrior

Euhh... Capi-chef en second...

Green s'avança, en ce jour de nouveaux combats, il avait revêtu son armure pieuse de couleur blanche. L'écu de sa lignée peint sur le plastron. Sa bannière était aux mêmes couleurs.

Quand vous dîtes tout balancer? Est-ce que vous nous autorisez à leur balancer des caracasses en décomposition? Mon seconde maître de stratégie m'a enseigné, en dehors des attaques ponctuelles et dispersés, qu'il était fort utile de balancer des infections sur l'ennemi... Notamment les cadavres en décomposition.

Comme nous risquons de ne pas nous retrouver au même endroit, donc que nous ne pourrons pas entendre forcément tous les ordres. Nous donnez-vous l'autorisation de faire ce qu'il nous semble bon pour tenir nos positions?


spikelilou1
 
[19 avril, camp de la MS, devant Genève.]

Droite à sa monture, elle regardait loin devant elle vers les remparts évitant de s’attarder à son chef de camp qu’elle savait souffrir dès qu’il forcerait la voix.
Tout au long de la harangue, elle avait serré des mâchoires, se préparant une nouvelle fois à l’attaque.

A côté d’elle d’autres montures piétinaient déjà… la mémoire d'Adjib le comtois de Zephirin lui remonta… et sans trop s’en rendre compte tout en sortant sa rapière du fourreau elle avait commencé à marmonner une chanson guerrière… pour se donner du cœur à l’ouvrage sachant quelle allait piétiner les corps... les cadavres... les sangs et les boues...


Réveillez-vous Comtois !
Comtois et Bourquignons
Apprenez la manière d'avoir de bons bâtons,
Car voici le printemps et aussi la saison
Pour aller à la guerre donner des horions.

Tel parle de la guerre
Mais ne sait pas que c'est...
Je vous jure mon âme que c'est un piteux faict
Et que maint homme d'armes et gentil compagnon
Y ont perdu la vie, et robe et chaperon


Au petit trot sur sa blanchâtre arabe, la jeune femme rousse s’était avancé au côté des autres cavaliers, un nœud à l’estomac… un dernier regard et petit hochement de la tête à dame Josephine, heureuse de la voir en bon état à ses côtés…

Quand soudain une rumeur sourde remonta sur le flanc gauche de ceux de l’Alliance… longeant les remparts, une armée s’avançait pour se mettre en travers d’eux… et les empêcher de donner l’assaut…
Se levant sur ses étriers, elle brandit sa rapière et hurla la suite qui lui venait de mémoire…


Nous lansquenets et reîtres
Et soudards si marchons
Sans finir de connaître où nous arriverons,
Aidons Dame Fortune et Destin que suivons
A prêter longue vie aux soldats Comtois, Bourguignons et Tourangeaux…


Mettant sa jument au galop l’instant d’après l'ancienne militaire fonça droit vers l’ennemi… répétant


QUE NOS LAMES NOUS TIENNENT EN VIE… ET NOUS DÉMONTENT CETTE ARMÉE d’HELVETES …. !!!


Jerone

[18 Avril 1456 5eme jour de combats, sur une colline face aux remparts..]

Jerone retrouva son emplacement préféré pour un 5eme jour de combat. Il installa son arbalète à tour face aux remparts et avait ordre de tout balancer sauf les tonnelet de poudre dans la tronche des suisses qui étaient en face. C'est ainsi que Jerone aillant légèrement déboisé la petite foret dans laquelle il se trouve alla tirer des tronc d'arbres en direction des rempart adverses mais avant de commencer a tirer comme toutes les nuits précédentes il plaça son dispositif discret de repérage d'ennemis.
Voilà maintenant les choses sérieuses commencent.
Jerone visa les remparts qu'il avait abîmés la première nuit et qui n'avait pas été réparés. Il décocha son premier tronc en même temps que l'assaut avait été donné. Ce premier troc se fracassa contre la muraille en projetant des éclats de bois dans toutes les directions touchant un ou deux archers. Jerone réfléchit  un instant mais sa réflexion fut interrompue par une expédition nocturne de 2 suisses cette fois ci. Jerone prit son épée et son bouclier et chercha à l'oreille ses assaillants. Le premier le sauta dessus épée à la main. Jerone se décala légèrement afin de pouvoir éviter le coup et porter lui même le sien. Son épée qui n'avais jamais servi trancha net le bras de son assaillant qui voyant cela s'empressa de retourner à son camp son bras à la main en oubliant son bouclier et son épée. Jerone avait placé son bouclier sur son dos auparavant et c'est la que surgit de nulle part un deuxième assaillant qui lui n'avais qu'un bâton qui se fracassa sur le bouclier de l'artilleur qui n'eu qu'a riposter d'un vif coup de poing dans la figure de son adversaire qui tomba la tête sur une pierre.
Jerone récupéra l'uniforme de son adversaire avant de le renvoyer dans son camp avec l'arbalète à tour.


Et ben 2 de moins.

Jerone garda l'épée brisée de son adversaire et son bouclier afin de s'en servir contre les remparts genevois. Il fixa le bouclier et l'épée comme pour faire un bélier sur un tronc qu'il envoya droit dans la muraille. Cette fois ci une pierre bougea et se désolidarisa du mur. Jerone pilonna des lors au niveau de cette brèche.

A la fin de la bataille le mur était tombé de moitié sur 3 mètres de large mais il restait 30 mètres de murailles à faire tomber. Jerone prit son trophée de guerre et alla faire son rapport au camp.


Zephirin

Avant le départ, une question posée. Le chef de camp, revint d’un pas à sa caisse de bois.

SI NOUS ARRIVONS À TERNIR SUR LE MUR, VOUS AUREZ LE LOISIR DE LEUR BALANCER LEURS CADAVRES GREEN !!! POUR PEU QUE VOUS AYEZ DE L’AIDE POUR PRENDRE CEUX DES PREMIERS JOURS DE COMBAT ET LES MONTER AUX ÉCHELLES, CAR UN CADAVRE FRAIS N’EST D’AUCUN INTÉRÊT ! DES VOLONTAIRES POUR SE CONTAMINER ??

Reculant d'un pas, il se souvint que c'était ce même Green qui avait balancé des seaux d'excréments à la tête lors de la prise de Dole par les loyalistes, dont il était participant. Pour un assiégé regardant aux bas, la chose était facile. Comme artilleur assiégeant, il savait la chose possible. Prendre des morceaux de viande en putréfaction, voir des cadavres et les balancer à l'intérieur par catapulte ou couillard. Mais..les monter aux échelles, pour les laisser tomber tout près...c'était à son sens...courir le risque de se pourrir la vie...soit même. M'enfin..tous les moyens étaient...envisageables. Il regarda les hommes dévaler la petite colline en direction de Genève en se passant la au bas du dos.

Jacquouille94
 
Après un jour de repos devant les remparts de Genève, Jacquouille avait repris un peu de forces, en compagnie de ses frères d'armes. Il avait aidé quelques croisés à ramasser les blessés et à les amener à l'infirmerie. Beaucoup de cadavres jonchaient encore le sol, combien de combattants allaient encore tomber, cela nul ne le savait.
Jacquouille avait profité de cet instant de repos pour observer Genève du haut de la colline. il n'y avait jamais mis les pieds, et ce serait suite à des combats qu'il allait y entrer...
Au nouveau jour de siège qui arrivait, Jacquouille se trouvait à nouveau parmi les fantassins, ses compagnons de lance, avec lesquels il repartait à l'assaut des remparts? Le chef de camp Zephirin voulait s'emparer du haut des remparts pour créer une brèche et permettre aux assaillants de déborder les défenseurs.
Alors que les assaillants arrivèrent au bas des remparts, une petite armée s'était interposée entre les attaquants et les défenseurs, pour soutenir ces derniers.
Au son des chants guerriers, tel celui d'un Greenwarrior inspiré, et sous les harangues de Spikelilou, les assaillants chargèrent comme des furies en criant à tout-va sur les défenseurs. Les combats furent terribles et meurtriers? Beaucoup tombèrent sous la charge des assaillants. L'armée qui s'était interposée était manifestement peu expérimentée et en avait payé le prix fort.
A nouveau, Jacquouille sa battit comme un tigre, frappant de taille et d'estoc sur l'ennemi, regardant ses compagnons faucher l'ennemi à coups d'épées, hurlant de rage....


Josephine von Wittelsbach

[[19 Avril, Camps de la MS devant Genève]]

Sa blessure n’étant plus qu’un souvenir, Josephine s’était préparée à combattre à nouveau… Avec minutie comme à chaque fois, elle mis sa côte de maille, son armure, la première journée avait pris son sabre… pas de blessures… le deuxième jour une épée… cela avait été un mauvais choix… cette fois encore elle prit son sabre et le positionna comme il se doit à sa gauche…
Elle tapota les flancs de son destrier, lui parlant toujours avec des murmures, l’équipa également d’armures pour le protéger au maximum des coups d’épée… Puis elle monta dessus en s’aidant de la crinière et s’installa le plus confortablement possible…
Au pas, elle vint se placer aux côtés de Spikelilou et la salua d’un signe de tête. Heureuse de pouvoir servir à nouveau à côtés des ses compagnons d’armes. Tout comme la jeune femme rousse, elle entendit la rumeur… une armée … une armée qui venait les combattre… et les empêcher d’entrer dans la ville…
Sentant la hargne de la jeune femme la gagner, Josephine se prépara elle aussi … prenant son sabre dans sa main droite , enroulant les rênes dans sa main gauche et attrapant la crinière de son cheval, lui donnant là le signal du galop, elle se retourna et chercha des yeux un bandeau noir... Elle le vit et lui dit tant et tant de chose par le regard... Puis elle frappa violemment les flancs de ses talons et partit à la suite de Spikelilou…

Comme les premiers jours, arrivée devant les remparts, son seul but, protéger les hommes à terre, faire reculer l’ennemi… Encore une fois encerclée, se battant avec toute la rage dont elle était capable… lorsqu’un coup d’épée la fit vaciller sur son destrier…..

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MessageSujet: Re: [1456] La croisade de Genève   Sam 21 Déc 2013 - 23:29

Aldrahn Von Wittelsbach

Une fois remit de sa légère blessure au torse, il se présenta devant le siège de la ville. Toujours paré des mêmes équipements il observait les fortifications de la ville et les croisés continuer inlassablement leurs assauts qui commençaient à faire de plus en plus de victimes ennemis à mesure que les jours passaient. Bientôt Genève tomberait et serait enfin nettoyée de ses viles et obscures brigands de tous bords.Les helvètes comprendraient vite que les croisés étaient là pour restaurer l'ordre dans cette ville de perdition...
Le peuple helvète se mobilise contre les croisés... Mais ne le fait pas contre les hérétiques... Il préfère se faire voler et se faire tuer sur ses routes par des brigands ignobles... La bêtise humaine n'a plus de limite...

Voyant sa femme, au loin charger devant l'armée qui voulait les empêcher de pénétrer la ville, il ne pu se résoudre à ne pas observer la grâce avec laquelle elle chevauchait face au danger, épée en main, révélant sa nature féline...

Voyant un groupe ennemi se rapprocher un peu plus des premières lignes croisés, il s'agenouilla à terre et saisit son arbalète. Dénouant une sacoche, il en retira son pied de biche avec lequel il arma son arbalète. Puis observant les ennemis approcher avec leurs solides protections, il choisit des traits perforants aussi appelés "goujons" conçus pour pénétrer les plaques, armures et boucliers... Le projectile en place sur l'arbrier et encoché, il cala la crosse contre son épaule. Puis releva doucement à l'horizontale son arme. Observant la vitesse des ennemis, la force et la direction du vent. Calculant rapidement la dérive à appliquer à son tir, il choisit son angle et posa son regard dans sa mire. Deux doigts de sa main droite se posèrent sur la détente. Régulant sa respiration il attendit le moment propice pour effectuer son tir...

Un léger claquement se fit entendre quand il actionna la détente qui décocha à une vitesse fulgurante son premier trait. Volant par dessus la première ligne, il finit sa course dans la poitrine d'un ennemi qui s'effondra sur le sol arme en main... Réarmant son arbalète il se remit en position et effectua un second tir qui pourfendit la gorge d'un nouvel assaillant qui suffoqua dans son propre sang...
Gardant un œil sur le combat que menait son épouse, il eut un coup de sang en la voyant peu à peu submergée par l'ennemi. Laissant tomber son arbalète, il dégaina son épée courte et saisit son bouclier de bras puis fonça dans sa direction. Courant aussi vite qu'il le pouvait, il l'a vit chuter de sa monture, ce qui l'enragea. Voyant les helvètes s'approcher d'elle, il hurla pour attirer leur attention. Arrivant à leur hauteur il lança une attaque fulgurante qui les fit reculer de plusieurs pas pour les tenir à distance de sa femme. Le regard noir et froid il s'approcha des helvètes qui fuirent vers la ville en entendant le son de la retraite venant des fortifications...
Serrant son épée dans sa main de toutes ses forces il regarda l'armée ennemie se replier, repoussée par les croisés...

Maudits helvètes ! Fuyez bande de chiens !!!

Se retournant et laissant tomber son épée et bouclier à terre, il s'agenouilla et prit sa femme dans ses bras...

Mon Amour... Dis moi que...


Joséphine Von Wittelsbach

Elle vacilla, ses pieds sortirent des étriers et elle tomba à terre... couchée sur le dos .. se servant de ses pieds pour faire reculer ceux qui en voulait à sa vie... de sa main gauche prit sa dague et de ses deux armes se défendit bec et ongles...
Elle entendit un cri, vit que ses assaillants tournaient le regard et les vit reculer... tournant le visage elle le vit arriver la rage au ventre.. son regard noir... Et les Helvetes de reculer et se replier dans l'enceinte de la ville...
Se jetant à ses côtés...la prenant dans ses bras puissants, lui dit : « Mon Amour... Dis moi que... »

Elle le regarda, son visage était couvert de poussière, ses longs cheveux déliés... et lui répondit


Tu n'es pas seul... je suis encore là... et je le serai toujours...

Aldrahn Von Wittelsbach
 
Caressant doucement son visage, il lui sourit puis la porta dans ses bras afin de l'asseoir sur sa monture...

Je ne veux pas te perdre...

[i]Regardant vers Genève...


Ils ont fuient les lâches ! Regagnons le camp...

Marchant près d'elle et de son destrier ils regagnèrent les lignes arrières en attendant les prochaines batailles...


spikelilou1  

(i]La jeune femme vit les fantassins déferler en rang serrés… devant elle vers les remparts et suivit la vague humaine… se penchant par moment à l’encolure de sa jument… entendant des volées de carreaux passer au-dessus de sa tête.
Rapidement elle fut séparée de Josephine et continua à jouer de la rapière sur son côté droit… apercevant ceux de Vesoul… Jacquouille repoussait quelques de l’armée Aries d’Helvètes pendant que du côté du flanc droit, l’aspirant Djvier enfonçait son épée dans un corps et la retirait d’un coup sec…
Voyant plus haut que la cavalière Josephine avait mal à parti avec des fantassins ennemis qui l’encerclait maintenant et venait de la toucher… elle talonna sa jument…


Ya … Ya… fonce la belle… FONCE...

Et dans un mouvement tournant de son bras, la rousse entailla le cou du premier qui avait tenté se s’interposer à sa remontée.
Piétinant le corps de l’homme qui venait de s’effondrer devant sa Kémya, elle serra les dents au bruit d’écrasement des os du cadavre…
Faisant zigzaguer la souple arabe... en écartant puis appuyant les cuirs qu’elle avait à sa main gauche, pour éviter d’autres corps, elle se redressa un peu sur les étriers… mais avait perdu de vue la belle dame dans la masse grouillante…
Ralentissant à présent en se rapprochant des archers que commandait le lieutenant Adrien, elle ne vit pas l’Helvète qui s’était approché à sa gauche… et qui d’un coup s’accrocha à son étrier et sa jambe pour tenter de la faire basculer… elle et sa jument… Se penchant du côté opposé pour essayer de se maintenir en selle et dans un dernier effort pour éviter sa chute… elle cria …


Au large chennaille… !!!

… et pivota d’un coup son buste faisant suivre son bras et frappa de sa lame vers l’épaule de son assaillant, mais c'est le cou qu’elle entailla si fortement que son sang lui éclaboussa en pleine face…
Sa blanche comme si elle eut compris… déroba vers la droite laissant sur place le moribond qui hurlait et se vidait de son sang…
Penchée en avant sur l’encolure, son bras avec sa rapière le long du flanc , Spike, le cœur battant à ses tempes, la poussière mêlée au sang lui poissant le visage… se laissa porter droit vers le camp…


Sirkis
 
[Dimanche 20 avril- Camp Militaire de Saint-Claude

Des étendards et des oriflammes impériaux, lorrains et franc-comtois flottaient sur le campement militaire de l'armée de Theudric, non loin de Saint-Claude.

Un homme en armure marchait au sein du camp, regardant autour de lui... Des soldats taillaient des bouts de bois, d'autres jouaient, certains aiguisaient leurs armes et entretenaient leur matériel...
Le Chevalier au visage caché pénétra dans sa tente devant laquelle se tenait l'oriflamme de Marchaux, commanderie de la Garde Impériale en Franche-Comté.
Il s'assit dans un bruyant cliquetis métallique et sorti un parchemin qu'il lut et relut...


*C'est pas possible... J'en ai assez d'attendre pendant que mes frères comtois versent leur sang à vingt lieues d'ici...* grommela-t-il
*Si jamais l'armée n'a pas d'ordre de mouvement à ce jour, je pars ce soir. Je ne tiens plus en place, et puis j'ai prévenu le Grand Maistre...* songea le Chevalier intérieurement

Il sortit de sa tente et observa au loin le village de Saint-Claude... Prenant une grande bouffée d'air, il entreprit déjà de préparer ses affaires.

Sirkis s'affaira longuement à la préparation de son départ. En fin d'après-midi, son cheval était sellé et paré: dessus se trouvait la couverture et la tente pliée de l'officier, ses vivres et de l'eau.
Un soldat passa non loin du Commandeur de l'Ordre des Lames et le regarda la bouche ouverte, les yeux écarquillés... « S'en va faire une guerre à lui tout seul ou quoi? » songea le jeune militaire qui ne tarda pas à passer son chemin

En effet, le Chevalier était caparaçonné d'une solide armure, à la partie de l'avant-bras droit de celle-ci était accroché un chef d'œuvre des chercheurs et ingénieurs de l'armée de Franche-Comté , et plus précisément de sa filleule, la fille de Greenwarrior et Kaya...
Une arbalète à répétition qui ne l'avait jamais trahie, et qu'il n'avait plus sortie depuis fort longtemps, voilà peut-être une cause de la stupeur du soldat étant déjà retourner auprès du feu de camp...

Ou alors l'épée d'une taille impressionnante dont le pommeau dépassait de ses épaules? Elle était effectivement un peu plus longue et large qu'une épée à deux mains... Mais le Commandeur avait l'habitude.
Il n'était pas invincible, il avait ses défauts dans le domaine militaire... Ainsi, il était franc-tireur avec une arbalète mais ne savait point tirer à l'arc. Le combat avec un bouclier l'incommodait mais il n'avait pas son pareil pour manier les épées à deux mains (qu'il avait pris l'habitude d'utiliser à une main, afin de pouvoir se perfectionner dans le maniement de sa lame actuelle).
Une vie entière vouée au combat et au domaine militaire... Dans l'Empire, il n'avait pas raté un seul champ de bataille depuis son arrivée en Franche-Comté; depuis la guerre contre le baron Hobstein jusqu'aux "classes vertes hélvètes" qu'il avait lui-même coordonné, en passant par la campagne savoyarde et bien d'autres...

A présent paré, le Commandeur monta sur son destrier dans un cliquetis métallique...


"Allons-y Tapfer... Tu vas connaître ton premier champs de bataille, ne crains pas de mourir mon compagnon, ou alors tu es déjà mort..."
Le cheval s'élança après un hennissement...

[Lundi 21 avril- Arrivée au camp de MS ]

Le Chevalier avait voyagé de nuit... Connaissant bien les routes, il avait emprunté un chemin par lequel on ne pouvait que difficilement lui tomber dessus...
Il avait atteint le sommet d'une colline et voyait au loin la ville de Genève, nettement plus abîmée et sur le qui-vive que lors de sa dernière visite.
Non loin se trouvait de nombreux campements fleurissant de cent étendards différents... Le spectacle était grandiose...
Le soleil se levait derrière lui et il dégaina sa longue lame en la levant vers le ciel. Les rayons de lumière se reflétèrent dessus, le Commandeur dit simplement d'une voix claire après avoir inspirée une bonne bouffée d'air:


Elle reflète le soleil
Et se dresse avec bravoure
Pour protéger les merveilles
Qui découlent de l'amour.

Elle pourfendra les impurs
Mais sans jamais s'entacher
Des trop nombreuses souillures
Du mal qui les a créées.

Elle agit avec instinct,
Elle est la main du Très Haut,
L'arme du dogme divin
Et du malin le fléau.

Car moi, simple vivant,
Ne tolère le péché.
Je plierai les mécréants
Sous le joug de mon Épée.


Sirkis alla vers le campement de Maxima Sequanorum, espérant que son Commandeur, Lothilde, soit en état de l'intégrer à l'armée le jour même...

_________________


La charte des juges a dit...
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